
Le Père Goriot
Papá Goriot
Honoré de Balzac · 1835 · 4 capítulos
Una historia trágica de devoción paterna y ambición social.
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El texto original, cada línea seguida de su traducción.
Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marcel.
Madame Vauquer, de soltera de Conflans, es una anciana que desde hace cuarenta años regenta una pensión burguesa en París situada en la calle Neuve-Sainte-Geneviève, entre el Barrio Latino y el barrio de Saint-Marcel.
Cette pension, connue sous le nom de la maison Vauquer, admet également des hommes et des femmes, des jeunes gens et des vieillards, sans que jamais la médisance ait attaqué les mœurs de ce respectable établissement.
Esta pensión, llamada la casa Vauquer, admite también a hombres y mujeres, jóvenes y ancianos, sin que ninguna calumnia atente jamás contra la moral de este respetable establecimiento.
Mais aussi, depuis trente ans, ne s’y était-il jamais vu de jeune personne, et, pour qu’un jeune homme y demeure, sa famille doit-elle lui faire une bien maigre pension.
Pero además, desde hacía treinta años, nunca se había visto allí a ningún joven, y para que un joven pudiera permanecer allí, su familia debía darle una pensión muy escasa.
Néanmoins, en 1819, époque à laquelle ce drame commence, il s’y trouvait une pauvre jeune fille.
Sin embargo, en 1819, cuando comienza este drama, había allí una joven pobre.
En quelque discrédit que soit tombé le mot drame par la manière abusive et tortionnaire dont il a été prodigué dans ces temps de douloureuse littérature, il est nécessaire de l’employer ici : non que cette histoire soit dramatique dans le sens vrai du mot ; mais, l’œuvre accomplie, peut-être aura-t-on versé quelques larmes intra muros et extra.
Por mucho que la palabra drama haya caído en descrédito por el modo abusivo y tortuoso en que se la ha prodigado en estos tiempos de literatura dolorosa, es necesario usarla aquí: no es que esta historia sea dramática en el verdadero sentido de la palabra; pero, realizada la obra, quizá se habrán derramado algunas lágrimas tanto dentro como fuera de los muros.
Sera-t-elle comprise au delà de Paris ? Le doute est permis.
¿Se entenderá más allá de París? Eso está por verse.
Les particularités de cette Scène pleine d’observations et de couleur locale ne peuvent être appréciées qu’entre les buttes Montmartre et les hauteurs de Montrouge, dans cette illustre vallée de plâtras incessamment près de tomber et de ruisseaux noirs de boue ; vallée remplie de souffrances réelles, de joies souvent fausses, et si terriblement agitée, qu’il faut je ne sais quoi d’exorbitant pour y produire une sensation de quelque durée.
Las particularidades de esta escena, llena de observaciones y de colorido local, sólo pueden apreciarse entre las colinas de Montmartre y las alturas de Montrouge, en ese ilustre valle de yeso incesantemente a punto de caer y de arroyos negros de barro; un valle lleno de sufrimientos reales, a menudo de falsas alegrías, y tan terriblemente agitado, que se necesita algo exorbitante para producir allí una sensación de alguna duración.
Cependant il s’y rencontre çà et là des douleurs que l’agglomération des vices et des vertus rend grandes et solennelles : à leur aspect, les égoïsmes, les intérêts s’arrêtent et s’apitoient ; mais l’impression qu’ils en reçoivent est comme un fruit savoureux promptement dévoré.
Sin embargo, aquí y allá se encuentran dolores que la aglomeración de vicios y virtudes hace grandes y solemnes: al verlos, el egoísmo y el interés se detienen y sienten compasión; pero la impresión que reciben es como la de una fruta sabrosa rápidamente devorada.
Le char de la civilisation, semblable à celui de l’idole de Jaggernat, à peine retardé par un cœur moins facile à broyer que les autres et qui enraie sa roue, l’a brisé bientôt et continue sa marche glorieuse.
El carro de la civilización, como el del ídolo de Jaggernat, apenas detenido por un corazón menos fácilmente aplastable que otros y que traba su rueda, pronto la rompe y continúa su gloriosa marcha.
Ainsi ferez-vous, vous qui tenez ce livre d’une main blanche, vous qui vous enfoncez dans un moelleux fauteuil en vous disant : « Peut-être ceci va-t-il m’amuser.
Así lo harás tú, que tienes este libro en una mano blanca, tú que te hundes en un mullido sillón y te dices: «Quizás esto me divierta».
» Après avoir lu les secrètes infortunes du père Goriot, vous dînerez avec appétit en mettant votre insensibilité sur le compte de l’auteur, en le taxant d’exagération, en l’accusant de poésie. Ah !
"Después de leer sobre las secretas desventuras del Padre Goriot, cenarás con apetito, atribuyendo tu insensibilidad al autor, acusándolo de exageración, de ser poético. ¡Ah!"
sachez-le : ce drame n’est ni une fiction ni un roman. All is true, il est si véritable, que chacun peut en reconnaître les éléments chez soi, dans son cœur peut-être.
Sepan esto: esta tragedia no es ficción ni novela. Es totalmente cierta, tan real que todos pueden reconocer sus elementos en sí mismos, quizás incluso en sus propios corazones.
La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à madame Vauquer.
La casa donde se gestiona la pensión burguesa pertenece a la señora Vauquer.
Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement.
Está situado al final de la calle Neuve-Sainte-Geneviève, en el punto donde el terreno desciende hacia la calle de l’Arbalète con una pendiente tan pronunciada y accidentada que los caballos rara vez suben o bajan.
Cette circonstance est favorable au silence qui règne dans ces rues serrées entre le dôme du Val-de-Grâce et le dôme du Panthéon, deux monuments qui changent les conditions de l’atmosphère en y jetant des tons jaunes, en y assombrissant tout par les teintes sévères que projettent leurs coupoles.
Esta circunstancia favorece el silencio que reina en estas calles encajadas entre la cúpula de Val-de-Grâce y la cúpula del Panteón, dos monumentos que cambian las condiciones de la atmósfera proyectando tonos amarillos, oscureciéndolo todo con los matices severos proyectados por sus cúpulas.
Là, les pavés sont secs, les ruisseaux n’ont ni boue ni eau, l’herbe croît le long des murs.
Allí, las losas del pavimento están secas, los arroyos no tienen ni barro ni agua y la hierba crece a lo largo de las paredes.
L’homme le plus insouciant s’y attriste comme tous les passants, le bruit d’une voiture y devient un événement, les maisons y sont mornes, les murailles y sentent la prison.
El hombre más despreocupado se entristece allí como todos los transeúntes, el ruido de un coche se convierte en un acontecimiento, las casas son lúgubres, las paredes huelen a prisión.
Un Parisien égaré ne verrait là que des pensions bourgeoises ou des institutions, de la misère ou de l’ennui, de la vieillesse qui meurt, de la joyeuse jeunesse contrainte à travailler.
Un parisino perdido no vería allí más que pensiones o instituciones burguesas, miseria o aburrimiento, vejez agonizante, juventud alegre obligada a trabajar.
Nul quartier de Paris n’est plus horrible, ni, disons-le, plus inconnu.
Ningún barrio de París es más horrible ni, admitámoslo, más desconocido.
La rue Neuve-Sainte-Geneviève surtout est comme un cadre de bronze, le seul qui convienne à ce récit, auquel on ne saurait trop préparer l’intelligence par des couleurs brunes, par des idées graves ; ainsi que, de marche en marche, le jour diminue et le chant du conducteur se creuse, alors que le voyageur descend aux Catacombes.
