
Le Père Goriot
Vater Goriot
Honoré de Balzac · 1835 · 4 Kapitel
Eine tragische Geschichte über väterliche Hingabe und sozialen Ehrgeiz.
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Der Originaltext, jede Zeile gefolgt von ihrer Übersetzung.
Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marcel.
Madame Vauquer, geborene de Conflans, ist eine alte Dame, die seit vierzig Jahren eine bürgerliche Pension in Paris betreibt, gelegen in der Rue Neuve-Sainte-Geneviève, zwischen dem Quartier Latin und dem Faubourg Saint-Marcel.
Cette pension, connue sous le nom de la maison Vauquer, admet également des hommes et des femmes, des jeunes gens et des vieillards, sans que jamais la médisance ait attaqué les mœurs de ce respectable établissement.
Dieses als Vauquer-Haus bekannte Gästehaus nimmt Männer und Frauen, junge und alte Leute auf, ohne dass jemals Verleumdung die Moral dieses respektablen Etablissements in Frage gestellt hätte.
Mais aussi, depuis trente ans, ne s’y était-il jamais vu de jeune personne, et, pour qu’un jeune homme y demeure, sa famille doit-elle lui faire une bien maigre pension.
Aber auch dreißig Jahre lang war dort kein junger Mensch gesehen worden, und damit ein junger Mann dort bleiben konnte, musste seine Familie ihm eine sehr karge Rente zahlen.
Néanmoins, en 1819, époque à laquelle ce drame commence, il s’y trouvait une pauvre jeune fille.
Doch im Jahr 1819, als dieses Drama beginnt, lebte dort ein armes junges Mädchen.
En quelque discrédit que soit tombé le mot drame par la manière abusive et tortionnaire dont il a été prodigué dans ces temps de douloureuse littérature, il est nécessaire de l’employer ici : non que cette histoire soit dramatique dans le sens vrai du mot ; mais, l’œuvre accomplie, peut-être aura-t-on versé quelques larmes intra muros et extra.
So sehr das Wort Drama auch durch den missbräuchlichen und quälenden Gebrauch in diesen Zeiten schmerzhafter Literatur in Verruf geraten sein mag, ist es doch notwendig, es hier zu verwenden: nicht, dass diese Geschichte im eigentlichen Sinne des Wortes dramatisch wäre; aber, wenn das Werk vollbracht ist, werden vielleicht einige Tränen sowohl innerhalb als auch außerhalb der Mauern vergossen worden sein.
Sera-t-elle comprise au delà de Paris ? Le doute est permis.
Wird es auch außerhalb von Paris verstanden werden? Das bleibt abzuwarten.
Les particularités de cette Scène pleine d’observations et de couleur locale ne peuvent être appréciées qu’entre les buttes Montmartre et les hauteurs de Montrouge, dans cette illustre vallée de plâtras incessamment près de tomber et de ruisseaux noirs de boue ; vallée remplie de souffrances réelles, de joies souvent fausses, et si terriblement agitée, qu’il faut je ne sais quoi d’exorbitant pour y produire une sensation de quelque durée.
Die Besonderheiten dieser Szenerie, voller Beobachtungen und Lokalkolorit, lassen sich nur zwischen den Hügeln von Montmartre und den Höhen von Montrouge, in jenem berühmten Tal aus Putz, der unaufhörlich abzufallen droht, und Bächen, die schwarz vom Schlamm sind, wirklich erfassen; ein Tal voller wirklichen Leids, oft falscher Freuden und so furchtbar aufgewühlt, dass es schon etwas Übermäßiges braucht, um dort ein Gefühl von Dauer hervorzurufen.
Cependant il s’y rencontre çà et là des douleurs que l’agglomération des vices et des vertus rend grandes et solennelles : à leur aspect, les égoïsmes, les intérêts s’arrêtent et s’apitoient ; mais l’impression qu’ils en reçoivent est comme un fruit savoureux promptement dévoré.
Doch hier und da stößt man auf Kummer, der durch die Anhäufung von Lastern und Tugenden groß und feierlich erscheint: Beim Anblick dieses Kummers halten Selbstsucht und Eigennutz inne und empfinden Mitleid; aber der Eindruck, den sie davon gewinnen, ist wie der einer leckeren Frucht, die schnell verzehrt wird.
Le char de la civilisation, semblable à celui de l’idole de Jaggernat, à peine retardé par un cœur moins facile à broyer que les autres et qui enraie sa roue, l’a brisé bientôt et continue sa marche glorieuse.
Der Wagen der Zivilisation, gleich dem von Jaggernats Idol, kaum aufgehalten von einem Herzen, das weniger leicht zu zerbrechen ist als andere und das sein Rad blockiert, brach es bald und setzt seinen glorreichen Marsch fort.
Ainsi ferez-vous, vous qui tenez ce livre d’une main blanche, vous qui vous enfoncez dans un moelleux fauteuil en vous disant : « Peut-être ceci va-t-il m’amuser.
So wirst auch du es tun, du, der du dieses Buch in weißer Hand hältst, du, der du in einen weichen Sessel sinkst und dir sagst: „Vielleicht wird mich das amüsieren.“
» Après avoir lu les secrètes infortunes du père Goriot, vous dînerez avec appétit en mettant votre insensibilité sur le compte de l’auteur, en le taxant d’exagération, en l’accusant de poésie. Ah !
„Nachdem Sie von den geheimen Unglücksfällen des Vater Goriot gelesen haben, werden Sie mit großem Appetit speisen und Ihre Gefühllosigkeit dem Autor zuschreiben, ihn der Übertreibung und der Poetik bezichtigen. Ach!“
sachez-le : ce drame n’est ni une fiction ni un roman. All is true, il est si véritable, que chacun peut en reconnaître les éléments chez soi, dans son cœur peut-être.
Eines sei gesagt: Diese Tragödie ist weder Fiktion noch Roman. Sie ist wahr, so real, dass jeder ihre Elemente in sich selbst, vielleicht sogar im eigenen Herzen, wiedererkennen kann.
La maison où s’exploite la pension bourgeoise appartient à madame Vauquer.
Das Haus, in dem die bürgerliche Pension betrieben wird, gehört Madame Vauquer.
Elle est située dans le bas de la rue Neuve-Sainte-Geneviève, à l’endroit où le terrain s’abaisse vers la rue de l’Arbalète par une pente si brusque et si rude que les chevaux la montent ou la descendent rarement.
Es befindet sich am unteren Ende der Rue Neuve-Sainte-Geneviève, an der Stelle, wo das Gelände so steil und unwegsam zur Rue de l’Arbalète abfällt, dass Pferde es nur selten hinauf- oder hinuntergehen.
Cette circonstance est favorable au silence qui règne dans ces rues serrées entre le dôme du Val-de-Grâce et le dôme du Panthéon, deux monuments qui changent les conditions de l’atmosphère en y jetant des tons jaunes, en y assombrissant tout par les teintes sévères que projettent leurs coupoles.
Dieser Umstand begünstigt die Stille, die in diesen Straßen herrscht, die zwischen der Kuppel von Val-de-Grâce und der Kuppel des Pantheons eingezwängt sind, zwei Monumenten, die die Atmosphäre verändern, indem sie gelbe Töne werfen und alles mit den strengen Farbtönen ihrer Kuppeln verdunkeln.
Là, les pavés sont secs, les ruisseaux n’ont ni boue ni eau, l’herbe croît le long des murs.
Dort sind die Pflastersteine trocken, die Bäche führen weder Schlamm noch Wasser, und Gras wächst an den Mauern entlang.
L’homme le plus insouciant s’y attriste comme tous les passants, le bruit d’une voiture y devient un événement, les maisons y sont mornes, les murailles y sentent la prison.
Selbst der unbeschwerteste Mensch ist dort wie alle Vorübergehenden betrübt, das Geräusch eines Autos wird zum Ereignis, die Häuser sind trostlos, die Wände riechen nach Gefängnis.
Un Parisien égaré ne verrait là que des pensions bourgeoises ou des institutions, de la misère ou de l’ennui, de la vieillesse qui meurt, de la joyeuse jeunesse contrainte à travailler.
Ein verlorener Pariser sähe dort nur bürgerliche Renten oder Heime, Elend oder Langeweile, sterbendes Alter, fröhliche Jugend, die zur Arbeit gezwungen wird.
Nul quartier de Paris n’est plus horrible, ni, disons-le, plus inconnu.
Kein Pariser Stadtteil ist schrecklicher, und, seien wir ehrlich, auch unbekannter.
