
Die Verwandlung
La Métamorphose
Franz Kafka · 1915
Un homme se réveille transformé en insecte géant, explorant l'aliénation.
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Le texte original, chaque ligne suivie de sa traduction.
Als Gregor Samsa eines Morgens aus unruhigen Träumen erwachte, fand er sich in seinem Bett zu einem ungeheueren Ungeziefer verwandelt.
Un matin, au réveil d'un rêve agité, Gregor Samsa se retrouva transformé dans son lit en un monstrueux insecte.
Er lag auf seinem panzerartig harten Rücken und sah, wenn er den Kopf ein wenig hob, seinen gewölbten, braunen, von bogenförmigen Versteifungen geteilten Bauch, auf dessen Höhe sich die Bettdecke, zum gänzlichen Niedergleiten bereit, kaum noch erhalten konnte.
Il était couché sur son dos dur comme une carapace et, lorsqu'il leva un peu la tête, il vit son ventre brun et arqué, divisé par des muscles saillants, au niveau desquels les draps, prêts à glisser complètement, avaient du mal à rester en place.
Seine vielen, im Vergleich zu seinem sonstigen Umfang kläglich dünnen Beine flimmerten ihm hilflos vor den Augen.
Ses nombreuses pattes, pitoyablement maigres comparées au reste de son corps, vacillaient impuissantes devant ses yeux.
»Was ist mit mir geschehen?« dachte er. Es war kein Traum. Sein Zimmer, ein richtiges, nur etwas zu kleines Menschenzimmer, lag ruhig zwischen den vier wohlbekannten Wänden.
« Que m’est-il arrivé ? » pensa-t-il. Ce n’était pas un rêve. Sa chambre, une vraie chambre d’humain, quoique un peu trop petite, se trouvait là, paisible, entre ses quatre murs familiers.
Über dem Tisch, auf dem eine auseinandergepackte Musterkollektion von Tuchwaren ausgebreitet war – Samsa war Reisender –, hing das Bild, das er vor kurzem aus einer illustrierten Zeitschrift ausgeschnitten und in einem hübschen, vergoldeten Rahmen untergebracht hatte.
Au-dessus de la table, sur laquelle était étalé un échantillon de textiles non déballé – Samsa était un voyageur –, était accrochée la photo qu'il avait récemment découpée dans un magazine illustré et placée dans un joli cadre doré.
Es stellte eine Dame dar, die, mit einem Pelzhut und einer Pelzboa versehen, aufrecht dasaß und einen schweren Pelzmuff, in dem ihr ganzer Unterarm verschwunden war, dem Beschauer entgegenhob.
Elle représentait une dame qui, coiffée d'un chapeau de fourrure et portant un boa de fourrure, était assise bien droite et levait vers le spectateur un épais manchon de fourrure dans lequel disparaissait tout son avant-bras.
Gregors Blick richtete sich dann zum Fenster, und das trübe Wetter – man hörte Regentropfen auf das Fensterblech aufschlagen – machte ihn ganz melancholisch.
Le regard de Gregor se tourna alors vers la fenêtre, et le temps maussade – on pouvait entendre les gouttes de pluie frapper le rebord de la fenêtre – le rendit assez mélancolique.
»Wie wäre es, wenn ich noch ein wenig weiterschliefe und alle Narrheiten vergäße,« dachte er, aber das war gänzlich undurchführbar, denn er war gewöhnt, auf der rechten Seite zu schlafen, konnte sich aber in seinem gegenwärtigen Zustand nicht in diese Lage bringen.
« Et si je dormais un peu plus longtemps et que j’oubliais toutes mes bêtises ? » pensa-t-il, mais c’était complètement impossible, car il avait l’habitude de dormir sur le côté droit, mais dans son état actuel, il ne pouvait pas se mettre dans cette position.
Mit welcher Kraft er sich auch auf die rechte Seite warf, immer wieder schaukelte er in die Rückenlage zurück.
Peu importe à quel point il se jetait de toutes ses forces sur le côté droit, il retombait toujours sur le dos.
Er versuchte es wohl hundertmal, schloß die Augen, um die zappelnden Beine nicht sehen zu müssen, und ließ erst ab, als er in der Seite einen noch nie gefühlten, leichten, dumpfen Schmerz zu fühlen begann.
Il a probablement essayé une centaine de fois, fermant les yeux pour ne pas avoir à voir ses jambes trembler, et n'a abandonné que lorsqu'il a commencé à ressentir une légère douleur sourde au flanc qu'il n'avait jamais ressentie auparavant.
»Ach Gott,« dachte er, »was für einen anstrengenden Beruf habe ich gewählt! Tag aus, Tag ein auf der Reise.
« Oh mon Dieu », pensa-t-il, « quel métier pénible j’ai choisi ! Jour après jour sur la route. »
Die geschäftlichen Aufregungen sind viel größer, als im eigentlichen Geschäft zu Hause, und außerdem ist mir noch diese Plage des Reisens auferlegt, die Sorgen um die Zuganschlüsse, das unregelmäßige, schlechte Essen, ein immer wechselnder, nie andauernder, nie herzlich werdender menschlicher Verkehr.
L'excitation liée aux affaires est bien plus grande que dans le travail proprement dit à la maison, et de plus, je suis également accablé par le supplice du voyage, les soucis liés aux correspondances ferroviaires, la nourriture irrégulière et de mauvaise qualité, et une interaction humaine constamment changeante, jamais durable, jamais chaleureuse.