La calle Neuve-Sainte-Geneviève, en particular, es como un marco de bronce, el único que conviene a esta historia, para la que no se puede preparar demasiado el espíritu con colores oscuros, con ideas serias; así como, paso a paso, el día disminuye y el canto del director se hace más profundo, mientras el viajero desciende a las Catacumbas.
Comparaison vraie ! Qui décidera de ce qui est plus horrible à voir, ou des cœurs desséchés, ou des crânes vides ?
¡Qué comparación tan acertada! ¿Quién decidirá qué es más horrible ver: corazones marchitos o cráneos vacíos?
La façade de la pension donne sur un jardinet, en sorte que la maison tombe à angle droit sur la rue Neuve-Sainte-Geneviève, où vous la voyez coupée dans sa profondeur.
La fachada de la pensión da a un pequeño jardín, de modo que la casa cae en ángulo recto sobre la calle Neuve-Sainte-Geneviève, donde se la ve cortada en profundidad.
Le long de cette façade, entre la maison et le jardinet, règne un cailloutis en cuvette, large d’une toise, devant lequel est une allée sablée, bordée de géraniums, de lauriers-roses et de grenadiers plantés dans de grands vases en faïence bleue et blanche.
A lo largo de esta fachada, entre la casa y el pequeño jardín, se extiende una zona de grava en forma de pilón, de una braza de ancho, frente a la cual hay un camino de arena, bordeado de geranios, adelfas y granados plantados en grandes jarrones de barro azul y blanco.
On entre dans cette allée par une porte bâtarde surmontée d’un écriteau sur lequel on lit : MAISON VAUQUER et en dessous : Pension bourgeoise des deux sexes et autres.
Entramos en este callejón por una puerta bastarda rematada por un cartel en el que se lee: MAISON VAUQUER y debajo: Pensión burguesa de dos sexos y otros.
Pendant le jour, une porte à claire-voie, armée d’une sonnette criarde, laisse apercevoir au bout du petit pavé, sur le mur opposé à la rue, une arcade peinte en marbre vert par un artiste du quartier.
Durante el día, una puerta enrejada, dotada de un timbre estridente, revela al final del pequeño adoquín, en la pared opuesta a la calle, un arco pintado en mármol verde por un artista del barrio.
Sous le renforcement que simule cette peinture s’élève une statue représentant l’Amour. À voir le vernis écaillé qui le couvre, les amateurs de symboles y découvriraient peut-être un mythe de l’amour parisien qu’on guérit à quelques pas de là.
Bajo el refuerzo simulado de esta pintura se alza una estatua que representa el Amor. A juzgar por el barniz descascarillado que la cubre, quienes aprecien el simbolismo podrían descubrir un mito del amor parisino, curado a tan solo unos pasos.
Sous le socle, cette inscription à demi effacée rappelle le temps auquel remonte cet ornement par l’enthousiasme dont il témoigne pour Voltaire, rentré dans Paris en 1777 :
Debajo de la base, esta inscripción medio borrada recuerda la época a la que data este adorno, a través del entusiasmo que demuestra por Voltaire, quien regresó a París en 1777:
Qui que tu sois, voici ton maître : Il l’est, le fut, ou le doit être.
Quienquiera que seas, aquí está tu Maestro: Él es, era o será.
À la nuit tombante, la porte à claire-voie est remplacée par une porte pleine.
Al caer la noche, la puerta calada es sustituida por una puerta maciza.
Le jardinet, aussi large que la façade est longue, se trouve encaissé par le mur de la rue et par le mur mitoyen de la maison voisine, le long de laquelle pend un manteau de lierre qui la cache entièrement et attire les yeux des passants par un effet pittoresque dans Paris.
El pequeño jardín, tan ancho como larga es la fachada, está cerrado por el muro de la calle y por la medianera de la casa vecina, a lo largo de la cual cuelga un manto de hiedra que lo oculta por completo y atrae las miradas de los transeúntes con un efecto pintoresco en París.
Chacun de ces murs est tapissé d’espalier et de vigne dont les fructifications grêles et poudreuses sont l’objet des craintes annuelles de madame Vauquer et de ses conversations avec les pensionnaires.
Cada uno de estos muros está cubierto de espalderas y vides cuyos frutos, esbeltos y polvorientos, son objeto de los temores anuales de Madame Vauquer y de sus conversaciones con los huéspedes.
Le long de chaque muraille règne une étroite allée qui mène à un couvert de tilleuls, mot que madame Vauquer, quoique née de Conflans, prononce obstinément tieuilles, malgré les observations grammaticales de ses hôtes.
A lo largo de cada pared corre un estrecho sendero que conduce a un dosel de tilos, palabra que Madame Vauquer, aunque nacida en Conflans, pronuncia obstinadamente tieuilles, a pesar de las observaciones gramaticales de sus invitados.
Entre les deux allées latérales est un carré d’artichauts flanqué d’arbres fruitiers en quenouille, et bordé d’oseille, de laitue ou de persil. Sous le couvert de tilleuls est plantée une table ronde peinte en vert, et entourée de sièges.
Entre los dos senderos laterales hay un cuadrado de alcachofas, flanqueado por árboles frutales de huso, y bordeado de acedera, lechuga o perejil. Bajo la copa de los tilos hay una mesa redonda pintada de verde, rodeada de asientos.
Là, durant les jours caniculaires, les convives assez riches pour se permettre de prendre du café viennent le savourer par une chaleur capable de faire éclore des œufs.
Allí, durante los días sofocantes, los huéspedes con suficiente dinero como para permitirse tomar un café acuden a disfrutarlo en un calor capaz de hacer eclosionar huevos.
La façade, élevée de trois étages et surmontée de mansardes, est bâtie en moellons et badigeonnée avec cette couleur jaune qui donne un caractère ignoble à presque toutes les maisons de Paris.
La fachada, de tres pisos y rematada con tejados abuhardillados, está construida con mampostería y encalada con ese color amarillo que da un carácter innoble a casi todas las casas de París.
Les cinq croisées percées à chaque étage ont de petits carreaux et sont garnies de jalousies dont aucune n’est relevée de la même manière, en sorte que toutes leurs lignes jurent entre elles.
Las cinco ventanas perforadas en cada planta tienen pequeños cristales y están provistas de persianas, ninguna de las cuales se levanta del mismo modo, de modo que todas sus líneas chocan entre sí.
La profondeur de cette maison comporte deux croisées qui, au rez-de-chaussée, ont pour ornement des barreaux en fer grillagés.
La profundidad de esta casa incluye dos ventanas que, en la planta baja, están decoradas con rejas de malla de alambre.
Derrière le bâtiment est une cour large d’environ vingt pieds, où vivent en bonne intelligence des cochons, des poules, des lapins, et au fond de laquelle s’élève un hangar à serrer le bois.
Detrás del edificio hay un patio de unos seis metros de ancho, donde conviven en armonía cerdos, gallinas y conejos, y en cuyo fondo hay un cobertizo para leña.
Entre ce hangar et la fenêtre de la cuisine se suspend le garde-manger au-dessous duquel tombent les eaux grasses de l’évier.
Entre este cobertizo y la ventana de la cocina cuelga la despensa, bajo la cual cae el agua grasienta del fregadero.