La rue Neuve-Sainte-Geneviève surtout est comme un cadre de bronze, le seul qui convienne à ce récit, auquel on ne saurait trop préparer l’intelligence par des couleurs brunes, par des idées graves ; ainsi que, de marche en marche, le jour diminue et le chant du conducteur se creuse, alors que le voyageur descend aux Catacombes.
Insbesondere die Rue Neuve-Sainte-Geneviève gleicht einem bronzenen Rahmen, dem einzigen, der zu dieser Geschichte passt, für die man den Geist nicht genug mit braunen Farben, mit ernsten Ideen vorbereiten kann; genau wie Schritt für Schritt der Tag schwindet und der Gesang des Dirigenten an Tiefe gewinnt, während der Reisende in die Katakomben hinabsteigt.
Comparaison vraie ! Qui décidera de ce qui est plus horrible à voir, ou des cœurs desséchés, ou des crânes vides ?
Ein wahrer Vergleich! Wer wird entscheiden, was schrecklicher anzusehen ist: verwelkte Herzen oder leere Schädel?
La façade de la pension donne sur un jardinet, en sorte que la maison tombe à angle droit sur la rue Neuve-Sainte-Geneviève, où vous la voyez coupée dans sa profondeur.
Die Vorderseite des Gästehauses blickt auf einen kleinen Garten, sodass das Haus im rechten Winkel zur Rue Neuve-Sainte-Geneviève abfällt, wo man es in seiner Tiefe eingeschnitten sieht.
Le long de cette façade, entre la maison et le jardinet, règne un cailloutis en cuvette, large d’une toise, devant lequel est une allée sablée, bordée de géraniums, de lauriers-roses et de grenadiers plantés dans de grands vases en faïence bleue et blanche.
Entlang dieser Fassade, zwischen dem Haus und dem kleinen Garten, befindet sich eine beckenförmige Kiesfläche von etwa einer Faden Breite, vor der ein sandiger Weg verläuft, der von Geranien, Oleander und Granatapfelbäumen gesäumt ist, die in großen blau-weißen Tonvasen gepflanzt sind.
On entre dans cette allée par une porte bâtarde surmontée d’un écriteau sur lequel on lit : MAISON VAUQUER et en dessous : Pension bourgeoise des deux sexes et autres.
Wir betreten diese Gasse durch eine Bastardtür, über der ein Schild prangt, auf dem zu lesen ist: MAISON VAUQUER und darunter: Pension bourgeoise des deux sexes et autres.
Pendant le jour, une porte à claire-voie, armée d’une sonnette criarde, laisse apercevoir au bout du petit pavé, sur le mur opposé à la rue, une arcade peinte en marbre vert par un artiste du quartier.
Tagsüber gibt eine Gittertür mit einer schrillen Klingel am Ende des kleinen Kopfsteinpflasters, an der gegenüberliegenden Straßenwand, den Blick frei auf einen Bogen aus grünem Marmor, der von einem Künstler aus der Nachbarschaft bemalt wurde.
Sous le renforcement que simule cette peinture s’élève une statue représentant l’Amour. À voir le vernis écaillé qui le couvre, les amateurs de symboles y découvriraient peut-être un mythe de l’amour parisien qu’on guérit à quelques pas de là.
Unter der simulierten Verstärkung dieses Gemäldes erhebt sich eine Statue, die die Liebe symbolisiert. Betrachtet man den abblätternden Firnis, der sie bedeckt, so könnte derjenige, der Symbolik schätzt, hier einen Mythos der Pariser Liebe entdecken, der nur wenige Schritte entfernt geheilt wurde.
Sous le socle, cette inscription à demi effacée rappelle le temps auquel remonte cet ornement par l’enthousiasme dont il témoigne pour Voltaire, rentré dans Paris en 1777 :
Unterhalb des Sockels erinnert diese halb verblasste Inschrift an die Zeit, aus der dieses Ornament stammt, durch die Begeisterung, die sie für Voltaire zum Ausdruck bringt, der 1777 nach Paris zurückkehrte:
Qui que tu sois, voici ton maître : Il l’est, le fut, ou le doit être.
Wer immer du bist, hier ist dein Meister: Er ist, war oder wird sein.
À la nuit tombante, la porte à claire-voie est remplacée par une porte pleine.
Mit Einbruch der Dunkelheit wird die durchbrochene Tür durch eine massive Tür ersetzt.
Le jardinet, aussi large que la façade est longue, se trouve encaissé par le mur de la rue et par le mur mitoyen de la maison voisine, le long de laquelle pend un manteau de lierre qui la cache entièrement et attire les yeux des passants par un effet pittoresque dans Paris.
Der kleine Garten, so breit wie die Fassade lang ist, wird von der Straßenmauer und der Brandmauer des Nachbarhauses umschlossen, an der ein Efeuhang hängt, der ihn vollständig verbirgt und mit malerischer Wirkung in Paris die Blicke der Passanten auf sich zieht.
Chacun de ces murs est tapissé d’espalier et de vigne dont les fructifications grêles et poudreuses sont l’objet des craintes annuelles de madame Vauquer et de ses conversations avec les pensionnaires.
Jede dieser Mauern ist mit Spalierbäumen und Weinreben bewachsen, deren schlanke und pulverige Früchte alljährlich Anlass zu Madame Vauquers Befürchtungen und Gesprächen mit den Untermietern geben.
Le long de chaque muraille règne une étroite allée qui mène à un couvert de tilleuls, mot que madame Vauquer, quoique née de Conflans, prononce obstinément tieuilles, malgré les observations grammaticales de ses hôtes.
Entlang jeder Mauer verläuft ein schmaler Pfad, der zu einem Blätterdach aus Linden führt, ein Wort, das Madame Vauquer, obwohl sie in Conflans geboren wurde, trotz der grammatikalischen Anmerkungen ihrer Gäste hartnäckig „tieuilles“ ausspricht.
Entre les deux allées latérales est un carré d’artichauts flanqué d’arbres fruitiers en quenouille, et bordé d’oseille, de laitue ou de persil. Sous le couvert de tilleuls est plantée une table ronde peinte en vert, et entourée de sièges.
Zwischen den beiden Seitenwegen befindet sich ein Quadrat aus Artischocken, flankiert von Spalierobstbäumen und gesäumt von Sauerampfer, Salat oder Petersilie. Unter dem Blätterdach der Linden steht ein runder, grün gestrichener Tisch mit Sitzgelegenheiten.
Là, durant les jours caniculaires, les convives assez riches pour se permettre de prendre du café viennent le savourer par une chaleur capable de faire éclore des œufs.
Dorthin kommen an den brütend heißen Tagen Gäste, die sich wohlhabend genug sind, um sich Kaffee leisten zu können, um ihn in einer Hitze zu genießen, die sogar zum Ausbrüten von Eiern geeignet ist.
La façade, élevée de trois étages et surmontée de mansardes, est bâtie en moellons et badigeonnée avec cette couleur jaune qui donne un caractère ignoble à presque toutes les maisons de Paris.
Die dreistöckige Fassade mit Mansarddächern besteht aus Bruchstein und ist mit jenem gelben Farbton weiß getüncht, der fast allen Häusern in Paris einen unansehnlichen Charakter verleiht.
Les cinq croisées percées à chaque étage ont de petits carreaux et sont garnies de jalousies dont aucune n’est relevée de la même manière, en sorte que toutes leurs lignes jurent entre elles.
Die fünf Fenster auf jeder Etage haben kleine Scheiben und sind mit Jalousien versehen, die nicht auf die gleiche Weise hochgezogen sind, sodass ihre Linien alle miteinander kollidieren.
La profondeur de cette maison comporte deux croisées qui, au rez-de-chaussée, ont pour ornement des barreaux en fer grillagés.
Die Tiefe dieses Hauses umfasst zwei Fenster, die im Erdgeschoss mit Drahtgitterstäben verziert sind.
Derrière le bâtiment est une cour large d’environ vingt pieds, où vivent en bonne intelligence des cochons, des poules, des lapins, et au fond de laquelle s’élève un hangar à serrer le bois.
Hinter dem Gebäude befindet sich ein etwa sechs Meter breiter Hof, in dem Schweine, Hühner und Kaninchen harmonisch zusammenleben; im hinteren Bereich steht ein Holzschuppen.
Entre ce hangar et la fenêtre de la cuisine se suspend le garde-manger au-dessous duquel tombent les eaux grasses de l’évier.