Der Teufel soll das alles holen!« Er fühlte ein leichtes Jucken oben auf dem Bauch; schob sich auf dem Rücken langsam näher zum Bettpfosten, um den Kopf besser heben zu können; fand die juckende Stelle, die mit lauter kleinen weißen Pünktchen besetzt war, die er nicht zu beurteilen verstand; und wollte mit einem Bein die Stelle betasten, zog es aber gleich zurück, denn bei der Berührung umwehten ihn Kälteschauer.
« Que le diable prenne tout ça ! » Il sentit une légère démangeaison en haut de son ventre ; il se rapprocha lentement du montant du lit, dans son dos, pour pouvoir lever la tête plus facilement ; il trouva l'endroit qui le démangeait, couvert de nombreux petits points blancs qu'il ne pouvait distinguer ; et il voulut le toucher avec une jambe, mais la retira aussitôt, car un frisson le parcourut au contact.
Er glitt wieder in seine frühere Lage zurück. »Dies frühzeitige Aufstehen«, dachte er, »macht einen ganz blödsinnig. Der Mensch muß seinen Schlaf haben. Andere Reisende leben wie Haremsfrauen.
Il reprit sa place initiale. « Se lever si tôt, pensa-t-il, rend complètement idiot. On a besoin de dormir. D'autres voyageurs vivent comme des femmes de harem. »
Wenn ich zum Beispiel im Laufe des Vormittags ins Gasthaus zurückgehe, um die erlangten Aufträge zu überschreiben, sitzen diese Herren erst beim Frühstück. Das sollte ich bei meinem Chef versuchen; ich würde auf der Stelle hinausfliegen.
Par exemple, si je retourne à l'auberge le matin pour transmettre les commandes que j'ai reçues, ces messieurs sont à peine en train de prendre leur petit-déjeuner. J'essaierais bien ça avec mon patron ; je serais viré sur-le-champ.
Wer weiß übrigens, ob das nicht sehr gut für mich wäre. Wenn ich mich nicht wegen meiner Eltern zurückhielte, ich hätte längst gekündigt, ich wäre vor den Chef hingetreten und hätte ihm meine Meinung von Grund des Herzens aus gesagt.
D'ailleurs, qui sait si ce ne serait pas une bonne chose pour moi ? Si je n'avais pas à me retenir à cause de mes parents, j'aurais démissionné depuis longtemps ; j'aurais parlé franchement à mon patron.
Vom Pult hätte er fallen müssen! Es ist auch eine sonderbare Art, sich auf das Pult zu setzen und von der Höhe herab mit dem Angestellten zu reden, der überdies wegen der Schwerhörigkeit des Chefs ganz nahe herantreten muß.
Il aurait dû tomber du bureau ! C'est aussi une façon étrange de s'asseoir sur le bureau et de parler à l'employé de cette hauteur, surtout que ce dernier doit se tenir très près à cause de la déficience auditive du patron.
Nun, die Hoffnung ist noch nicht gänzlich aufgegeben, habe ich einmal das Geld beisammen, um die Schuld der Eltern an ihn abzuzahlen – es dürfte noch fünf bis sechs Jahre dauern –, mache ich die Sache unbedingt. Dann wird der große Schnitt gemacht.
Bon, je n'ai pas encore complètement perdu espoir. Dès que j'aurai réuni l'argent nécessaire pour rembourser la dette de mes parents envers lui — ce qui prendra probablement encore cinq ou six ans —, je le ferai sans faute. Ensuite, je prendrai la décision radicale.
Vorläufig allerdings muß ich aufstehen, denn mein Zug fährt um fünf.«
Pour l'instant, je dois me lever, car mon train part à cinq heures.
Und er sah zur Weckuhr hinüber, die auf dem Kasten tickte. »Himmlischer Vater!« dachte er, Es war halb sieben Uhr, und die Zeiger gingen ruhig vorwärts, es war sogar halb vorüber, es näherte sich schon dreiviertel.
Il jeta un coup d'œil au réveil qui tic-tac sur le placard. « Mon Dieu ! » pensa-t-il. Il était six heures et demie, et les aiguilles avançaient calmement ; il était même six heures et demie, presque trois quarts.
Sollte der Wecker nicht geläutet haben? Man sah vom Bett aus, daß er auf vier Uhr richtig eingestellt war; gewiß hatte er auch geläutet. Ja, aber war es möglich, dieses möbelerschütternde Läuten ruhig zu verschlafen?
Le réveil n'aurait-il pas dû sonner ? Du lit, il était clair qu'il était bien réglé sur quatre heures ; il avait forcément sonné. Oui, mais était-il possible de dormir paisiblement avec ce bruit assourdissant qui faisait trembler les meubles ?
Nun, ruhig hatte er ja nicht geschlafen, aber wahrscheinlich desto fester. Was aber sollte er jetzt tun?
Certes, il n'avait pas dormi paisiblement, mais sans doute d'un sommeil plus profond. Que faire maintenant ?
Der nächste Zug ging um sieben Uhr; um den einzuholen, hätte er sich unsinnig beeilen müssen, und die Kollektion war noch nicht eingepackt, und er selbst fühlte sich durchaus nicht besonders frisch und beweglich.
Le prochain train était à sept heures ; pour le prendre, il aurait dû se dépêcher bêtement, et la collection n'était pas encore bouclée, et lui-même ne se sentait ni particulièrement frais ni agile.
Und selbst wenn er den Zug einholte, ein Donnerwetter des Chefs war nicht zu vermeiden, denn der Geschäftsdiener hatte beim Fünfuhrzug gewartet und die Meldung von seiner Versäumnis längst erstattet.
Et même s'il avait réussi à attraper le train, une réprimande du patron était inévitable, car l'employé avait attendu le train de 17 heures et avait déjà signalé son erreur.