Cette cour a sur la rue Neuve-Sainte-Geneviève une porte étroite par où la cuisinière chasse les ordures de la maison en nettoyant cette sentine à grand renfort d’eau, sous peine de pestilence.
Este patio tiene una puerta estrecha que da a la calle Neuve-Sainte-Geneviève por donde el cocinero expulsa las basuras de la casa limpiando este pozo negro con abundante agua, bajo pena de peste.
Naturellement destiné à l’exploitation de la pension bourgeoise, le rez-de-chaussée se compose d’une première pièce éclairée par les deux croisées de la rue, et où l’on entre par une porte-fenêtre.
Destinada naturalmente al funcionamiento de la pensión burguesa, la planta baja se compone de una primera sala iluminada por las dos ventanas de la calle, y a la que se accede por una puerta ventana.
Ce salon communique à une salle à manger qui est séparée de la cuisine par la cage d’un escalier dont les marches sont en bois et en carreaux mis en couleur et frottés.
Este salón se comunica con un comedor que está separado de la cocina por una escalera con escalones de madera y azulejos de colores y frotados.
Rien n’est plus triste à voir que ce salon meublé de fauteuils et de chaises en étoffe de crin à raies alternativement mates et luisantes.
Nada más triste de ver que este salón amueblado con sillones y sillas tapizados en tela de crin con rayas alternadas mates y brillantes.
Au milieu se trouve une table ronde à dessus de marbre Sainte-Anne, décorée de ce cabaret en porcelaine blanche ornée de filets d’or effacés à demi que l’on rencontre partout aujourd’hui.
En el centro hay una mesa redonda con tablero de mármol de Sainte-Anne, decorada con esa bandeja de porcelana blanca adornada con hilos de oro medio borrados que se encuentra en todas partes hoy en día.
Cette pièce, assez mal planchéiée, est lambrissée à hauteur d’appui. Le surplus des parois est tendu d’un papier verni représentant les principales scènes de Télémaque, et dont les classiques personnages sont coloriés.
Esta habitación, con un suelo bastante pobre, está revestida con paneles hasta la cintura. El resto de la pared está cubierta con papel pintado barnizado que representa las principales escenas de Telémaco, con los personajes clásicos en color.
Le panneau d’entre les croisées grillagées offre aux pensionnaires le tableau du festin donné au fils d’Ulysse par Calypso.
El panel entre las ventanas enrejadas ofrece a los habitantes una imagen del banquete ofrecido por Calipso al hijo de Ulises.
Depuis quarante ans, cette peinture excite les plaisanteries des jeunes pensionnaires, qui se croient supérieurs à leur position en se moquant du dîner auquel la misère les condamne.
Durante cuarenta años, este cuadro ha sido objeto de burlas por parte de los jóvenes internos, que se creen superiores a su posición burlándose de la cena a la que los condena la pobreza.
La cheminée en pierre, dont le foyer toujours propre atteste qu’il ne s’y fait de feu que dans les grandes occasions, est ornée de deux vases pleins de fleurs artificielles, vieillies et encagées, qui accompagnent une pendule en marbre bleuâtre du plus mauvais goût.
La chimenea de piedra, cuyo hogar siempre limpio atestigua que sólo se enciende un fuego en ocasiones especiales, está adornada con dos jarrones llenos de flores artificiales, envejecidas y enjauladas, que acompañan a un reloj de mármol azulado del peor gusto.
Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la langue, et qu’il faudrait appeler l’odeur de pension.
Esta primera habitación desprende un olor sin nombre en la lengua, y que debería llamarse olor de internado.
Elle sent le renfermé, le moisi, le rance ; elle donne froid, elle est humide au nez, elle pénètre les vêtements ; elle a le goût d’une salle où l’on a dîné ; elle pue le service, l’office, l’hospice.
Huele a humedad, a moho, a rancio; da frío, es húmedo en la nariz, penetra en la ropa; sabe a habitación donde alguien ha estado comiendo; apesta a servicio, a despensa, a hospicio.
Peut-être pourrait-elle se décrire si l’on inventait un procédé pour évaluer les quantités élémentaires et nauséabondes qu’y jettent les atmosphères catarrhales et sui generis de chaque pensionnaire, jeune ou vieux.
Tal vez podría describirse si se inventara un proceso para evaluar las cantidades elementales y nauseabundas arrojadas en él por las atmósferas catarrales y sui generis de cada residente, joven o viejo.
Eh bien, malgré ces plates horreurs, si vous le compariez à la salle à manger, qui lui est contiguë, vous trouveriez ce salon élégant et parfumé comme doit l’être un boudoir.
Bueno, a pesar de estos horrores mundanos, si lo compararas con el comedor contiguo, encontrarías esta sala de estar elegante y fragante, como debe ser un tocador.
Cette salle, entièrement boisée, fut jadis peinte en une couleur indistincte aujourd’hui, qui forme un fond sur lequel la crasse a imprimé ses couches de manière à y dessiner des figures bizarres.
Esta habitación, revestida enteramente con paneles de madera, estaba en su día pintada de un color indistinto, que hoy forma un fondo sobre el que la suciedad ha impreso sus capas de tal manera que dibuja figuras extrañas.
Elle est plaquée de buffets gluants sur lesquels sont des carafes échancrées, ternies, des ronds de moiré métallique, des piles d’assiettes en porcelaine épaisse, à bord bleus, fabriquées à Tournai.
Está revestido de aparadores pegajosos en los que se encuentran garrafas deslustradas y entalladas, círculos de muaré metálico y pilas de gruesos platos de porcelana con bordes azules, fabricados en Tournai.
Dans un angle est placée une boîte à cases numérotées qui sert à garder les serviettes, ou tachées ou vineuses de chaque pensionnaires.
En un rincón se coloca una caja con compartimentos numerados que se utiliza para guardar las toallas, ya sean manchadas o con manchas de vino, de cada huésped.
Il s’y rencontre de ces meubles indestructibles, proscrits partout, mais placés là comme le sont les débris de la civilisation aux Incurables.
Allí se encuentran esos muebles indestructibles, prohibidos en todas partes, pero colocados allí como se colocan los restos de la civilización entre los incurables.
Vous y verriez un baromètre à capucin qui sort quand il pleut, des gravures exécrables qui ôtent l’appétit, toutes encadrées en bois noir verni à filets dorés ; un cartel en écaille incrustée de cuivre ; un poêle vert, des quinquets d’Argand où la poussière se combine avec l’huile, une longue table couverte en toile cirée assez grasse pour qu’un facétieux externe y écrive son nom en se servant de son doigt comme de style, des chaises estropiées, de petits paillassons piteux en sparterie qui se déroule toujours sans se perdre jamais, puis des chaufferettes misérables à trous cassés, à charnières défaites, dont le bois se carbonise.
Verías un barómetro capuchino que sale cuando llueve, grabados execrables que quitan el apetito, todo enmarcado en madera barnizada de negro con filetes de oro; un reloj de carey con incrustaciones de cobre; una estufa verde, lámparas de aceite de Argand donde el polvo se combina con el aceite, una mesa larga cubierta de hule lo suficientemente grasienta como para que un estudiante externo travieso escriba en ella su nombre usando el dedo como estilete, sillas destartaladas, lastimosas esteras de paja que siempre se desenrollan sin perderse jamás, y luego miserables calientapiés con los agujeros rotos, con los goznes deshechos, cuya madera se carboniza.