Zwischen diesem Schuppen und dem Küchenfenster hängt die Speisekammer, unter der das fettige Wasser aus dem Spülbecken herabfließt.
Cette cour a sur la rue Neuve-Sainte-Geneviève une porte étroite par où la cuisinière chasse les ordures de la maison en nettoyant cette sentine à grand renfort d’eau, sous peine de pestilence.
Dieser Innenhof hat eine schmale Tür zur Rue Neuve-Sainte-Geneviève, durch die die Köchin den Müll aus dem Haus jagt, indem sie diese Jauchegrube mit reichlich Wasser reinigt, andernfalls droht ihr die Pest.
Naturellement destiné à l’exploitation de la pension bourgeoise, le rez-de-chaussée se compose d’une première pièce éclairée par les deux croisées de la rue, et où l’on entre par une porte-fenêtre.
Das Erdgeschoss, das naturgemäß für den Betrieb einer bürgerlichen Pension gedacht war, besteht aus einem ersten Raum, der von den beiden Fenstern zur Straße hin erhellt wird und den man durch ein Fenster im französischen Stil betritt.
Ce salon communique à une salle à manger qui est séparée de la cuisine par la cage d’un escalier dont les marches sont en bois et en carreaux mis en couleur et frottés.
Dieses Wohnzimmer ist mit einem Esszimmer verbunden, das durch ein Treppenhaus mit Holzstufen und farbigen, geschliffenen Fliesen von der Küche getrennt ist.
Rien n’est plus triste à voir que ce salon meublé de fauteuils et de chaises en étoffe de crin à raies alternativement mates et luisantes.
Nichts ist trauriger anzusehen als dieses Wohnzimmer, das mit Sesseln und Stühlen ausgestattet ist, die mit Rosshaarstoff mit abwechselnd matten und glänzenden Streifen bezogen sind.
Au milieu se trouve une table ronde à dessus de marbre Sainte-Anne, décorée de ce cabaret en porcelaine blanche ornée de filets d’or effacés à demi que l’on rencontre partout aujourd’hui.
In der Mitte steht ein runder Tisch mit einer Platte aus Sainte-Anne-Marmor, verziert mit jenem weißen Porzellantablett mit halb abgeriebenen Goldfäden, das man heute überall antrifft.
Cette pièce, assez mal planchéiée, est lambrissée à hauteur d’appui. Le surplus des parois est tendu d’un papier verni représentant les principales scènes de Télémaque, et dont les classiques personnages sont coloriés.
Dieser Raum mit seinem eher einfachen Fußboden ist bis zur Hüfthöhe getäfelt. Die übrige Wandfläche ist mit lackierter Tapete bedeckt, die die Hauptszenen aus Telemach mit den klassischen Figuren in Farbe darstellt.
Le panneau d’entre les croisées grillagées offre aux pensionnaires le tableau du festin donné au fils d’Ulysse par Calypso.
Das Feld zwischen den vergitterten Fenstern bietet den Bewohnern ein Bild von dem Festmahl, das Kalypso dem Sohn des Odysseus ausrichtete.
Depuis quarante ans, cette peinture excite les plaisanteries des jeunes pensionnaires, qui se croient supérieurs à leur position en se moquant du dîner auquel la misère les condamne.
Seit vierzig Jahren ist dieses Gemälde Gegenstand von Witzen der jungen Internatsschüler, die sich ihrer Lage überlegen fühlen, indem sie das Abendessen verspotten, zu dem sie aufgrund ihrer Armut verurteilt sind.
La cheminée en pierre, dont le foyer toujours propre atteste qu’il ne s’y fait de feu que dans les grandes occasions, est ornée de deux vases pleins de fleurs artificielles, vieillies et encagées, qui accompagnent une pendule en marbre bleuâtre du plus mauvais goût.
Der steinerne Kamin, dessen stets saubere Feuerstelle davon zeugt, dass nur zu besonderen Anlässen ein Feuer entzündet wird, ist mit zwei Vasen voller künstlicher, in Käfigen eingeschlossener Blumen geschmückt, die eine bläuliche Marmoruhr von denkbar schlechtestem Geschmack begleiten.
Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la langue, et qu’il faudrait appeler l’odeur de pension.
Dieser erste Raum verströmt einen in der Sprache unbeschreiblichen Geruch, der als der Geruch eines Internats bezeichnet werden sollte.
Elle sent le renfermé, le moisi, le rance ; elle donne froid, elle est humide au nez, elle pénètre les vêtements ; elle a le goût d’une salle où l’on a dîné ; elle pue le service, l’office, l’hospice.
Es riecht muffig, schimmelig, ranzig; es lässt einen frösteln, es ist feucht in der Nase, es dringt in die Kleidung ein; es schmeckt wie ein Raum, in dem jemand gegessen hat; es riecht nach dem Service, der Speisekammer, dem Hospiz.
Peut-être pourrait-elle se décrire si l’on inventait un procédé pour évaluer les quantités élémentaires et nauséabondes qu’y jettent les atmosphères catarrhales et sui generis de chaque pensionnaire, jeune ou vieux.
Vielleicht ließe es sich beschreiben, wenn ein Verfahren erfunden würde, um die elementaren und ekelerregenden Mengen zu bewerten, die von der katarrhalischen und einzigartigen Atmosphäre jedes Bewohners, ob jung oder alt, hineingeworfen werden.
Eh bien, malgré ces plates horreurs, si vous le compariez à la salle à manger, qui lui est contiguë, vous trouveriez ce salon élégant et parfumé comme doit l’être un boudoir.
Trotz dieser alltäglichen Schrecken, so würde man dieses Wohnzimmer im Vergleich zum angrenzenden Esszimmer als elegant und duftend empfinden, so wie es sich für ein Boudoir gehört.
Cette salle, entièrement boisée, fut jadis peinte en une couleur indistincte aujourd’hui, qui forme un fond sur lequel la crasse a imprimé ses couches de manière à y dessiner des figures bizarres.
Dieser vollständig holzgetäfelte Raum war einst in einer undefinierbaren Farbe gestrichen, die heute einen Hintergrund bildet, auf dem sich Schmutzschichten so abgelagert haben, dass bizarre Figuren entstehen.
Elle est plaquée de buffets gluants sur lesquels sont des carafes échancrées, ternies, des ronds de moiré métallique, des piles d’assiettes en porcelaine épaisse, à bord bleus, fabriquées à Tournai.
Es ist mit klebrigen Anrichten ausgekleidet, auf denen gekerbte, angelaufene Karaffen, metallische Moiré-Kreise und Stapel dicker Porzellanteller mit blauen Rändern aus Tournai stehen.
Dans un angle est placée une boîte à cases numérotées qui sert à garder les serviettes, ou tachées ou vineuses de chaque pensionnaires.
In einer Ecke steht eine Kiste mit nummerierten Fächern, in der die Handtücher jedes Zimmergenossen aufbewahrt werden, egal ob fleckig oder weinbefleckt.
Il s’y rencontre de ces meubles indestructibles, proscrits partout, mais placés là comme le sont les débris de la civilisation aux Incurables.
Dort stößt man auf diese unzerstörbaren Möbelstücke, die überall verboten sind, aber dort platziert werden, wie die Trümmer der Zivilisation unter die Unheilbaren gelegt werden.
Vous y verriez un baromètre à capucin qui sort quand il pleut, des gravures exécrables qui ôtent l’appétit, toutes encadrées en bois noir verni à filets dorés ; un cartel en écaille incrustée de cuivre ; un poêle vert, des quinquets d’Argand où la poussière se combine avec l’huile, une longue table couverte en toile cirée assez grasse pour qu’un facétieux externe y écrive son nom en se servant de son doigt comme de style, des chaises estropiées, de petits paillassons piteux en sparterie qui se déroule toujours sans se perdre jamais, puis des chaufferettes misérables à trous cassés, à charnières défaites, dont le bois se carbonise.
Man sähe ein Kapuzinerbarometer, das bei Regen herauskommt, abscheuliche Stiche, die einem den Appetit verderben, alles eingefasst in schwarz lackiertes Holz mit Goldleisten; eine Uhr aus Schildpatt mit Kupfereinlagen; einen grünen Ofen, Argand-Öllampen, in denen sich Staub mit Öl vermischt, einen langen Tisch, der mit Wachstuch bedeckt ist, das so fettig ist, dass ein schelmischer Tagesschüler seinen Namen mit dem Finger als Griffel darauf schreiben könnte, klapprige Stühle, jämmerliche kleine Strohmatten, die sich immer wieder abrollen, ohne jemals verloren zu gehen, und dann noch elende Fußwärmer mit kaputten Löchern, mit losen Scharnieren, deren Holz verkohlt.