Es war eine Kreatur des Chefs, ohne Rückgrat und Verstand. Wie nun, wenn er sich krank meldete? Das wäre aber äußerst peinlich und verdächtig, denn Gregor war während seines fünfjährigen Dienstes noch nicht einmal krank gewesen.
C'était un pantin désabusé, sans envergure ni cervelle. Et s'il se mettait en arrêt maladie ? Ce serait extrêmement embarrassant et suspect, car Gregor n'avait jamais été malade en cinq ans de service.
Gewiß würde der Chef mit dem Krankenkassenarzt kommen, würde den Eltern wegen des faulen Sohnes Vorwürfe machen und alle Einwände durch den Hinweis auf den Krankenkassenarzt abschneiden, für den es ja überhaupt nur ganz gesunde, aber arbeitsscheue Menschen gibt.
Le patron viendrait certainement avec le médecin de l'assurance maladie, reprocherait aux parents la paresse de leur fils et balaierait toute objection en se référant au médecin de l'assurance maladie, pour qui il n'y a que des personnes parfaitement saines mais réfractaires au travail.
Und hätte er übrigens in diesem Falle so ganz unrecht? Gregor fühlte sich tatsächlich, abgesehen von einer nach dem langen Schlaf wirklich überflüssigen Schläfrigkeit, ganz wohl und hatte sogar einen besonders kräftigen Hunger.
Et aurait-il complètement tort dans ce cas ? Gregor se sentait en fait assez bien, mis à part une somnolence vraiment inutile après cette longue nuit de sommeil, et avait même un appétit particulièrement vorace.
Als er dies alles in größter Eile überlegte, ohne sich entschließen zu können, das Bett zu verlassen – gerade schlug der Wecker dreiviertel sieben – klopfte es vorsichtig an die Tür am Kopfende seines Bettes.
Tandis qu’il réfléchissait à tout cela avec une grande hâte, incapable de se décider à quitter le lit – le réveil sonnait sept heures moins le quart –, on frappa doucement à la porte au chevet de son lit.
»Gregor,« rief es – es war die Mutter –, »es ist dreiviertel sieben. Wolltest du nicht wegfahren?« Die sanfte Stimme!
« Gregor, » appela-t-elle – c’était la mère – « il est six heures moins le quart. Tu n’étais pas censé partir ? » La douce voix !
Gregor erschrak, als er seine antwortende Stimme hörte, die wohl unverkennbar seine frühere war, in die sich aber, wie von unten her, ein nicht zu unterdrückendes, schmerzliches Piepsen mischte, das die Worte förmlich nur im ersten Augenblick in ihrer Deutlichkeit beließ, um sie im Nachklang derart zu zerstören, daß man nicht wußte, ob man recht gehört hatte.
Gregor fut surpris d'entendre sa voix en réponse, qui était sans aucun doute la sienne, mais à laquelle se mêlait, comme venue d'en bas, un couinement incontrôlable et douloureux, qui ne préservait la clarté des mots que pendant un instant, pour mieux les détruire ensuite si complètement qu'on ne savait plus si l'on avait bien entendu.
Gregor hatte ausführlich antworten und alles erklären wollen, beschränkte sich aber bei diesen Umständen darauf, zu sagen: »Ja, ja, danke, Mutter, ich stehe schon auf.« Infolge der Holztür war die Veränderung in Gregors Stimme draußen wohl nicht zu merken, denn die Mutter beruhigte sich mit dieser Erklärung und schlürfte davon.
Gregor aurait voulu répondre en détail et tout expliquer, mais dans ces circonstances, il se contenta de dire : « Oui, oui, merci maman, je me lève maintenant. » À cause de la porte en bois, le changement dans la voix de Gregor ne fut probablement pas perçu de l'extérieur, car la mère, rassurée par cette explication, s'éloigna discrètement.
Aber durch das kleine Gespräch waren die anderen Familienmitglieder darauf aufmerksam geworden, daß Gregor wider Erwarten noch zu Hause war, und schon klopfte an der einen Seitentür der Vater, schwach, aber mit der Faust.
Mais cette brève conversation avait alerté les autres membres de la famille que Gregor était encore à la maison, à l'improviste, et déjà le père frappait faiblement mais du poing à l'une des portes latérales.
»Gregor, Gregor,« rief er, »was ist denn?« Und nach einer kleinen Weile mahnte er nochmals mit tieferer Stimme: »Gregor! Gregor!« An der anderen Seitentür aber klagte leise die Schwester: »Gregor? Ist dir nicht wohl?
« Gregor, Gregor, » appela-t-il, « qu'y a-t-il ? » Et après un petit moment, il le réprimanda de nouveau d'une voix plus grave : « Gregor ! Gregor ! » Mais à l'autre porte, la sœur se plaignit doucement : « Gregor ? Tu ne te sens pas bien ? »
Brauchst du etwas?« Nach beiden Seiten hin antwortete Gregor: »Bin schon fertig,« und bemühte sich, durch die sorgfältigste Aussprache und durch Einschaltung von langen Pausen zwischen den einzelnen Worten seiner Stimme alles Auffallende zu nehmen.
« Avez-vous besoin de quelque chose ? » Gregor répondit aux deux parties : « J’ai déjà terminé », et essaya de rendre sa voix aussi distinctive que possible en utilisant la prononciation la plus soignée et en insérant de longues pauses entre chaque mot.
Der Vater kehrte auch zu seinem Frühstück zurück, die Schwester aber flüsterte: »Gregor, mach auf, ich beschwöre dich.« Gregor aber dachte gar nicht daran aufzumachen, sondern lobte die vom Reisen her übernommene Vorsicht, auch zu Hause alle Türen während der Nacht zu versperren.