Pour expliquer combien ce mobilier est vieux, crevassé, pourri, tremblant, rongé, manchot, borgne, invalide, expirant, il faudrait en faire une description qui retarderait trop l’intérêt de cette histoire, et que les gens pressés ne pardonneraient pas.
Para explicar lo viejo, agrietado, podrido, inestable, roído, manco, tuerto, inválido, caducado que está este mueble, habría que hacer una descripción que retrasaría indebidamente el interés de esta historia, y que la gente con prisa no perdonaría.
Le carreau rouge est plein de vallées produites par le frottement ou par les mises en couleur. Enfin, là règne la misère sans poésie ; une misère économe, concentrée, râpée.
El azulejo rojo está lleno de valles producidos por la fricción o la aplicación del color. Finalmente, reina una miseria carente de poesía; una miseria ahorrativa, concentrada y erosionada.
Si elle n’a pas de fange encore, elle a des taches ; si elle n’a ni trous ni haillons, elle va tomber en pourriture.
Si aún no tiene barro, tiene manchas; si no tiene agujeros ni trapos, caerá en la podredumbre.
Cette pièce est dans tout son lustre au moment où, vers sept heures du matin, le chat de madame Vauquer précède sa maîtresse, saute sur les buffets, y flaire le lait que contiennent plusieurs jattes couvertes d’assiettes, et fait entendre son ronron matinal.
Esta habitación alcanza su máximo esplendor en el momento en que, hacia las siete de la mañana, el gato de la señora Vauquer precede a su dueña, salta sobre los aparadores, huele la leche contenida en varios cuencos cubiertos de platos y hace oír su ronroneo matutino.
Bientôt la veuve se montre, attifée de son bonnet de tulle sous lequel pend un tour de faux cheveux mal mis ; elle marche en traînassant ses pantoufles grimacées.
Pronto aparece la viuda, vestida con su cofia de tul bajo la cual cuelga un mechón de pelo postizo mal colocado; camina arrastrando los pies con sus muecas.
Sa face vieillotte, grassouillette, du milieu de laquelle sort un nez à bec de perroquet ; ses petites mains potelées, sa personne dodue comme un rat d’église, son corsage trop plein et qui flotte, sont en harmonie avec cette salle où suinte le malheur, où s’est blottie la spéculation, et dont madame Vauquer respire l’air chaudement fétide, sans en être écœurée.
Su rostro anticuado y regordete, de cuyo centro sobresale una nariz de loro, sus manos pequeñas y regordetas, su figura regordeta como una rata de iglesia, su corpiño excesivamente amplio y fluido, están en armonía con esta habitación donde rezuma la desgracia, donde se ha anidado la especulación y cuyo aire cálido y fétido respira Madame Vauquer sin sentirse enferma.
Sa figure fraîche comme une première gelée d’automne, ses yeux ridés, dont l’expression passe du sourire prescrit aux danseuses à l’amer renfrognement de l’escompteur, enfin toute sa personne explique la pension, comme la pension implique la personne.
Su rostro, fresco como una escarcha temprana de otoño, sus ojos arrugados, cuya expresión pasa de la sonrisa prescrita de los bailarines al ceño amargo de un vendedor de descuento, en resumen, toda su persona explica la pensión, así como la pensión implica a la persona.
Le bagne ne va pas sans l’argousin, vous n’imagineriez pas l’un sans l’autre. L’embonpoint blafard de cette petite femme est le produit de cette vie, comme le typhus est la conséquence des exhalaisons d’un hôpital.
La colonia penal no puede existir sin el director; no se concibe uno sin el otro. La pálida gordura de esta mujercita es producto de esta vida, así como el tifus es consecuencia de las exhalaciones de un hospital.
Son jupon de laine tricotée, qui dépasse sa première jupe faite avec une vieille robe, et dont la ouate s’échappe par les fentes de l’étoffe lézardée, résume le salon, la salle à manger, le jardinet, annonce la cuisine et fait pressentir les pensionnaires.
Su enagua de lana tejida, que se extiende más allá de su primera falda hecha a partir de un vestido viejo, y cuyo guata se escapa por las rendijas de la tela agrietada, resume la sala, el comedor, el pequeño jardín, anuncia la cocina y deja entrever los huéspedes.
Quand elle est là, ce spectacle est complet. Âgée d’environ cinquante ans, madame Vauquer ressemble à toutes les femmes qui ont eu des malheurs.
Cuando ella está presente, el espectáculo se completa. Con unos cincuenta años, Madame Vauquer se parece a todas las mujeres que han sufrido desgracias.
Elle a l’œil vitreux, l’air innocent d’une entremetteuse qui va se gendarmer pour se faire payer plus cher, mais d’ailleurs prête à tout pour adoucir son sort, à livrer Georges ou Pichegru, si Georges ou Pichegru étaient encore à livrer.
Tiene una mirada vidriosa, la mirada inocente de una casamentera que se enojará para que le paguen más, pero que también está dispuesta a hacer cualquier cosa para suavizar su destino, para entregar a Georges o a Pichegru, si Georges o Pichegru todavía estuvieran por ser entregados.
Néanmoins, elle est bonne femme disent les pensionnaires, qui la croient sans fortune en l’entendant geindre et tousser comme eux. Qu’avait été M. Vauquer ? Elle ne s’expliquait jamais sur le défunt. Comment avait-il perdu sa fortune ?
Sin embargo, es una buena mujer, dicen los vecinos, que la creen pobre, oyéndola gemir y toser como ellos. ¿Cómo era el señor Vauquer? Nunca hablaba del difunto. ¿Cómo había perdido su fortuna?
« Dans les malheurs, » répondait-elle.
"En desgracia", respondió ella.
Il s’était mal conduit envers elle, ne lui avait laissé que les yeux pour pleurer, cette maison pour vivre, et le droit de ne compatir à aucune infortune, parce que, disait-elle, elle avait souffert tout ce qu’il est possible de souffrir.
Se había portado mal con ella, le había dejado sólo lágrimas, esta casa para vivir y el derecho a no sentir compasión por ninguna desgracia, porque, decía ella, había sufrido todo lo que se puede sufrir.
En entendant trottiner sa maîtresse, la grosse Sylvie, la cuisinière, s’empressait de servir le déjeuner des pensionnaires internes.
Al oír a su señora trotar, la gran Sylvie, la cocinera, se apresuró a servir el almuerzo a los huéspedes.
Généralement, les pensionnaires externes ne s’abonnaient qu’au dîner, qui coûtait trente francs par mois. À l’époque où cette histoire commence, les internes étaient au nombre de sept.
Por lo general, los estudiantes externos solo tenían derecho a la cena, que costaba treinta francos al mes. Cuando comienza esta historia, había siete internos.
Le premier étage contenait les deux meilleurs appartements de la maison. Madame Vauquer habitait le moins considérable, et l’autre appartenait à madame Couture, veuve d’un commissaire ordonnateur de la république française.
La primera planta albergaba los dos mejores apartamentos de la casa. Madame Vauquer vivía en el menos prestigioso, y el otro pertenecía a Madame Couture, viuda de un comisario de la República Francesa.
Elle avait avec elle une très-jeune personne, nommée Victorine Taillefer, à qui elle servait de mère. La pension des ces deux dames montait à dix-huit cents francs.
Tenía consigo a una jovencita llamada Victorine Taillefer, a quien cumplía las funciones de madre. La pensión de estas dos damas ascendía a mil ochocientos francos.