Pour expliquer combien ce mobilier est vieux, crevassé, pourri, tremblant, rongé, manchot, borgne, invalide, expirant, il faudrait en faire une description qui retarderait trop l’intérêt de cette histoire, et que les gens pressés ne pardonneraient pas.
Um zu erklären, wie alt, rissig, verrottet, wackelig, angenagt, einarmig, einäugig, ungültig und dem Verfall preisgegeben diese Möbelstücke sind, müsste man eine Beschreibung abgeben, die das Interesse an dieser Geschichte unangemessen verzögern würde und die Menschen, die es eilig haben, nicht verzeihen würden.
Le carreau rouge est plein de vallées produites par le frottement ou par les mises en couleur. Enfin, là règne la misère sans poésie ; une misère économe, concentrée, râpée.
Die rote Fliese ist voller Vertiefungen, die durch Reibung oder Farbauftrag entstanden sind. Schließlich herrscht dort ein Elend ohne Poesie; ein sparsames, konzentriertes und erodiertes Elend.
Si elle n’a pas de fange encore, elle a des taches ; si elle n’a ni trous ni haillons, elle va tomber en pourriture.
Wenn es noch keinen Schlamm hat, hat es Flecken; wenn es weder Löcher noch Fetzen hat, wird es verrotten.
Cette pièce est dans tout son lustre au moment où, vers sept heures du matin, le chat de madame Vauquer précède sa maîtresse, saute sur les buffets, y flaire le lait que contiennent plusieurs jattes couvertes d’assiettes, et fait entendre son ronron matinal.
Dieses Zimmer ist am prächtigsten, wenn gegen sieben Uhr morgens Madame Vauquers Katze ihrer Herrin vorausgeht, auf die Anrichten springt, die Milch in mehreren mit Tellern bedeckten Schüsseln beschnuppert und ihr morgendliches Schnurren hörbar macht.
Bientôt la veuve se montre, attifée de son bonnet de tulle sous lequel pend un tour de faux cheveux mal mis ; elle marche en traînassant ses pantoufles grimacées.
Bald erscheint die Witwe, bekleidet mit ihrer Tüllhaube, unter der eine schlecht platzierte Strähne falschen Haares hängt; sie schlurft in ihren grimmig dreinblickenden Pantoffeln.
Sa face vieillotte, grassouillette, du milieu de laquelle sort un nez à bec de perroquet ; ses petites mains potelées, sa personne dodue comme un rat d’église, son corsage trop plein et qui flotte, sont en harmonie avec cette salle où suinte le malheur, où s’est blottie la spéculation, et dont madame Vauquer respire l’air chaudement fétide, sans en être écœurée.
Ihr altmodisches, rundliches Gesicht, aus dessen Mitte eine papageienartige Nase hervorlugt; ihre kleinen, pummeligen Hände, ihre rundliche Figur wie eine Kirchenratte, ihr übermäßig voluminöses und wallendes Mieder – all das passt zu diesem Zimmer, in dem das Unglück kriecht, in dem sich Spekulationen eingenistet haben und dessen warm-faulige Luft Madame Vauquer atmet, ohne davon krank zu werden.
Sa figure fraîche comme une première gelée d’automne, ses yeux ridés, dont l’expression passe du sourire prescrit aux danseuses à l’amer renfrognement de l’escompteur, enfin toute sa personne explique la pension, comme la pension implique la personne.
Sein Gesicht, frisch wie ein früher Herbstfrost, seine faltigen Augen, deren Ausdruck zwischen dem vorgeschriebenen Lächeln der Tänzer und dem bitteren Stirnrunzeln eines Discounters wechselt, kurzum, seine ganze Person erklärt die Rente, so wie die Rente die Person impliziert.
Le bagne ne va pas sans l’argousin, vous n’imagineriez pas l’un sans l’autre. L’embonpoint blafard de cette petite femme est le produit de cette vie, comme le typhus est la conséquence des exhalaisons d’un hôpital.
Die Strafkolonie kann ohne den Gefängnisdirektor nicht existieren; man kann sich das eine ohne das andere nicht vorstellen. Die blasse Fülle dieser kleinen Frau ist ein Produkt dieses Lebens, genau wie Typhus eine Folge der Ausdünstungen in einem Krankenhaus ist.
Son jupon de laine tricotée, qui dépasse sa première jupe faite avec une vieille robe, et dont la ouate s’échappe par les fentes de l’étoffe lézardée, résume le salon, la salle à manger, le jardinet, annonce la cuisine et fait pressentir les pensionnaires.
Ihr gestrickter Wollunterrock, der über ihren ersten, aus einem alten Kleid gefertigten Rock hinausragt und dessen Füllung durch die Schlitze des rissigen Stoffes herausquillt, fasst das Wohnzimmer, das Esszimmer, den kleinen Garten zusammen, kündigt die Küche an und gewährt einen Blick auf die Untermieter.
Quand elle est là, ce spectacle est complet. Âgée d’environ cinquante ans, madame Vauquer ressemble à toutes les femmes qui ont eu des malheurs.
Wenn sie da ist, ist die Show komplett. Die etwa fünfzigjährige Madame Vauquer ähnelt all den Frauen, die Unglück erfahren haben.
Elle a l’œil vitreux, l’air innocent d’une entremetteuse qui va se gendarmer pour se faire payer plus cher, mais d’ailleurs prête à tout pour adoucir son sort, à livrer Georges ou Pichegru, si Georges ou Pichegru étaient encore à livrer.
Sie hat einen glasigen Blick, den unschuldigen Blick einer Heiratsvermittlerin, die wütend wird, um mehr Geld zu bekommen, aber auch bereit ist, alles zu tun, um ihr Schicksal zu mildern, um Georges oder Pichegru auszuliefern, falls Georges oder Pichegru überhaupt noch auszuliefern wären.
Néanmoins, elle est bonne femme disent les pensionnaires, qui la croient sans fortune en l’entendant geindre et tousser comme eux. Qu’avait été M. Vauquer ? Elle ne s’expliquait jamais sur le défunt. Comment avait-il perdu sa fortune ?
Dennoch sei sie eine gute Frau, sagen die Bewohner, die sie für mittellos halten, weil sie wie sie stöhnen und husten hören. Wie war Monsieur Vauquer gewesen? Sie sprach nie über den Verstorbenen. Wie hatte er sein Vermögen verloren?
« Dans les malheurs, » répondait-elle.
„Im Unglück“, antwortete sie.
Il s’était mal conduit envers elle, ne lui avait laissé que les yeux pour pleurer, cette maison pour vivre, et le droit de ne compatir à aucune infortune, parce que, disait-elle, elle avait souffert tout ce qu’il est possible de souffrir.
Er hatte sich ihr gegenüber schlecht benommen, ihr nichts als Tränen, dieses Haus zum Wohnen und das Recht, kein Mitleid mit etwaigem Unglück zu empfinden, hinterlassen, denn, wie sie sagte, sie habe alles erlitten, was man erleiden kann.
En entendant trottiner sa maîtresse, la grosse Sylvie, la cuisinière, s’empressait de servir le déjeuner des pensionnaires internes.
Als die große Sylvie, die Köchin, ihre Herrin vorbeitraben hörte, beeilte sie sich, den Pensionsgästen das Mittagessen zu servieren.
Généralement, les pensionnaires externes ne s’abonnaient qu’au dîner, qui coûtait trente francs par mois. À l’époque où cette histoire commence, les internes étaient au nombre de sept.
Im Allgemeinen abonnierten die Tagesschüler nur das Abendessen, das dreißig Francs pro Monat kostete. Zu Beginn dieser Geschichte gab es sieben Internatsschüler.
Le premier étage contenait les deux meilleurs appartements de la maison. Madame Vauquer habitait le moins considérable, et l’autre appartenait à madame Couture, veuve d’un commissaire ordonnateur de la république française.
Im ersten Stock befanden sich die beiden besten Wohnungen des Hauses. Madame Vauquer bewohnte die weniger repräsentative, die andere gehörte Madame Couture, der Witwe eines Kommissars der französischen Republik.
Elle avait avec elle une très-jeune personne, nommée Victorine Taillefer, à qui elle servait de mère. La pension des ces deux dames montait à dix-huit cents francs.
Sie hatte eine sehr junge Frau namens Victorine Taillefer bei sich, der sie wie eine Mutter diente. Die Pension für diese beiden Damen belief sich auf achtzehnhundert Francs.