Le père retourna à son petit-déjeuner, mais la sœur murmura : « Gregor, ouvre, je t'en prie. » Mais Gregor n'avait aucune intention d'ouvrir, et vanta la prudence qu'il avait apprise en voyageant, celle de verrouiller toutes les portes de la maison la nuit.
Zunächst wollte er ruhig und ungestört aufstehen, sich anziehen und vor allem frühstücken, und dann erst das Weitere überlegen, denn, das merkte er wohl, im Bett würde er mit dem Nachdenken zu keinem vernünftigen Ende kommen.
Il voulait d'abord se lever tranquillement, sans être dérangé, s'habiller et surtout prendre son petit-déjeuner, et seulement ensuite envisager le reste, car, se rendait-il compte, il ne pourrait pas parvenir à une conclusion sensée en réfléchissant aux choses au lit.
Er erinnerte sich, schon öfters im Bett irgendeinen vielleicht durch ungeschicktes Liegen erzeugten, leichten Schmerz empfunden zu haben, der sich dann beim Aufstehen als reine Einbildung herausstellte, und er war gespannt, wie sich seine heutigen Vorstellungen allmählich auflösen würden.
Il se souvenait d'avoir souvent ressenti une sorte de légère douleur au lit, peut-être due à une mauvaise posture, qui s'avérait ensuite n'être que pure imagination une fois levé, et il était curieux de voir comment ses perceptions actuelles se dissiperaient progressivement.
Daß die Veränderung der Stimme nichts anderes war als der Vorbote einer tüchtigen Verkühlung, einer Berufskrankheit der Reisenden, daran zweifelte er nicht im geringsten.
Il ne doutait absolument pas que le changement de sa voix n'était rien de plus que le signe avant-coureur d'un gros rhume, une maladie professionnelle fréquente chez les voyageurs.
Die Decke abzuwerfen war ganz einfach; er brauchte sich nur ein wenig aufzublasen und sie fiel von selbst. Aber weiterhin wurde es schwierig, besonders weil er so ungemein breit war.
Se débarrasser de la couverture était assez facile ; il lui suffisait de se gonfler un peu et elle tombait toute seule. Mais les choses se compliquaient, surtout à cause de sa corpulence incroyable.
Er hätte Arme und Hände gebraucht, um sich aufzurichten; statt dessen aber hatte er nur die vielen Beinchen, die ununterbrochen in der verschiedensten Bewegung waren und die er überdies nicht beherrschen konnte.
Il aurait eu besoin de bras et de mains pour se tenir debout ; or, il n'avait que ses nombreuses petites jambes, constamment en mouvement et qu'il ne pouvait de plus contrôler.
Wollte er eines einmal einknicken, so war es das erste, daß er sich streckte; und gelang es ihm endlich, mit diesem Bein das auszuführen, was er wollte, so arbeiteten inzwischen alle anderen, wie freigelassen, in höchster, schmerzlicher Aufregung.
S’il voulait flancher, la première chose qu’il faisait était de s’étirer ; et s’il réussissait enfin à faire ce qu’il voulait avec cette jambe, pendant ce temps, toutes les autres travaillaient, comme libérées, dans une agitation douloureuse et extrême.
»Nur sich nicht im Bett unnütz aufhalten,« sagte sich Gregor.
« Surtout, ne perds pas de temps au lit », se dit Gregor.
Zuerst wollte er mit dem unteren Teil seines Körpers aus dem Bett hinauskommen, aber dieser untere Teil, den er übrigens noch nicht gesehen hatte und von dem er sich auch keine rechte Vorstellung machen konnte, erwies sich als zu schwer beweglich; es ging so langsam; und als er schließlich, fast wild geworden, mit gesammelter Kraft, ohne Rücksicht sich vorwärtsstieß, hatte er die Richtung falsch gewählt, schlug an den unteren Bettpfosten heftig an, und der brennende Schmerz, den er empfand, belehrte ihn, daß gerade der untere Teil seines Körpers augenblicklich vielleicht der empfindlichste war.
Au début, il voulut se lever du lit en utilisant le bas de son corps, mais ce bas de son corps, qu'il n'avait pas encore vu et dont il ne pouvait se faire une idée précise, se révéla trop difficile à bouger ; il se déplaçait si lentement ; et lorsqu'enfin, presque devenu fou, il se propulsa en avant avec des forces rassemblées, sans se soucier des conséquences, il avait choisi la mauvaise direction, heurta violemment le montant inférieur du lit, et la douleur brûlante qu'il ressentit lui apprit que le bas de son corps était peut-être la partie la plus sensible à ce moment-là.
Er versuchte es daher, zuerst den Oberkörper aus dem Bett zu bekommen, und drehte vorsichtig den Kopf dem Bettrand zu. Dies gelang auch leicht, und trotz ihrer Breite und Schwere folgte schließlich die Körpermasse langsam der Wendung des Kopfes.
Il tenta donc de sortir d'abord le haut de son corps du lit, puis tourna prudemment la tête vers le bord. Il y parvint sans difficulté et, malgré la largeur et le poids du lit, son corps suivit lentement le mouvement de sa tête.
Aber als er den Kopf endlich außerhalb des Bettes in der freien Luft hielt, bekam er Angst, weiter auf diese Weise vorzurücken, denn wenn er sich schließlich so fallen ließ, mußte geradezu ein Wunder geschehen wenn der Kopf nicht verletzt werden sollte.
Mais lorsqu'il parvint enfin à sortir la tête du lit, à l'air libre, il eut peur de continuer ainsi, car s'il se laissait finalement tomber de cette façon, il faudrait un miracle pour qu'il ne se blesse pas à la tête.