Les deux appartements du second étaient occupés, l’un par un vieillard nommé Poiret ; l’autre, par un homme âgé d’environ quarante ans, qui portait une perruque noire, se teignait les favoris, se disait ancien négociant, et s’appelait M. Vautrin.
Los dos apartamentos del segundo piso estaban ocupados, uno por un anciano llamado Poiret; el otro, por un hombre de unos cuarenta años de edad, que usaba peluca negra, se teñía las patillas, se decía antiguo comerciante y se llamaba señor Vautrin.
Le troisième étage se composait de quatre chambres, dont deux étaient louées, l’une par une vieille fille nommée mademoiselle Michonneau ; l’autre, par un ancien fabricant de vermicelles, de pâtes d’Italie et d’amidon, qui se laissait nommer le père Goriot.
El tercer piso constaba de cuatro habitaciones, dos de las cuales estaban alquiladas, una por una solterona llamada Mademoiselle Michonneau; la otra, por un antiguo fabricante de fideos, pasta y almidón italiano, que se hacía llamar Père Goriot.
Les deux autres chambres étaient destinées aux oiseaux de passage, à ces infortunés étudiants qui, comme le père Goriot et mademoiselle Michonneau, ne pouvaient mettre que quarante-cinq francs par mois à leur nourriture et leur logement ; mais madame Vauquer souhaitait peu leur présence et ne les prenait que quand elle ne trouvait pas mieux : ils mangeaient trop de pain.
Las otras dos habitaciones estaban destinadas a los pájaros de paso, a esos desdichados estudiantes que, como el Padre Goriot y la señorita Michonneau, sólo podían gastar cuarenta y cinco francos al mes en comida y alojamiento; pero la señora Vauquer no deseaba su presencia y sólo los acogía cuando no encontraba nada mejor: comían demasiado pan.
En ce moment, l’une de ces chambres appartenait à un jeune homme venu des environs d’Angoulême à Paris pour y faire son droit, et dont la nombreuse famille se soumettait aux plus dures privations afin de lui envoyer douze cents francs par an.
En aquel momento, una de estas habitaciones pertenecía a un joven venido de los alrededores de Angulema a París para estudiar derecho y cuya numerosa familia se sometía a las más duras privaciones para poder enviarle mil doscientos francos al año.
Eugène de Rastignac, ainsi se nommait-il, était un de ces jeunes gens façonnés au travail par le malheur, qui comprennent dès le jeune âge les espérances que leurs parents placent en eux, et qui se préparent une belle destinée en calculant déjà la portée de leurs études, et les adaptant par avance au mouvement futur de la société, pour être les premiers à la pressurer.
Eugenio de Rastignac, como le llamaban, era uno de esos jóvenes moldeados por la desgracia, que comprenden desde pequeños las esperanzas que sus padres depositan en ellos y que se preparan un hermoso destino calculando ya el alcance de sus estudios y adaptándolos de antemano al movimiento futuro de la sociedad, para ser los primeros en exprimirlo.
Sans ses observations curieuses et l’adresse avec laquelle il sut se produire dans les salons de Paris, ce récit n’eût pas été coloré des tons vrais qu’il devra sans doute à son esprit sagace et à son désir de pénétrer les mystères d’une situation épouvantable aussi soigneusement cachée par ceux qui l’avaient créée que par celui qui la subissait.
Sin sus curiosas observaciones y la habilidad con que supo presentarse en los salones de París, este relato no habría estado teñido de los verdaderos tonos que sin duda deberá a su espíritu sagaz y a su deseo de penetrar en los misterios de una situación espantosa tan cuidadosamente oculta por quienes la habían creado como por quien la padeció.
Au-dessus de ce troisième étage étaient un grenier à étendre le linge et deux mansardes où couchaient un garçon de peine, nommé Christophe, et la grosse Sylvie, la cuisinière.
Encima de este tercer piso había un desván para tender la ropa y dos buhardillas donde dormían un peón llamado Christophe y la gorda Sylvie, la cocinera.
Outre les sept pensionnaires internes, madame Vauquer avait, bon an, mal an, huit étudiants en droit ou en médecine, et deux ou trois habitués qui demeuraient dans le quartier, abonnés tous pour le dîner seulement.
Además de los siete huéspedes, Madame Vauquer tenía, año tras año, ocho estudiantes de derecho o de medicina y dos o tres clientes habituales que vivían en el barrio, todos ellos suscriptores únicamente de la cena.
La salle contenait à dîner dix-huit personnes et pouvait en admettre une vingtaine ; mais le matin, il ne s’y trouvait que sept locataires, dont la réunion offrait pendant le déjeuner l’aspect d’un repas de famille.
La sala tenía capacidad para dieciocho personas para cenar y podía acoger a unas veinte; pero por la mañana sólo había siete inquilinos, cuya reunión durante el almuerzo daba la apariencia de una comida familiar.
Chacun descendait en pantoufles, se permettait des observations confidentielles sur la mise ou sur l’air des externes, et sur les événements de la soirée précédente, en s’exprimant avec la confiance de l’intimité.
Cada uno bajó en pantuflas, se permitió observaciones confidenciales sobre la vestimenta o el comportamiento de los estudiantes externos y sobre los acontecimientos de la noche anterior, expresándose con la confianza de la intimidad.
Ces sept pensionnaires étaient les enfants gâtés de madame Vauquer, qui leur mesurait avec une précision d’astronome les soins et les égards, d’après le chiffre de leurs pensions. Une même considération affectait ces êtres rassemblés par le hasard.
Estos siete huéspedes eran los hijos mimados de Madame Vauquer, quienes medían sus cuidados y atenciones con precisión astronómica, según el monto de sus pensiones. La misma consideración afectaba a estos seres reunidos por casualidad.
Les deux locataires du second ne payaient que soixante-douze francs par mois.
Los dos inquilinos del segundo apartamento pagaban sólo setenta y dos francos al mes.
Ce bon marché, qui ne se rencontre que dans le faubourg Saint-Marcel, entre la Bourbe et la Salpêtrière, et auquel madame Couture faisait seule exception, annonce que ces pensionnaires devaient être sous le poids de malheurs plus ou moins apparents.
Esta baratura, que sólo se encuentra en el barrio de Saint-Marcel, entre el Bourbe y la Salpêtrière, y de la que Madame Couture fue la única excepción, hace pensar que estos huéspedes debieron estar bajo el peso de desgracias más o menos aparentes.
Aussi le spectacle désolant que présentait l’intérieur de cette maison se répétait-il dans le costume des ses habitués, également délabrés.
El espectáculo desolador que ofrecía el interior de esta casa se repetía también en el atuendo igualmente destartalado de sus habituales.
Les hommes portaient des redingotes dont la couleur était devenue problématique, des chaussures comme il s’en jette au coin des bornes dans les quartiers élégants, du linge élimé, des vêtements qui n’avaient plus que l’âme.
Los hombres llevaban levitas cuyo color se había vuelto problemático, zapatos como los que se tiran en las esquinas de los barrios elegantes, lino raído, ropa a la que no le quedaba nada más que alma.
Les femmes avaient des robes passées, reteintes, déteintes, de vieilles dentelles raccommodées, des gants glacés par l’usage, des collerettes toujours rousses et des fichus éraillés.
Las mujeres llevaban vestidos descoloridos, reteñidos, descoloridos, encajes viejos remendados, guantes fríos por el uso, cuellos siempre de color marrón rojizo y pañuelos deshilachados.