Les deux appartements du second étaient occupés, l’un par un vieillard nommé Poiret ; l’autre, par un homme âgé d’environ quarante ans, qui portait une perruque noire, se teignait les favoris, se disait ancien négociant, et s’appelait M. Vautrin.
Die beiden Wohnungen im zweiten Stock waren bewohnt, die eine von einem alten Mann namens Poiret, die andere von einem Mann von etwa vierzig Jahren, der eine schwarze Perücke trug, seine Koteletten färbte, sich als ehemaligen Kaufmann ausgab und Herr Vautrin hieß.
Le troisième étage se composait de quatre chambres, dont deux étaient louées, l’une par une vieille fille nommée mademoiselle Michonneau ; l’autre, par un ancien fabricant de vermicelles, de pâtes d’Italie et d’amidon, qui se laissait nommer le père Goriot.
Das dritte Stockwerk bestand aus vier Zimmern, von denen zwei vermietet waren: eines an eine alte Jungfer namens Mademoiselle Michonneau, das andere an einen ehemaligen Hersteller von Fadennudeln, italienischen Nudeln und Stärke, der sich Père Goriot nannte.
Les deux autres chambres étaient destinées aux oiseaux de passage, à ces infortunés étudiants qui, comme le père Goriot et mademoiselle Michonneau, ne pouvaient mettre que quarante-cinq francs par mois à leur nourriture et leur logement ; mais madame Vauquer souhaitait peu leur présence et ne les prenait que quand elle ne trouvait pas mieux : ils mangeaient trop de pain.
Die beiden anderen Zimmer waren für durchreisende Gäste gedacht, für jene unglücklichen Studenten, die wie Pater Goriot und Mademoiselle Michonneau nur 45 Francs im Monat für Essen und Unterkunft aufbringen konnten; aber Madame Vauquer wünschte sich ihre Anwesenheit nicht und nahm sie nur auf, wenn sie nichts Besseres finden konnte: Sie aßen zu viel Brot.
En ce moment, l’une de ces chambres appartenait à un jeune homme venu des environs d’Angoulême à Paris pour y faire son droit, et dont la nombreuse famille se soumettait aux plus dures privations afin de lui envoyer douze cents francs par an.
Eines dieser Zimmer gehörte derzeit einem jungen Mann, der aus der Gegend um Angoulême nach Paris gekommen war, um Jura zu studieren, und dessen große Familie härteste Entbehrungen auf sich nahm, um ihm jährlich 1200 Francs zu schicken.
Eugène de Rastignac, ainsi se nommait-il, était un de ces jeunes gens façonnés au travail par le malheur, qui comprennent dès le jeune âge les espérances que leurs parents placent en eux, et qui se préparent une belle destinée en calculant déjà la portée de leurs études, et les adaptant par avance au mouvement futur de la société, pour être les premiers à la pressurer.
Eugène de Rastignac, wie er genannt wurde, war einer jener jungen Männer, die vom Unglück geprägt waren, die schon in jungen Jahren die Hoffnungen ihrer Eltern verstanden und sich ein gutes Schicksal bereiteten, indem sie bereits den Umfang ihrer Studien berechneten und diese im Voraus an die zukünftigen Entwicklungen der Gesellschaft anpassten, um als Erste davon zu profitieren.
Sans ses observations curieuses et l’adresse avec laquelle il sut se produire dans les salons de Paris, ce récit n’eût pas été coloré des tons vrais qu’il devra sans doute à son esprit sagace et à son désir de pénétrer les mystères d’une situation épouvantable aussi soigneusement cachée par ceux qui l’avaient créée que par celui qui la subissait.
Ohne seine neugierigen Beobachtungen und das Geschick, mit dem er sich in den Pariser Salons zu präsentieren wusste, wäre dieser Bericht nicht von den wahren Tönen geprägt, die er zweifellos seinem scharfsinnigen Verstand und seinem Wunsch verdankt, die Geheimnisse einer schrecklichen Situation zu ergründen, die sowohl von denen, die sie geschaffen hatten, als auch von demjenigen, der darunter litt, sorgfältig verborgen wurde.
Au-dessus de ce troisième étage étaient un grenier à étendre le linge et deux mansardes où couchaient un garçon de peine, nommé Christophe, et la grosse Sylvie, la cuisinière.
Über diesem dritten Stockwerk befanden sich ein Dachboden zum Aufhängen von Wäsche und zwei Dachkammern, in denen ein Landarbeiter namens Christophe und die dicke Köchin Sylvie schliefen.
Outre les sept pensionnaires internes, madame Vauquer avait, bon an, mal an, huit étudiants en droit ou en médecine, et deux ou trois habitués qui demeuraient dans le quartier, abonnés tous pour le dîner seulement.
Neben den sieben Pensionsgästen beherbergte Madame Vauquer Jahr für Jahr acht Jura- oder Medizinstudenten sowie zwei oder drei Stammgäste aus der Nachbarschaft, die alle nur zum Abendessen abonniert waren.
La salle contenait à dîner dix-huit personnes et pouvait en admettre une vingtaine ; mais le matin, il ne s’y trouvait que sept locataires, dont la réunion offrait pendant le déjeuner l’aspect d’un repas de famille.
Der Raum bot Platz für achtzehn Personen zum Abendessen und etwa zwanzig am Vormittag; allerdings waren nur sieben Mieter anwesend, deren Zusammenkunft beim Mittagessen den Eindruck eines Familienessens erweckte.
Chacun descendait en pantoufles, se permettait des observations confidentielles sur la mise ou sur l’air des externes, et sur les événements de la soirée précédente, en s’exprimant avec la confiance de l’intimité.
Jeder kam in Hausschuhen herunter, erlaubte sich vertrauliche Beobachtungen über die Kleidung oder das Benehmen der anderen Studenten sowie über die Ereignisse des Vorabends und drückte sich dabei mit der Vertraulichkeit einer intimen Atmosphäre aus.
Ces sept pensionnaires étaient les enfants gâtés de madame Vauquer, qui leur mesurait avec une précision d’astronome les soins et les égards, d’après le chiffre de leurs pensions. Une même considération affectait ces êtres rassemblés par le hasard.
Diese sieben Pensionsgäste waren Madame Vauquers verwöhnte Kinder, die ihre Fürsorge und Aufmerksamkeit mit astronomischer Präzision an die Höhe ihrer Pensionen anpassten. Dasselbe galt für diese zufällig zusammengeführten Wesen.
Les deux locataires du second ne payaient que soixante-douze francs par mois.
Die beiden Mieter der zweiten Wohnung zahlten nur 72 Franken pro Monat.
Ce bon marché, qui ne se rencontre que dans le faubourg Saint-Marcel, entre la Bourbe et la Salpêtrière, et auquel madame Couture faisait seule exception, annonce que ces pensionnaires devaient être sous le poids de malheurs plus ou moins apparents.
Diese Billigkeit, die nur im Viertel Saint-Marcel zwischen der Bourbe und der Salpêtrière zu finden ist und von der Madame Couture die einzige Ausnahme bildete, lässt vermuten, dass diese Pensionsgäste unter dem Gewicht mehr oder weniger offensichtlicher Unglücksfälle gelitten haben müssen.
Aussi le spectacle désolant que présentait l’intérieur de cette maison se répétait-il dans le costume des ses habitués, également délabrés.
Der trostlose Anblick, den das Innere dieses Hauses bot, spiegelte sich auch in der ebenso heruntergekommenen Kleidung seiner Stammgäste wider.
Les hommes portaient des redingotes dont la couleur était devenue problématique, des chaussures comme il s’en jette au coin des bornes dans les quartiers élégants, du linge élimé, des vêtements qui n’avaient plus que l’âme.
Die Männer trugen Gehrocke, deren Farbe problematisch geworden war, Schuhe wie jene, die man an Straßenecken in eleganten Vierteln wegwarf, abgetragene Leinenkleidung, Kleidung, die nichts mehr besaß als ihre Seele.
Les femmes avaient des robes passées, reteintes, déteintes, de vieilles dentelles raccommodées, des gants glacés par l’usage, des collerettes toujours rousses et des fichus éraillés.
Die Frauen trugen verblichene Kleider, nachgefärbte, verblichene, alte, geflickte Spitzen, Handschuhe, die vom Gebrauch kalt waren, Kragen, die immer rotbraun waren, und ausgefranste Kopftücher.