Und die Besinnung durfte er gerade jetzt um keinen Preis verlieren; lieber wollte er im Bett bleiben.
Et il ne pouvait absolument pas se permettre de perdre son sang-froid à ce moment-là ; il préférait rester au lit.
Aber als er wieder nach gleicher Mühe aufseufzend so dalag wie früher, und wieder seine Beinchen womöglich noch ärger gegeneinander kämpfen sah und keine Möglichkeit fand, in diese Willkür Ruhe und Ordnung zu bringen, sagte er sich wieder, daß er unmöglich im Bett bleiben könne und daß es das Vernünftigste sei, alles zu opfern, wenn auch nur die kleinste Hoffnung bestünde, sich dadurch vom Bett zu befreien.
Mais lorsque, après le même effort, il se retrouva allongé là à soupirer comme auparavant, et vit à nouveau ses jambes se battre l'une contre l'autre avec une violence encore plus grande, et ne trouva aucun moyen de ramener la paix et l'ordre à ce chaos, il se dit encore qu'il ne pouvait absolument pas rester au lit et que la chose la plus sensée à faire était de tout sacrifier s'il y avait ne serait-ce qu'un infime espoir de se libérer du lit.
Gleichzeitig aber vergaß er nicht, sich zwischendurch daran zu erinnern, daß viel besser als verzweifelte Entschlüsse ruhige und ruhigste Überlegung sei.
Pour autant, il n'oubliait pas de se rappeler de temps à autre qu'une réflexion calme et très calme valait bien mieux que des décisions désespérées.
In solchen Augenblicken richtete er die Augen möglichst scharf auf das Fenster, aber leider war aus dem Anblick des Morgennebels, der sogar die andere Seite der engen Straße verhüllte, wenig Zuversicht und Munterkeit zu holen.
À ces moments-là, il fixait la fenêtre du regard aussi intensément que possible, mais malheureusement, la vue du brouillard matinal, qui enveloppait même l'autre côté de la rue étroite, ne lui apportait guère de confiance ni de réconfort.
»Schon sieben Uhr,« sagte er sich beim neuerlichen Schlagen des Weckers, »schon sieben Uhr und noch immer ein solcher Nebel.« Und ein Weilchen lang lag er ruhig mit schwachem Atem, als erwarte er vielleicht von der völligen Stille die Wiederkehr der wirklichen und selbstverständlichen Verhältnisse.
« Déjà sept heures », se dit-il alors que le réveil sonnait à nouveau, « déjà sept heures et toujours ce brouillard ! » Et pendant un moment, il resta immobile, le souffle court, comme s'il attendait peut-être du silence complet le retour des conditions réelles et évidentes.
Dann aber sagte er sich: »Ehe es einviertel acht schlägt, muß ich unbedingt das Bett vollständig verlassen haben.
Mais il se dit alors : « Avant qu'il ne sonne huit heures moins le quart, je dois absolument avoir quitté le lit. »
Im übrigen wird auch bis dahin jemand aus dem Geschäft kommen, um nach mir zu fragen, denn das Geschäft wird vor sieben Uhr geöffnet.« Und er machte sich nun daran, den Körper in seiner ganzen Länge vollständig gleichmäßig aus dem Bett hinauszuschaukeln.
De plus, quelqu'un du magasin viendra me chercher d'ici là, car le magasin ouvre avant sept heures. » Et il se mit alors à se balancer hors du lit de façon parfaitement régulière, sur toute sa longueur.
Wenn er sich auf diese Weise aus dem Bett fallen ließ, blieb der Kopf, den er beim Fall scharf heben wollte, voraussichtlich unverletzt. Der Rücken schien hart zu sein; dem würde wohl bei dem Fall auf den Teppich nichts geschehen.
S'il se laissait tomber du lit de cette manière, sa tête, qu'il comptait relever brusquement pendant la chute, resterait probablement indemne. Son dos paraissait robuste ; il ne serait sans doute pas endommagé par la chute sur le tapis.
Das größte Bedenken machte ihm die Rücksicht auf den lauten Krach, den es geben müßte und der wahrscheinlich hinter allen Türen wenn nicht Schrecken, so doch Besorgnisse erregen würde. Das mußte aber gewagt werden.
Sa plus grande crainte était le bruit incessant qui ne manquerait pas de se produire, et qui risquait de semer la terreur, ou du moins l'angoisse, derrière chaque porte. Mais il fallait prendre ce risque.
Als Gregor schon zur Hälfte aus dem Bette ragte – die neue Methode war mehr ein Spiel als eine Anstrengung, er brauchte immer nur ruckweise zu schaukeln –, fiel ihm ein, wie einfach alles wäre, wenn man ihm zu Hilfe käme.
Alors que Gregor était déjà à moitié sorti du lit – la nouvelle méthode était plus un jeu qu'un effort, il lui suffisait de se balancer d'avant en arrière par à-coups – il réalisa combien tout serait facile si quelqu'un venait à son aide.
Zwei starke Leute – er dachte an seinen Vater und das Dienstmädchen – hätten vollständig genügt; sie hätten ihre Arme nur unter seinen gewölbten Rücken schieben, ihn so aus dem Bett schälen, sich mit der Last niederbeugen und dann bloß vorsichtig dulden müssen, daß er den Überschwung auf dem Fußboden vollzog, wo dann die Beinchen hoffentlich einen Sinn bekommen würden.
Deux personnes robustes – il pensa à son père et à la bonne – auraient largement suffi ; il leur aurait suffi de glisser leurs bras sous son dos arqué, de le sortir du lit, de se pencher pour le soutenir et de simplement tolérer qu'il se balance sur le sol, où ses jambes trouveraient alors, espérons-le, une utilité.