Si tels étaient les habits, presque tous montraient des corps solidement charpentés, des constitutions qui avaient résisté aux tempêtes de la vie, des faces froides, dures, effacées comme celles des écus démonétisés.
Si tales eran las vestimentas, casi todas mostraban cuerpos sólidamente construidos, constituciones que habían resistido las tormentas de la vida, rostros fríos, duros, tan inexpresivos como los de las monedas desmonetizadas.
Les bouches flétries étaient armées de dents avides.
Las bocas marchitas estaban armadas de dientes codiciosos.
Ces pensionnaires faisaient pressentir des drames accomplis ou en action ; non pas de ces drames joués à la lueur des rampes, entre des toiles peintes, mais des drames vivant et muets, des drames glacés qui remuaient chaudement le cœur, des drames continus.
Estos habitantes dejaban entrever dramas ya realizados o en curso; no dramas representados a la sombra, entre telones pintados, sino dramas vivos y silenciosos, dramas gélidos que conmovían cálidamente el corazón, dramas continuos.
La vieille demoiselle Michonneau gardait sur ses yeux fatigués, un crasseux abat-jour en taffetas vert, cerclé par du fil d’archal qui aurait effarouché l’ange de la pitié.
La anciana señorita Michonneau mantenía sobre sus ojos cansados una pantalla de tafetán verde sucio, rodeada de un hilo de arqueología que habría asustado al ángel de la piedad.
Son châle à franges maigres et pleurardes semblait couvrir un squelette, tant les formes qu’il cachait étaient anguleuses. Quel acide avait dépouillé cette créature de ses formes féminines ?
Su chal, con sus finos flecos que se desprendían de la humedad, parecía cubrir un esqueleto, tan angulosas eran las formas que ocultaba. ¿Qué ácido había despojado a esta criatura de sus curvas femeninas?
elle devait avoir été jolie et bien faite : était-ce le vice, le chagrin, la cupidité ? avait-elle trop aimé ? avait-elle été marchande à la toilette, ou seulement courtisane ?
Debía de ser guapa y fornida: ¿fue vicio, pena, avaricia? ¿Había amado demasiado? ¿Había sido modista o simplemente cortesana?
expiait-elle les triomphes d’une jeunesse insolente au-devant de laquelle s’étaient rués les plaisirs par une vieillesse que fuyaient les passants ? Son regard blanc donnait froid, sa figure rabougrie menaçait.
¿Acaso expiaba los triunfos de una juventud insolente, a la que los placeres se habían precipitado, con una vejez de la que huían los transeúntes? Su mirada blanca era fría, su rostro encogido, amenazante.
Elle avait la voix clairette d’une cigale criant dans son buisson aux approches de l’hiver. Elle disait avoir pris soin d’un vieux monsieur affecté d’un catarrhe à la vessie, et abandonné par ses enfants, qui l’avaient cru sans ressource.
Tenía la voz clara y fina de una cigarra que canta en su arbusto al acercarse el invierno. Dijo que había cuidado a un anciano con catarro vesical, abandonado por sus hijos, quienes lo creían sin recursos.
Ce vieillard lui avait légué mille francs de rente viagère, périodiquement disputés par les héritiers, aux calomnies desquelles elle était en butte.
Este anciano le había legado mil francos de renta vitalicia, periódicamente disputada por los herederos, a cuyas calumnias ella era sometida.
Quoique le jeu des passions eût ravagé sa figure, il s’y trouvait encore certains vestiges d’une blancheur et d’une finesse dans le tissu qui permettait de supposer que le corps conservait quelques restes de beauté.
Aunque el juego de las pasiones había destrozado su rostro, aún quedaban algunos vestigios de una blancura y una finura en el tejido que permitían suponer que el cuerpo conservaba algunos restos de belleza.
M. Poiret était une espèce de mécanique.
El señor Poiret era una especie de máquina.
En l’apercevant s’étendre comme une ombre grise le long d’une allée au Jardin des plantes, la tête couverte d’une vieille casquette flasque, tenant à peine sa canne à pomme d’ivoire jauni dans sa main, laissant flotter les pans flétris de sa redingote qui cachait mal une culotte presque vide, et des jambes en bas bleus qui flageolaient comme celles d’un homme ivre, montrant son gilet blanc sale et son jabot de grosse mousseline recroquevillée qui s’unissait imparfaitement à sa cravate cordée autour de son cou de dindon, bien des gens se demandaient si cette ombre chinoise appartenait à la race audacieuse des fils de Japhet qui papillonnent sur le boulevard Italien.
Al verlo estirarse como una sombra gris a lo largo de un callejón del Jardín de las Plantas, con la cabeza cubierta por una gorra vieja y flácida, sosteniendo apenas en la mano el bastón con su pomo de marfil amarillento, dejando ondear los faldones marchitos de su levita, que apenas ocultaban sus calzones casi vacíos, y con las medias azules balanceándose como las de un borracho, mostrando su chaleco blanco sucio y su jabot arrugado de muselina basta que se unía imperfectamente a la corbata atada alrededor de su cuello de pavo, muchos se preguntaron si esa figura sombría pertenecía a la audaz raza de los hijos de Jafet que revolotean por el Boulevard Italien.
Quel travail avait pu le ratatiner ainsi ? quelle passion avait bistré sa face bulbeuse, qui dessinée en caricature, aurait paru hors de vrai ? Ce qu’il avait été ?
¿Qué obra lo habría encogido así? ¿Qué pasión habría oscurecido su rostro bulboso, que, dibujado como una caricatura, habría parecido irreal? ¿Qué había sido?
Mais peut-être avait-il été employé au ministère de la justice, dans le bureau où les exécuteurs des hautes-œuvres envoient leurs mémoires de frais, le compte des fournitures de voiles noirs pour les parricides, de son pour les paniers, de ficelle pour les couteaux.
Pero tal vez había trabajado en el Ministerio de Justicia, en la oficina donde los verdugos envían sus informes de gastos, la cuenta de suministros de velos negros para los parricidas, salvado para cestas, hilo para cuchillos.
Peut-être avait-il été receveur à la porte d’un abattoir, ou sous-inspecteur de la salubrité.
Quizás había sido receptor en la puerta de un matadero, o subinspector de saneamiento.
Enfin, cet homme semblait avoir été l’un des ânes de notre grand moulin social, l’un de ces Ratons parisiens qui ne connaissent même pas leurs Bertrands, quelque pivot sur lequel avaient tourné les infortunes ou les saletés publiques, enfin l’un de ces hommes dont nous disons, en les voyant : « Il en faut pourtant comme ça.
Al final, este hombre parecía haber sido uno de los burros de nuestro gran molino social, uno de esos Ratones parisinos que ni siquiera conocen a sus Bertrands, algún pivote sobre el que habían girado las desgracias o la inmundicia pública, en fin, uno de esos hombres de los que decimos, cuando los vemos: «Necesitamos a algunos así.
» Le beau Paris ignore ces figures blêmes de souffrances morales ou physiques. Mais Paris est un véritable océan. Jetez-y la sonde, vous n’en connaîtrez jamais la profondeur.
El hermoso París ignora estas pálidas cifras de sufrimiento moral o físico. Pero París es un verdadero océano. Lanza tu caja de resonancia y nunca conocerás sus profundidades.