Si tels étaient les habits, presque tous montraient des corps solidement charpentés, des constitutions qui avaient résisté aux tempêtes de la vie, des faces froides, dures, effacées comme celles des écus démonétisés.
Wenn es sich um solche Kleidung handelte, so zeugten doch fast alle von stämmigen Körpern, von Konstitutionen, die den Stürmen des Lebens standgehalten hatten, von kalten, harten Gesichtern, so ausdruckslos wie die von entwerteten Münzen.
Les bouches flétries étaient armées de dents avides.
Die verdorrten Mäuler waren mit gierigen Zähnen bewaffnet.
Ces pensionnaires faisaient pressentir des drames accomplis ou en action ; non pas de ces drames joués à la lueur des rampes, entre des toiles peintes, mais des drames vivant et muets, des drames glacés qui remuaient chaudement le cœur, des drames continus.
Diese Bewohner gewährten einen Einblick in bereits vollzogene oder im Gange befindliche Dramen; keine Dramen, die im Rampenlicht vor gemalten Kulissen gespielt werden, sondern lebendige und stille Dramen, eisige Dramen, die das Herz warm berührten, fortwährende Dramen.
La vieille demoiselle Michonneau gardait sur ses yeux fatigués, un crasseux abat-jour en taffetas vert, cerclé par du fil d’archal qui aurait effarouché l’ange de la pitié.
Die alte Miss Michonneau hielt sich einen schmutzigen grünen Taftlampenschirm über die müden Augen, der von einem archaischen Faden umwickelt war, der selbst den Engel des Mitleids erschreckt hätte.
Son châle à franges maigres et pleurardes semblait couvrir un squelette, tant les formes qu’il cachait étaient anguleuses. Quel acide avait dépouillé cette créature de ses formes féminines ?
Ihr Schal mit seinen dünnen, weinenden Fransen schien ein Skelett zu bedecken, so kantig waren die Formen, die er verbarg. Welche Säure hatte diesem Wesen seine weiblichen Kurven geraubt?
elle devait avoir été jolie et bien faite : était-ce le vice, le chagrin, la cupidité ? avait-elle trop aimé ? avait-elle été marchande à la toilette, ou seulement courtisane ?
Sie muss hübsch und wohlproportioniert gewesen sein: War es Laster, Kummer, Gier? Hatte sie zu sehr geliebt? War sie Schneiderin gewesen oder nur eine Kurtisane?
expiait-elle les triomphes d’une jeunesse insolente au-devant de laquelle s’étaient rués les plaisirs par une vieillesse que fuyaient les passants ? Son regard blanc donnait froid, sa figure rabougrie menaçait.
Wollte sie die Triumphe einer unverschämten Jugend, in die Vergnügungen gestürzt waren, mit einem Alter sühnen, vor dem die Vorübergehenden flohen? Ihr weißer Blick war kalt, ihr eingefallenes Gesicht bedrohlich.
Elle avait la voix clairette d’une cigale criant dans son buisson aux approches de l’hiver. Elle disait avoir pris soin d’un vieux monsieur affecté d’un catarrhe à la vessie, et abandonné par ses enfants, qui l’avaient cru sans ressource.
Ihre Stimme war klar und dünn wie die einer Zikade, die im Gebüsch zirpt, wenn der Winter naht. Sie erzählte, sie habe sich um einen alten Herrn gekümmert, der an Blasenkatarrh litt und von seinen Kindern verlassen worden war, die ihn für mittellos gehalten hatten.
Ce vieillard lui avait légué mille francs de rente viagère, périodiquement disputés par les héritiers, aux calomnies desquelles elle était en butte.
Dieser alte Mann hatte ihr eine lebenslange Rente von tausend Francs vermacht, die von den Erben regelmäßig angefochten wurde, deren Verleumdungen sie ausgesetzt war.
Quoique le jeu des passions eût ravagé sa figure, il s’y trouvait encore certains vestiges d’une blancheur et d’une finesse dans le tissu qui permettait de supposer que le corps conservait quelques restes de beauté.
Obwohl das Spiel der Leidenschaften ihr Gesicht gezeichnet hatte, waren noch Spuren von Weiß und Feinheit im Gewebe zu erkennen, die vermuten ließen, dass der Körper noch Reste von Schönheit besaß.
M. Poiret était une espèce de mécanique.
Herr Poiret war eine Art Maschine.
En l’apercevant s’étendre comme une ombre grise le long d’une allée au Jardin des plantes, la tête couverte d’une vieille casquette flasque, tenant à peine sa canne à pomme d’ivoire jauni dans sa main, laissant flotter les pans flétris de sa redingote qui cachait mal une culotte presque vide, et des jambes en bas bleus qui flageolaient comme celles d’un homme ivre, montrant son gilet blanc sale et son jabot de grosse mousseline recroquevillée qui s’unissait imparfaitement à sa cravate cordée autour de son cou de dindon, bien des gens se demandaient si cette ombre chinoise appartenait à la race audacieuse des fils de Japhet qui papillonnent sur le boulevard Italien.
Als man ihn wie einen grauen Schatten in einer Gasse im Jardin des Plantes entlangstreifen sah, den Kopf mit einer alten, schlaffen Kappe bedeckt, den Spazierstock mit dem vergilbten Elfenbeinknauf kaum in der Hand haltend, die verwelkten Schöße seines Gehrocks flatternd, seine fast leere Kniehose kaum verdeckend, und seine blauen Strümpfe wie die eines Betrunkenen schwingend, sodass seine schmutzige weiße Weste und sein zerknittertes Jabot aus grobem Musselin sichtbar wurden, das unvollkommen mit seiner um seinen Truthahnhals gebundenen Krawatte verbunden war, fragten sich viele, ob diese schattenhafte Gestalt zu dem kühnen Geschlecht der Söhne Japhets gehörte, die auf dem Boulevard Italien herumflattern.
Quel travail avait pu le ratatiner ainsi ? quelle passion avait bistré sa face bulbeuse, qui dessinée en caricature, aurait paru hors de vrai ? Ce qu’il avait été ?
Welche Arbeit konnte ihn so schrumpfen lassen? Welche Leidenschaft hatte sein rundliches Gesicht verdunkelt, das, als Karikatur gezeichnet, unwirklich gewirkt hätte? Was war er gewesen?
Mais peut-être avait-il été employé au ministère de la justice, dans le bureau où les exécuteurs des hautes-œuvres envoient leurs mémoires de frais, le compte des fournitures de voiles noirs pour les parricides, de son pour les paniers, de ficelle pour les couteaux.
Vielleicht war er aber im Justizministerium angestellt gewesen, in dem Büro, an das die Henker ihre Spesenabrechnungen schicken, das Konto für die Lieferung von schwarzen Schleiern für Vatermörder, Kleie für Körbe, Schnur für Messer.
Peut-être avait-il été receveur à la porte d’un abattoir, ou sous-inspecteur de la salubrité.
Vielleicht war er ein Aufseher am Tor eines Schlachthofs oder ein stellvertretender Hygieneinspektor gewesen.
Enfin, cet homme semblait avoir été l’un des ânes de notre grand moulin social, l’un de ces Ratons parisiens qui ne connaissent même pas leurs Bertrands, quelque pivot sur lequel avaient tourné les infortunes ou les saletés publiques, enfin l’un de ces hommes dont nous disons, en les voyant : « Il en faut pourtant comme ça.
Schließlich schien dieser Mann einer der Esel unserer großen gesellschaftlichen Mühle gewesen zu sein, einer jener Pariser Ratons, die ihre Bertrands nicht einmal kennen, ein Dreh- und Angelpunkt, um den sich Unglück oder öffentlicher Schmutz gedreht hatten, schließlich einer jener Männer, von denen wir sagen, wenn wir sie sehen: „Wir brauchen solche.“
» Le beau Paris ignore ces figures blêmes de souffrances morales ou physiques. Mais Paris est un véritable océan. Jetez-y la sonde, vous n’en connaîtrez jamais la profondeur.
„Das schöne Paris ignoriert diese blassen Gestalten moralischen oder physischen Leidens. Doch Paris ist ein wahrer Ozean. Wirf dein Resonanzboden hinein, und du wirst niemals seine Tiefen ergründen.“
Parcourez-le, décrivez-le : quelque soin que vous mettiez à le parcourir, à le décrire ; quelque nombreux et intéressés que soient les explorateurs de cette mer, il s’y rencontrera toujours un lieu vierge, un antre inconnu, des fleurs, des perles, des monstres, quelque chose d’inouï, oublié par les plongeurs littéraires.