Nun, ganz abgesehen davon, daß die Türen versperrt waren, hätte er wirklich um Hilfe rufen sollen? Trotz aller Not konnte er bei diesem Gedanken ein Lächeln nicht unterdrücken.
Bon, outre le fait que les portes étaient verrouillées, aurait-il vraiment dû appeler à l'aide ? Malgré son désarroi, il ne put s'empêcher de sourire à cette pensée.
Schon war er so weit, daß er bei stärkerem Schaukeln kaum das Gleichgewicht noch erhielt, und sehr bald mußte er sich nun endgültig entscheiden, denn es war in fünf Minuten einviertel acht, – als es an der Wohnungstür läutete.
Il était déjà tellement perdu qu'il avait du mal à garder l'équilibre lorsque le balancement s'intensifia, et il allait bientôt devoir prendre une décision finale, car il était huit heures moins le quart dans cinq minutes – lorsque la sonnette retentit.
»Das ist jemand aus dem Geschäft,« sagte er sich und erstarrte fast, während seine Beinchen nur desto eiliger tanzten. Einen Augenblick blieb alles still. »Sie öffnen nicht,« sagte sich Gregor, befangen in irgendeiner unsinnigen Hoffnung.
« C’est quelqu’un du magasin », se dit-il, presque paralysé, tandis que ses petites jambes s’agitaient encore plus vite. Un instant, tout resta immobile. « Ils n’ouvrent pas », se dit Gregor, pris d’un espoir vain.
Aber dann ging natürlich wie immer das Dienstmädchen festen Schrittes zur Tür und öffnete. Gregor brauchte nur das erste Grußwort des Besuchers zu hören und wußte schon, wer es war – der Prokurist selbst.
Mais comme toujours, la bonne s'avança d'un pas décidé vers la porte et l'ouvrit. Gregor n'eut besoin que d'entendre les premiers mots de la visiteuse pour savoir de qui il s'agissait : le signataire autorisé en personne.
Warum war nur Gregor dazu verurteilt, bei einer Firma zu dienen, wo man bei der kleinsten Versäumnis gleich den größten Verdacht faßte?
Pourquoi Gregor était-il le seul condamné à travailler pour une entreprise où la moindre erreur suscitait immédiatement la plus grande suspicion ?
Waren denn alle Angestellten samt und sonders Lumpen, gab es denn unter ihnen keinen treuen ergebenen Menschen, den, wenn er auch nur ein paar Morgenstunden für das Geschäft nicht ausgenützt hatte, vor Gewissensbissen närrisch wurde und geradezu nicht imstande war, das Bett zu verlassen?
Tous les employés étaient-ils des scélérats sans exception ? N'y avait-il pas parmi eux aucune personne fidèle et dévouée qui, si elle n'avait pas consacré ne serait-ce que quelques heures de la matinée au travail, en était devenue folle de remords et était tout simplement incapable de quitter son lit ?
Genügte es wirklich nicht, einen Lehrjungen nachfragen zu lassen – wenn überhaupt diese Fragerei nötig war –, mußte da der Prokurist selbst kommen, und mußte dadurch der ganzen unschuldigen Familie gezeigt werden, daß die Untersuchung dieser verdächtigen Angelegenheit nur dem Verstand des Prokuristen anvertraut werden konnte?
N'était-il vraiment pas suffisant qu'un apprenti se renseigne – si tant est que ce questionnement fût nécessaire – fallait-il que le chef de bureau en personne vienne, et fallait-il montrer à toute la famille innocente que l'enquête sur cette affaire suspecte ne pouvait être confiée qu'à l'intellect du chef de bureau ?
Und mehr infolge der Erregung, in welche Gregor durch diese Überlegungen versetzt wurde, als infolge eines richtigen Entschlusses, schwang er sich mit aller Macht aus dem Bett. Es gab einen lauten Schlag, aber ein eigentlicher Krach war es nicht.
Plus sous l'effet de l'excitation que lui procuraient ces pensées que par une décision réfléchie, Gregor bondit hors du lit de toutes ses forces. Il y eut un bruit sourd, mais ce n'était pas vraiment un fracas.
Ein wenig wurde der Fall durch den Teppich abgeschwächt, auch war der Rücken elastischer, als Gregor gedacht hatte, daher kam der nicht gar so auffallende dumpfe Klang.
La chute fut quelque peu amortie par le tapis, et le dos de Gregor était également plus élastique qu'il ne l'avait pensé, d'où le bruit sourd peu perceptible.
Nur den Kopf hatte er nicht vorsichtig genug gehalten und ihn angeschlagen; er drehte ihn und rieb ihn an dem Teppich vor Ärger und Schmerz.
Il n'avait pas tenu sa tête avec assez de précaution et s'était cogné la tête ; il se la tordit et la frotta contre le tapis, sous l'effet de la colère et de la douleur.
»Da drin ist etwas gefallen,« sagte der Prokurist im Nebenzimmer links. Gregor suchte sich vorzustellen, ob nicht auch einmal dem Prokuristen etwas Ähnliches passieren könnte, wie heute ihm; die Möglichkeit dessen mußte man doch eigentlich zugeben.
« Quelque chose est tombé là-dedans », dit le signataire autorisé dans la pièce voisine, à gauche. Gregor essaya d'imaginer si une chose similaire pourrait un jour lui arriver, comme cela lui était arrivé aujourd'hui ; il fallait bien admettre que cette possibilité existait.