Parcourez-le, décrivez-le : quelque soin que vous mettiez à le parcourir, à le décrire ; quelque nombreux et intéressés que soient les explorateurs de cette mer, il s’y rencontrera toujours un lieu vierge, un antre inconnu, des fleurs, des perles, des monstres, quelque chose d’inouï, oublié par les plongeurs littéraires.
Explóralo, descríbelo: por mucho cuidado que tengas en explorarlo, en describirlo; por numerosos e interesados que sean los exploradores de este mar, siempre habrá un lugar virgen, una caverna desconocida, flores, perlas, monstruos, algo inaudito, olvidado por los buceadores literarios.
La maison Vauquer est une de ces monstruosités curieuses. Deux figures y formaient un contraste frappant avec la masse des pensionnaires et des habitués.
La casa Vauquer es una de esas curiosas monstruosidades. Dos figuras contrastaban notablemente con la multitud de residentes y clientes habituales.
Quoique mademoiselle Victorine Taillefer eût une blancheur maladive semblable à celle des jeunes filles attaquées de chlorose, et qu’elle se rattachât à la souffrance générale qui faisait le fond de ce tableau par une tristesse habituelle, par une contenance gênée, par un air pauvre et grêle, néanmoins son visage n’était pas vieux, ses mouvements et sa voix étaient agiles.
Aunque la señorita Victorine Taillefer tenía una blancura enfermiza parecida a la de las jóvenes afectadas de clorosis, y aunque estaba unida al sufrimiento general que formaba el fondo de este cuadro por una tristeza habitual, por un aspecto torpe, por un aire pobre y frágil, sin embargo su rostro no era viejo, sus movimientos y su voz eran ágiles.
Ce jeune malheur ressemblait à un arbuste aux feuilles jaunies, fraîchement planté dans un terrain contraire.
Esta joven desgraciada parecía un arbusto con hojas amarillentas, recién plantado en un suelo desfavorable.
Sa physionomie roussâtre, ses cheveux d’un blond fauve, sa taille trop mince, exprimaient cette grâce que les poëtes modernes trouvaient aux statuettes du moyen âge. Ses yeux gris mélangés de noir exprimaient une douceur, une résignation chrétiennes.
Su tez rojiza, su cabello rubio rojizo, su figura esbelta, expresaban esa gracia que los poetas modernos encontraban en las estatuillas medievales. Sus ojos grises, con reflejos negros, expresaban una dulzura y resignación cristianas.
Ses vêtements, simples, peu coûteux, trahissaient des formes jeunes. Elle était jolie par juxtaposition. Heureuse, elle eût été ravissante : le bonheur est la poésie des femmes, comme la toilette en est le fard.
Su ropa sencilla y económica delataba una figura juvenil. En contraste, era guapa. Feliz, habría sido deslumbrante: la felicidad es la poesía de las mujeres, así como vestirse es su maquillaje.
Si la joie d’un bal eût reflété ses teintes rosées sur ce visage pâle ; si les douceurs d’une vie élégante eussent rempli, eussent vermillonné ces joues déjà légèrement creusées ; si l’amour eût ranimé ces yeux tristes, Victorine aurait pu lutter avec les plus belles jeunes filles.
Si la alegría de un baile hubiera reflejado sus tonos rosados en ese rostro pálido; si la dulzura de una vida elegante hubiera llenado, hubiera enrojecido esas mejillas ya ligeramente hundidas; si el amor hubiera reavivado esos ojos tristes, Victorine habría podido competir con las jóvenes más hermosas.
Il lui manquait ce qui crée une seconde fois la femme, les chiffons et les billets doux. Son histoire eût fourni le sujet d’un livre.
Le faltaba lo que crea a la mujer por segunda vez: harapos y cartas de amor. Su historia habría dado para un libro.
Son père croyait avoir des raisons pour ne pas la reconnaître, refusait de la garder près de lui, ne lui accordait que six cents francs par an, et avait dénaturé sa fortune afin de pouvoir la transmettre en entier à son fils.
Su padre creyó tener motivos para no reconocerla, se negó a mantenerla cerca de él, sólo le concedió seiscientos francos al año y desvirtuó su fortuna para poder transmitirla enteramente a su hijo.
Parente éloignée de la mère de Victorine, qui jadis était venue mourir de désespoir chez elle, madame Couture prenait soin de l’orpheline comme de son enfant.
Pariente lejana de la madre de Victorine, que una vez acudió a su casa para morir de desesperación, Madame Couture cuidó de la huérfana como si fuera su propia hija.
Malheureusement, la veuve du commissaire ordonnateur des armées de la République ne possédait rien au monde que son douaire et sa pension ; elle pouvait laisser un jour cette pauvre fille, sans expérience et sans ressources, à la merci du monde.
Desgraciadamente, la viuda del comisario general de los ejércitos de la República no poseía nada en el mundo salvo su dote y su pensión; un día podría dejar a esta pobre muchacha, sin experiencia y sin recursos, a merced del mundo.
La bonne femme menait Victorine à la messe tous les dimanches, à confesse tous les quinze jours, afin d’en faire à tout hasard une fille pieuse. Elle avait raison.
La buena mujer llevaba a Victorine a misa todos los domingos y a confesarse cada dos semanas, con la esperanza de convertirla en una niña piadosa por casualidad. Y tenía razón.
Les sentiments religieux offraient un avenir à cette enfant désavouée, qui aimait son père, qui tous les ans s’acheminait chez lui pour y apporter le pardon de sa mère ; mais qui, tous les ans, se cognait contre la porte de sa maison paternelle, inexorablement fermée.
Los sentimientos religiosos ofrecían un futuro a esta niña repudiada, que amaba a su padre, que cada año iba a su casa a llevar el perdón de su madre; pero que, cada año, golpeaba la puerta de la casa paterna, inexorablemente cerrada.
Son frère, son unique médiateur, n’était pas venu la voir une seule fois en quatre ans, et ne lui envoyait aucun secours. Elle suppliait Dieu de dessiller les yeux de son père, d’attendrir le cœur de son frère, et priait pour eux sans les accuser.
Su hermano, su único mediador, no había ido a verla ni una sola vez en cuatro años y no le había enviado ayuda. Ella rogó a Dios que abriera los ojos de su padre, que ablandara el corazón de su hermano, y oró por ellos sin acusarlos.
Madame Couture et madame Vauquer ne trouvaient pas assez de mots dans le dictionnaire des injures pour qualifier cette conduite barbare.
Madame Couture y Madame Vauquer no encontraron suficientes palabras en el diccionario de insultos para describir este comportamiento bárbaro.
Quand elles maudissaient ce millionnaire infâme, Victorine faisait entendre de douces paroles, semblables au chant de ramier blessé, dont le cri de douleur exprime encore l’amour.
Cuando maldecían a ese millonario infame, Victorine pronunciaba palabras dulces, como el canto de una paloma herida, cuyo grito de dolor aún expresa amor.
Eugène de Rastignac avait un visage tout méridional, le teint blanc, des cheveux noirs, des yeux bleus.
Eugène de Rastignac tenía un rostro muy sureño, tez blanca, cabello negro, ojos azules.
Sa tournure, ses manières, sa pose habituelle, dénotaient le fils d’une famille noble, où l’éducation première n’avait comporté que des traditions de bon goût.
Su porte, sus modales, su pose habitual, denotaban al hijo de una familia noble, donde la educación temprana había consistido únicamente en tradiciones de buen gusto.
S’il était ménager de ses habits, si les jours ordinaires il achevait d’user les vêtements de l’an passé, néanmoins il pouvait sortir quelquefois mis comme l’est un jeune homme élégant.