Erforsche es, beschreibe es: Wie sorgfältig du es auch erforschst, wie zahlreich und interessiert die Erforscher dieses Meeres auch sein mögen, es wird immer einen unberührten Ort geben, eine unbekannte Höhle, Blumen, Perlen, Monster, etwas Unerhörtes, das von literarischen Tauchern vergessen wurde.
La maison Vauquer est une de ces monstruosités curieuses. Deux figures y formaient un contraste frappant avec la masse des pensionnaires et des habitués.
Das Haus der Vauquers ist eines dieser kuriosen Ungetüme. Zwei Gestalten bildeten dort einen auffälligen Kontrast zu der Masse der Bewohner und Stammgäste.
Quoique mademoiselle Victorine Taillefer eût une blancheur maladive semblable à celle des jeunes filles attaquées de chlorose, et qu’elle se rattachât à la souffrance générale qui faisait le fond de ce tableau par une tristesse habituelle, par une contenance gênée, par un air pauvre et grêle, néanmoins son visage n’était pas vieux, ses mouvements et sa voix étaient agiles.
Obwohl Miss Victorine Taillefer eine kränkliche Blässe hatte, ähnlich der von jungen Mädchen, die an Chlorose leiden, und obwohl sie durch eine gewohnheitsmäßige Traurigkeit, ein unbeholfenes Auftreten und eine kränkliche und gebrechliche Ausstrahlung mit dem allgemeinen Leid verbunden war, das den Hintergrund dieses Bildes bildete, war ihr Gesicht dennoch nicht alt, ihre Bewegungen und ihre Stimme waren agil.
Ce jeune malheur ressemblait à un arbuste aux feuilles jaunies, fraîchement planté dans un terrain contraire.
Dieses junge Unglück ähnelte einem Strauch mit gelb werdenden Blättern, der frisch in ungünstigen Boden gepflanzt worden war.
Sa physionomie roussâtre, ses cheveux d’un blond fauve, sa taille trop mince, exprimaient cette grâce que les poëtes modernes trouvaient aux statuettes du moyen âge. Ses yeux gris mélangés de noir exprimaient une douceur, une résignation chrétiennes.
Ihr rötlicher Teint, ihr hellblondes Haar, ihre schlanke Gestalt – sie alle verkörperten jene Anmut, die moderne Dichter in mittelalterlichen Statuetten fanden. Ihre grauen, schwarz umrandeten Augen strahlten christliche Sanftmut und Ergebung aus.
Ses vêtements, simples, peu coûteux, trahissaient des formes jeunes. Elle était jolie par juxtaposition. Heureuse, elle eût été ravissante : le bonheur est la poésie des femmes, comme la toilette en est le fard.
Ihre schlichte, preiswerte Kleidung ließ auf ein junges Alter schließen. Im Vergleich dazu war sie hübsch. Wäre sie glücklich gewesen, hätte sie umwerfend ausgesehen: Glück ist die Poesie der Frauen, so wie Kleidung ihr Make-up ist.
Si la joie d’un bal eût reflété ses teintes rosées sur ce visage pâle ; si les douceurs d’une vie élégante eussent rempli, eussent vermillonné ces joues déjà légèrement creusées ; si l’amour eût ranimé ces yeux tristes, Victorine aurait pu lutter avec les plus belles jeunes filles.
Wenn die Freude eines Balls ihre rosigen Farbtöne auf jenes blasse Gesicht geworfen hätte; wenn die Süße eines eleganten Lebens jene Wangen erfüllt, sie gerötet hätte, die schon etwas eingefallen waren; wenn die Liebe jene traurigen Augen wiederbelebt hätte, dann hätte Victorine mit den schönsten jungen Mädchen konkurrieren können.
Il lui manquait ce qui crée une seconde fois la femme, les chiffons et les billets doux. Son histoire eût fourni le sujet d’un livre.
Ihm fehlte, was eine Frau ein zweites Mal erweckt: Lumpen und Liebesbriefe. Seine Geschichte hätte Stoff für ein Buch geboten.
Son père croyait avoir des raisons pour ne pas la reconnaître, refusait de la garder près de lui, ne lui accordait que six cents francs par an, et avait dénaturé sa fortune afin de pouvoir la transmettre en entier à son fils.
Ihr Vater glaubte, Gründe zu haben, sie nicht anzuerkennen, weigerte sich, sie in seiner Nähe zu behalten, gewährte ihr nur sechshundert Francs im Jahr und hatte sein Vermögen verfälscht, um es vollständig seinem Sohn vererben zu können.
Parente éloignée de la mère de Victorine, qui jadis était venue mourir de désespoir chez elle, madame Couture prenait soin de l’orpheline comme de son enfant.
Madame Couture, eine entfernte Verwandte von Victorines Mutter, die einst in ihr Haus gekommen war, um dort an Verzweiflung zu sterben, kümmerte sich um das Waisenkind, als wäre es ihr eigenes.
Malheureusement, la veuve du commissaire ordonnateur des armées de la République ne possédait rien au monde que son douaire et sa pension ; elle pouvait laisser un jour cette pauvre fille, sans expérience et sans ressources, à la merci du monde.
Leider besaß die Witwe des Generalfeldkommissars der Armeen der Republik nichts auf der Welt außer ihrer Mitgift und ihrer Pension; eines Tages könnte sie dieses arme Mädchen, unerfahren und mittellos, der Gnade der Welt ausliefern.
La bonne femme menait Victorine à la messe tous les dimanches, à confesse tous les quinze jours, afin d’en faire à tout hasard une fille pieuse. Elle avait raison.
Die gütige Frau nahm Victorine jeden Sonntag mit zur Messe und alle zwei Wochen zur Beichte, in der Hoffnung, sie so vielleicht zu einem frommen Mädchen zu erziehen. Und sie hatte Recht.
Les sentiments religieux offraient un avenir à cette enfant désavouée, qui aimait son père, qui tous les ans s’acheminait chez lui pour y apporter le pardon de sa mère ; mais qui, tous les ans, se cognait contre la porte de sa maison paternelle, inexorablement fermée.
Religiöse Gefühle boten diesem verstoßenen Kind, das seinen Vater liebte und jedes Jahr zu seinem Haus ging, um die Mutter um Vergebung zu bitten, eine Zukunft; aber das jedes Jahr gegen die Tür des väterlichen Hauses hämmerte, die sich unerbittlich schloss.
Son frère, son unique médiateur, n’était pas venu la voir une seule fois en quatre ans, et ne lui envoyait aucun secours. Elle suppliait Dieu de dessiller les yeux de son père, d’attendrir le cœur de son frère, et priait pour eux sans les accuser.
Ihr Bruder, ihr einziger Vermittler, hatte sie in vier Jahren kein einziges Mal besucht und ihr keine Hilfe geschickt. Sie flehte Gott an, ihrem Vater die Augen zu öffnen, das Herz ihres Bruders zu erweichen, und betete für sie, ohne sie anzuklagen.
Madame Couture et madame Vauquer ne trouvaient pas assez de mots dans le dictionnaire des injures pour qualifier cette conduite barbare.
Madame Couture und Madame Vauquer konnten im Wörterbuch der Beleidigungen nicht genügend Worte finden, um dieses barbarische Verhalten zu beschreiben.
Quand elles maudissaient ce millionnaire infâme, Victorine faisait entendre de douces paroles, semblables au chant de ramier blessé, dont le cri de douleur exprime encore l’amour.
Als sie diesen berüchtigten Millionär verfluchten, sprach Victorine süße Worte, wie der Gesang einer verletzten Ringeltaube, deren Schmerzensschrei noch immer Liebe ausdrückt.
Eugène de Rastignac avait un visage tout méridional, le teint blanc, des cheveux noirs, des yeux bleus.
Eugène de Rastignac hatte ein sehr südliches Gesicht, einen hellen Teint, schwarze Haare und blaue Augen.
Sa tournure, ses manières, sa pose habituelle, dénotaient le fils d’une famille noble, où l’éducation première n’avait comporté que des traditions de bon goût.
Sein Auftreten, seine Manieren, seine gewohnte Pose zeugten von der Herkunft des Sohnes einer Adelsfamilie, deren frühe Erziehung ausschließlich aus Traditionen des guten Geschmacks bestanden hatte.
S’il était ménager de ses habits, si les jours ordinaires il achevait d’user les vêtements de l’an passé, néanmoins il pouvait sortir quelquefois mis comme l’est un jeune homme élégant.