Aber wie zur rohen Antwort auf diese Frage machte jetzt der Prokurist im Nebenzimmer ein paar bestimmte Schritte und ließ seine Lackstiefel knarren.
Mais comme pour répondre de façon abrupte à cette question, le signataire autorisé, dans la pièce voisine, fit quelques pas décidés et laissa grincer ses bottes en cuir verni.
Aus dem Nebenzimmer rechts flüsterte die Schwester, um Gregor zu verständigen: »Gregor, der Prokurist ist da.« »Ich weiß,« sagte Gregor vor sich hin; aber so laut, daß es die Schwester hätte hören können, wagte er die Stimme nicht zu erheben.
De la pièce voisine à droite, la sœur chuchota à Gregor : « Gregor, le chef de bureau est là. » « Je sais », se dit Gregor ; mais il n'osa pas élever la voix assez fort pour que sa sœur l'entende.
»Gregor,« sagte nun der Vater aus dem Nebenzimmer links, »der Herr Prokurist ist gekommen und erkundigt sich, warum du nicht mit dem Frühzug weggefahren bist. Wir wissen nicht, was wir ihm sagen sollen.
« Gregor, dit le père depuis la pièce voisine à gauche, le chef de bureau est venu et demande pourquoi tu n’as pas pris le premier train. On ne sait pas quoi lui répondre. »
Übrigens will er auch mit dir persönlich sprechen. Also bitte mach die Tür auf. Er wird die Unordnung im Zimmer zu entschuldigen schon die Güte haben.« »Guten Morgen, Herr Samsa,« rief der Prokurist freundlich dazwischen.
« Au fait, il souhaite également vous parler personnellement. Veuillez donc ouvrir la porte. Il aura l'amabilité de s'excuser pour le désordre dans la pièce. » « Bonjour, Monsieur Samsa », intervint poliment le signataire autorisé.
»Ihm ist nicht wohl,« sagte die Mutter zum Prokuristen, während der Vater noch an der Tür redete, »ihm ist nicht wohl, glauben Sie mir, Herr Prokurist. Wie würde denn Gregor sonst einen Zug versäumen! Der Junge hat ja nichts im Kopf als das Geschäft.
« Il ne se sent pas bien », dit la mère au directeur du bureau, tandis que le père parlait encore à la porte. « Croyez-moi, Monsieur le Directeur du bureau, il ne se sent pas bien. Comment expliquer autrement que Gregor ait raté son train ! Le garçon n'a que son travail en tête. »
Ich ärgere mich schon fast, daß er abends niemals ausgeht; jetzt war er doch acht Tage in der Stadt, aber jeden Abend war er zu Hause. Da sitzt er bei uns am Tisch und liest still die Zeitung oder studiert Fahrpläne.
Je suis presque agacée qu'il ne sorte jamais le soir ; il était en ville pendant huit jours, mais tous les soirs il était à la maison. Il s'assoit à notre table, lisant tranquillement le journal ou consultant les horaires de train.
Es ist schon eine Zerstreuung für ihn, wenn er sich mit Laubsägearbeiten beschäftigt.
C'est une distraction bienvenue pour lui lorsqu'il est occupé à travailler sur les frettes.
Da hat er zum Beispiel im Laufe von zwei, drei Abenden einen kleinen Rahmen geschnitzt; Sie werden staunen, wie hübsch er ist; er hängt drin im Zimmer; Sie werden ihn gleich sehen, wenn Gregor aufmacht.
Par exemple, il a sculpté un petit cadre en deux ou trois soirées ; vous serez étonné de sa beauté ; il est accroché dans la pièce ; vous le verrez dès que Gregor ouvrira la porte.
Ich bin übrigens glücklich, daß Sie da sind, Herr Prokurist; wir allein hätten Gregor nicht dazu gebracht, die Tür zu öffnen; er ist so hartnäckig; und bestimmt ist ihm nicht wohl, trotzdem er es am Morgen geleugnet hat.« »Ich komme gleich,« sagte Gregor langsam und bedächtig und rührte sich nicht, um kein Wort der Gespräche zu verlieren.
« Je suis heureuse que vous soyez là, Monsieur le Procureur ; nous n’aurions pas pu, seuls, convaincre Gregor d’ouvrir la porte ; il est si obstiné ; et il est certainement malade, même s’il l’a nié ce matin. » « J’arrive tout de suite », dit Gregor lentement et délibérément, sans bouger pour ne rien manquer de la conversation.
»Anders, gnädige Frau, kann ich es mir auch nicht erklären,« sagte der Prokurist, »hoffentlich ist es nichts Ernstes.
« Sinon, madame, je ne peux pas l’expliquer », a déclaré le signataire autorisé, « j’espère que ce n’est rien de grave. »
Wenn ich auch andererseits sagen muß, daß wir Geschäftsleute – wie man will, leider oder glücklicherweise – ein leichtes Unwohlsein sehr oft aus geschäftlichen Rücksichten einfach überwinden müssen.« »Also kann der Herr Prokurist schon zu dir hinein?« fragte der ungeduldige Vater und klopfte wiederum an die Tür.
« Je dois toutefois préciser que nous autres hommes d’affaires – que cela vous plaise ou non – devons très souvent surmonter un léger désagrément pour des raisons professionnelles. » « Le signataire autorisé peut-il entrer maintenant ? » demanda le père impatient en frappant de nouveau à la porte.
»Nein,« sagte Gregor. Im Nebenzimmer links trat eine peinliche Stille ein, im Nebenzimmer rechts begann die Schwester zu schluchzen.
« Non », dit Gregor. Dans la pièce voisine à gauche, un silence gênant s'installa ; dans la pièce voisine à droite, la sœur se mit à sangloter.