Aunque era cuidadoso con su vestimenta y en días normales usaba la ropa del año anterior, a veces podía salir vestido como un joven elegante.
Ordinairement, il portait une vieille redingote, un mauvais gilet, la méchante cravate noire, flétrie, mal nouée de l’étudiant, un pantalon à l’avenant et des bottes ressemelées.
Por lo general, vestía una levita vieja, un chaleco feo, una corbata negra horrible, descolorida y mal anudada de estudiante, pantalones a juego y botas con suelas remendadas.
Entre ces deux personnages et les autres, Vautrin, l’homme de quarante ans, à favoris peints, servait de transition. Il était de ces gens dont le peuple dit : « Voilà un fameux gaillard !
Entre estos dos personajes y los demás, Vautrin, el hombre de cuarenta años con patillas pintadas, sirvió de transición. Era uno de esos personajes de los que la gente dice: "¡Menudo tipo!".
» Il avait les épaules larges, le buste bien développé, les muscles apparents, des mains épaisses, carrées et fortement marquées aux phalanges par des bouquets de poils touffus et d’un roux ardent.
"Tenía hombros anchos, un pecho bien desarrollado, músculos visibles, manos gruesas y cuadradas con nudillos fuertemente marcados por mechones de espeso pelo rojo fuego.
Sa figure, rayée par des rides prématurées, offrait des signes de dureté que démentaient ses manières souples et liantes. Sa voix de basse taille, en harmonie avec sa grosse gaieté, ne déplaisait point. Il était obligeant et rieur.
Su rostro, surcado de arrugas prematuras, mostraba signos de dureza que desmentían sus modales amables y cautivadores. Su voz grave, en armonía con su bulliciosa alegría, no resultaba desagradable. Era servicial y jovial.
Si quelque serrure allait mal, il l’avait bientôt démontée, rafistolée, huilée, limée, remontée, en disant : « Ça me connaît.
Si alguna cerradura no funcionaba bien, rápidamente la desarmaba, la reparaba, la engrasaba, la limaba, la volvía a armar y decía: "Ya lo sé todo".
» Il connaissait tout d’ailleurs, les vaisseaux, la mer, la France, l’étranger, les affaires, les hommes, les événements, les lois, les hôtels et les prisons. Si quelqu’un se plaignait par trop, il lui offrait aussitôt ses services.
Además, lo sabía todo: barcos, el mar, Francia, países extranjeros, negocios, hombres, acontecimientos, leyes, hoteles y prisiones. Si alguien se quejaba demasiado, inmediatamente ofrecía sus servicios.
Il avait prêté plusieurs fois de l’argent à madame Vauquer et à quelques pensionnaires ; mais ses obligés seraient morts plutôt que de ne pas le lui rendre, tant, malgré son air bonhomme, il imprimait de crainte par un certain regard profond et plein de résolutions.
Había prestado dinero varias veces a la señora Vauquer y a algunos pensionistas; pero sus deudores habrían preferido morir antes que no pagarle, tanto inspiraba miedo con cierta mirada profunda y resuelta, a pesar de su aire bondadoso.
A la manière dont il lançait un jet de salive, il annonçait un sang-froid imperturbable qui ne devait pas le faire reculer devant un crime pour sortir d’une position équivoque.
Su forma de escupir saliva denotaba una compostura imperturbable que no le disuadiría de cometer un delito para salir de una situación ambigua.
Comme un juge sévère, son œil semblait aller au fond de toutes les questions, de toutes les consciences, de tous les sentiments.
Como un juez severo, su mirada parecía penetrar en el corazón de cada pregunta, de cada conciencia, de cada sentimiento.
Ses mœurs consistaient à sortir après le déjeuner, à revenir pour dîner, à décamper pour toute la soirée, et à rentrer vers minuit, à l’aide d’un passe-partout que lui avait confié madame Vauquer. Lui seul jouissait de cette faveur.
Sus costumbres consistían en salir después de comer, volver a cenar, salir durante toda la velada y regresar alrededor de la medianoche, usando una llave maestra que Madame Vauquer le había confiado. Solo él disfrutaba de este privilegio.
Mais aussi était-il au mieux avec la veuve, qu’il appelait maman en la saisissant par la taille, flatterie peu comprise !
Pero también se llevaba muy bien con la viuda, a la que llamaba «mamá» mientras la agarraba por la cintura, ¡un halago que no fue bien comprendido!
La bonne femme croyait la chose encore facile, tandis que Vautrin seul avait les bras assez long pour presser cette pesante circonférence.
La anciana pensó que aún era fácil, mientras que sólo Vautrin tenía brazos lo suficientemente largos para apretar esa pesada circunferencia.
Un trait de son caractère était de payer généreusement quinze francs par mois pour le gloria qu’il prenait au dessert.
Uno de sus rasgos de carácter era pagar generosamente quince francos al mes por la gloria que tomaba de postre.
Des gens moins superficiels que ne l’étaient ces jeunes gens emportés par les tourbillons de la vie parisienne, ou ces vieillards indifférents à ce qui ne les touchait pas directement, ne se seraient pas arrêtés à l’impression douteuse que leur causait Vautrin.
Personas menos superficiales que estos jóvenes arrastrados por los torbellinos de la vida parisina, o estos ancianos indiferentes a lo que no les afecta directamente, no se habrían detenido ante la dudosa impresión que Vautrin les causó.
Il savait ou devinait les affaires de ceux qui l’entouraient, tandis que nul ne pouvait pénétrer ni ses pensées ni ses occupations.
Él conocía o adivinaba los asuntos de quienes le rodeaban, mientras que nadie podía penetrar ni en sus pensamientos ni en sus ocupaciones.
Quoiqu’il eût jeté son apparente bonhomie, sa constante complaisance et sa gaieté comme une barrière entre les autres et lui, souvent il laissait percer l’épouvantable profondeur de son caractère.
Aunque había puesto su aparente buen carácter, su constante complacencia y su alegría como barrera entre él y los demás, a menudo dejaba traslucir las terribles profundidades de su carácter.
Souvent une boutade digne de Juvénal, et par laquelle il semblait se complaire à bafouer les lois, à fouetter la haute société, à la convaincre d’inconséquence avec elle-même, devait faire supposer qu’il gardait rancune à l’état social, et qu’il y avait au fond de sa vie un mystère soigneusement enfoui.
A menudo, un chiste digno de Juvenal, y con el que parecía disfrutar burlando las leyes, azotando a la alta sociedad y convenciéndola de su inconsistencia consigo misma, era sugerir que guardaba rencor contra el orden social y que en el fondo de su vida había un misterio cuidadosamente enterrado.
Attirée, peut-être à son insu, par la force de l’un ou par la beauté de l’autre, mademoiselle Taillefer partageait ses regards furtifs, ses pensées secrètes, entre ce quadragénaire et le jeune étudiant ; mais aucun d’eux ne paraissait songer à elle, quoique d’un jour à l’autre le hasard pût changer sa position et la rendre un riche parti.
Atraída, quizá sin saberlo, por la fuerza de uno o por la belleza del otro, la señorita Taillefer dividía sus miradas furtivas, sus pensamientos secretos, entre aquel hombre de unos cuarenta años y el joven estudiante; pero ninguno de los dos parecía pensar en ella, aunque de un día para otro la casualidad podía cambiar su posición y convertirla en un rico partido.
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