Obwohl er sorgsam mit seiner Kleidung umging und an normalen Tagen die Kleidung vom Vorjahr abnutzte, konnte er sich dennoch gelegentlich wie ein eleganter junger Mann kleiden.
Ordinairement, il portait une vieille redingote, un mauvais gilet, la méchante cravate noire, flétrie, mal nouée de l’étudiant, un pantalon à l’avenant et des bottes ressemelées.
Normalerweise trug er einen alten Gehrock, eine schlecht sitzende Weste, die hässliche schwarze Krawatte eines Studenten – verblichen, schlecht gebunden –, dazu passende Hosen und neu besohlte Stiefel.
Entre ces deux personnages et les autres, Vautrin, l’homme de quarante ans, à favoris peints, servait de transition. Il était de ces gens dont le peuple dit : « Voilà un fameux gaillard !
Zwischen diesen beiden Figuren und den anderen fungierte Vautrin, der vierzigjährige Mann mit den gemalten Koteletten, als Bindeglied. Er war einer jener Menschen, von denen die Leute sagten: „Das ist ein feiner Kerl!“
» Il avait les épaules larges, le buste bien développé, les muscles apparents, des mains épaisses, carrées et fortement marquées aux phalanges par des bouquets de poils touffus et d’un roux ardent.
„Er hatte breite Schultern, eine gut entwickelte Brust, sichtbare Muskeln, dicke, quadratische Hände, deren Knöchel deutlich von Büscheln buschigen, feuerroten Haaren gezeichnet waren.“
Sa figure, rayée par des rides prématurées, offrait des signes de dureté que démentaient ses manières souples et liantes. Sa voix de basse taille, en harmonie avec sa grosse gaieté, ne déplaisait point. Il était obligeant et rieur.
Sein Gesicht, von ersten Fältchen gezeichnet, wirkte streng, doch sein sanftes und gewinnendes Wesen stand im Widerspruch dazu. Seine tiefe Stimme, die zu seiner überschwänglichen Fröhlichkeit passte, war nicht unangenehm. Er war zuvorkommend und jovial.
Si quelque serrure allait mal, il l’avait bientôt démontée, rafistolée, huilée, limée, remontée, en disant : « Ça me connaît.
Wenn ein Schloss nicht richtig funktionierte, zerlegte er es im Handumdrehen, flickte es, ölte es, feilte es ab, setzte es wieder zusammen und sagte: „Ich kenne mich damit bestens aus.“
» Il connaissait tout d’ailleurs, les vaisseaux, la mer, la France, l’étranger, les affaires, les hommes, les événements, les lois, les hôtels et les prisons. Si quelqu’un se plaignait par trop, il lui offrait aussitôt ses services.
„Er wusste außerdem alles: Schiffe, das Meer, Frankreich, fremde Länder, Wirtschaft, Männer, Ereignisse, Gesetze, Hotels und Gefängnisse. Wenn sich jemand zu sehr beschwerte, bot er sofort seine Dienste an.“
Il avait prêté plusieurs fois de l’argent à madame Vauquer et à quelques pensionnaires ; mais ses obligés seraient morts plutôt que de ne pas le lui rendre, tant, malgré son air bonhomme, il imprimait de crainte par un certain regard profond et plein de résolutions.
Er hatte Madame Vauquer und einigen Pensionsgästen mehrmals Geld geliehen; doch seine Schuldner wären eher gestorben, als ihn nicht zurückzuzahlen, so sehr flößte er mit seinem gewissen tiefen und entschlossenen Blick, trotz seines gutmütigen Wesens, Furcht ein.
A la manière dont il lançait un jet de salive, il annonçait un sang-froid imperturbable qui ne devait pas le faire reculer devant un crime pour sortir d’une position équivoque.
Die Art, wie er Speichel ausspuckte, zeugte von einer unerschütterlichen Gelassenheit, die ihn nicht davon abhalten würde, ein Verbrechen zu begehen, um aus einer misslichen Lage herauszukommen.
Comme un juge sévère, son œil semblait aller au fond de toutes les questions, de toutes les consciences, de tous les sentiments.
Wie ein strenger Richter schien sein Blick bis ins Innerste jeder Frage, jedes Gewissens, jedes Gefühls vorzudringen.
Ses mœurs consistaient à sortir après le déjeuner, à revenir pour dîner, à décamper pour toute la soirée, et à rentrer vers minuit, à l’aide d’un passe-partout que lui avait confié madame Vauquer. Lui seul jouissait de cette faveur.
Seine Gewohnheit bestand darin, nach dem Mittagessen auszugehen, zum Abendessen zurückzukehren, den ganzen Abend fort zu sein und erst gegen Mitternacht mit einem Generalschlüssel zurückzukehren, den ihm Madame Vauquer anvertraut hatte. Dieses Privileg genoss nur er.
Mais aussi était-il au mieux avec la veuve, qu’il appelait maman en la saisissant par la taille, flatterie peu comprise !
Aber er verstand sich auch sehr gut mit der Witwe, die er „Mama“ nannte und dabei an der Taille packte – eine Schmeichelei, die nicht so recht verstanden wurde!
La bonne femme croyait la chose encore facile, tandis que Vautrin seul avait les bras assez long pour presser cette pesante circonférence.
Die alte Frau dachte, es sei noch einfach, solange nur Vautrin Arme habe, die lang genug seien, um diesen schweren Umfang zu umfassen.
Un trait de son caractère était de payer généreusement quinze francs par mois pour le gloria qu’il prenait au dessert.
Eine seiner Charaktereigenschaften war es, großzügig fünfzehn Francs im Monat für die Gloria zu bezahlen, die er als Dessert genoss.
Des gens moins superficiels que ne l’étaient ces jeunes gens emportés par les tourbillons de la vie parisienne, ou ces vieillards indifférents à ce qui ne les touchait pas directement, ne se seraient pas arrêtés à l’impression douteuse que leur causait Vautrin.
Weniger oberflächliche Menschen als diese jungen Leute, die von den Wirbelwinden des Pariser Lebens mitgerissen wurden, oder diese alten Leute, denen alles gleichgültig war, was sie nicht direkt betraf, hätten sich nicht mit dem zweifelhaften Eindruck zufriedengegeben, den Vautrin auf sie machte.
Il savait ou devinait les affaires de ceux qui l’entouraient, tandis que nul ne pouvait pénétrer ni ses pensées ni ses occupations.
Er kannte oder ahnte die Angelegenheiten der Menschen um ihn herum, während niemand in seine Gedanken oder seine Beschäftigungen eindringen konnte.
Quoiqu’il eût jeté son apparente bonhomie, sa constante complaisance et sa gaieté comme une barrière entre les autres et lui, souvent il laissait percer l’épouvantable profondeur de son caractère.
Obwohl er seine scheinbare Gutmütigkeit, seine ständige Nachgiebigkeit und seine Fröhlichkeit als Schutzwall zwischen sich und anderen errichtet hatte, ließ er oft die erschreckenden Tiefen seines Charakters durchscheinen.
Souvent une boutade digne de Juvénal, et par laquelle il semblait se complaire à bafouer les lois, à fouetter la haute société, à la convaincre d’inconséquence avec elle-même, devait faire supposer qu’il gardait rancune à l’état social, et qu’il y avait au fond de sa vie un mystère soigneusement enfoui.
Ein oft für Juvenal typischer Scherz, mit dem er scheinbar Vergnügen daran fand, die Gesetze zu missachten, die High Society zu geißeln und sie von ihrer Widersprüchlichkeit zu überzeugen, bestand darin, anzudeuten, dass er einen Groll gegen die gesellschaftliche Ordnung hegte und dass im Grunde seines Lebens ein sorgsam vergrabenes Geheimnis verborgen lag.
Attirée, peut-être à son insu, par la force de l’un ou par la beauté de l’autre, mademoiselle Taillefer partageait ses regards furtifs, ses pensées secrètes, entre ce quadragénaire et le jeune étudiant ; mais aucun d’eux ne paraissait songer à elle, quoique d’un jour à l’autre le hasard pût changer sa position et la rendre un riche parti.
Angezogen, vielleicht unbewusst, von der Stärke des einen oder der Schönheit des anderen, teilte Mademoiselle Taillefer ihre verstohlenen Blicke, ihre geheimen Gedanken zwischen diesem Mann in den Vierzigern und dem jungen Studenten auf; aber keiner von beiden schien an sie zu denken, obwohl sich ihre Lage von einem Tag auf den anderen ändern und sie zu einer reichen Partie machen konnte.
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