Warum ging denn die Schwester nicht zu den anderen? Sie war wohl erst jetzt aus dem Bett aufgestanden und hatte noch gar nicht angefangen sich anzuziehen. Und warum weinte sie denn?
Pourquoi la sœur n'est-elle pas allée rejoindre les autres ? Elle venait probablement de se lever et n'avait même pas encore commencé à s'habiller. Et pourquoi pleurait-elle ?
Weil er nicht aufstand und den Prokuristen nicht hereinließ, weil er in Gefahr war, den Posten zu verlieren und weil dann der Chef die Eltern mit den alten Forderungen wieder verfolgen würde? Das waren doch vorläufig wohl unnötige Sorgen.
Parce qu'il n'avait pas osé s'opposer à l'entrée du signataire autorisé, parce qu'il risquait de perdre son poste, et parce que le patron allait alors de nouveau réclamer les mêmes choses à ses parents ? Ces inquiétudes étaient sans doute infondées pour le moment.
Noch war Gregor hier und dachte nicht im geringsten daran, seine Familie zu verlassen. Augenblicklich lag er wohl da auf dem Teppich, und niemand, der seinen Zustand gekannt hätte, hätte im Ernst von ihm verlangt, daß er den Prokuristen hereinlasse.
Gregor était toujours là et n'avait aucune intention de quitter sa famille. Il était probablement allongé sur le tapis à ce moment-là, et personne connaissant son état n'aurait sérieusement exigé qu'il laisse entrer le responsable du bureau.
Aber wegen dieser kleinen Unhöflichkeit, für die sich ja später leicht eine passende Ausrede finden würde, konnte Gregor doch nicht gut sofort weggeschickt werden.
Mais à cause de ce petit acte d'impolitesse, pour lequel on pourrait facilement trouver une excuse convenable plus tard, on ne pouvait pas simplement renvoyer Gregor sur-le-champ.
Und Gregor schien es, daß es viel vernünftiger wäre, ihn jetzt in Ruhe zu lassen, statt ihn mit Weinen und Zureden zu stören. Aber es war eben die Ungewißheit, welche die anderen bedrängte und ihr Benehmen entschuldigte.
Et il semblait à Gregor qu'il serait bien plus judicieux de le laisser tranquille, plutôt que de le déranger par des pleurs et des supplications. Mais c'était précisément cette incertitude qui troublait les autres et justifiait leur comportement.
»Herr Samsa,« rief nun der Prokurist mit erhobener Stimme, »was ist denn los?
« Monsieur Samsa », a crié le signataire autorisé, « que se passe-t-il ? »
Sie verbarrikadieren sich da in Ihrem Zimmer, antworten bloß mit ja und nein, machen Ihren Eltern schwere, unnötige Sorgen und versäumen – dies nur nebenbei erwähnt – Ihre geschäftlichen Pflichten in einer eigentlich unerhörten Weise.
Ils s'enferment dans leur chambre, ne répondent que par oui ou par non, causent à leurs parents une inquiétude inutile et – au passage – négligent leurs obligations professionnelles de façon tout à fait scandaleuse.
Ich spreche hier im Namen Ihrer Eltern und Ihres Chefs und bitte Sie ganz ernsthaft um eine augenblickliche, deutliche Erklärung. Ich staune, ich staune.
Je parle ici au nom de vos parents et de votre employeur, et je vous demande instamment une explication immédiate et claire. Je suis stupéfait(e), je suis stupéfait(e).
Ich glaubte Sie als einen ruhigen, vernünftigen Menschen zu kennen, und nun scheinen Sie plötzlich anfangen zu wollen, mit sonderbaren Launen zu paradieren.
Je te croyais calme et raisonnable, et voilà que tu sembles soudainement vouloir te pavaner avec des sautes d'humeur étranges.
Der Chef deutete mir zwar heute früh eine mögliche Erklärung für Ihre Versäumnis an – sie betraf das Ihnen seit kurzem anvertraute Inkasso –, aber ich legte wahrhaftig fast mein Ehrenwort dafür ein, daß diese Erklärung nicht zutreffen könne.
Bien que le patron ait laissé entendre une explication possible à votre négligence ce matin – elle concernait la tâche de recouvrement de créances qui vous a été récemment confiée – j'ai donné ma parole d'honneur que cette explication ne pouvait être vraie.
Nun aber sehe ich hier Ihren unbegreiflichen Starrsinn und verliere ganz und gar jede Lust, mich auch nur im geringsten für Sie einzusetzen. Und Ihre Stellung ist durchaus nicht die festeste.
Mais à présent, je constate votre obstination incompréhensible et je perds toute envie de vous défendre, même de façon minime. Votre position est loin d'être assurée.
Ich hatte ursprünglich die Absicht, Ihnen das alles unter vier Augen zu sagen, aber da Sie mich hier nutzlos meine Zeit versäumen lassen, weiß ich nicht, warum es nicht auch Ihre Herren Eltern erfahren sollen.
J'avais initialement l'intention de vous dire tout cela en privé, mais puisque vous me faites perdre mon temps ici, je ne vois pas pourquoi vos parents ne le sauraient pas aussi.
Ihre Leistungen in der letzten Zeit waren also sehr unbefriedigend; es ist zwar nicht die Jahreszeit, um besondere Geschäfte zu machen, das erkennen wir an; aber eine Jahreszeit, um keine Geschäfte zu machen, gibt es überhaupt nicht, Herr Samsa, darf es nicht geben.«
Vos performances ces derniers temps ont été très insatisfaisantes ; ce n'est certes pas le moment de l'année pour conclure des affaires importantes, nous le reconnaissons ; mais il n'existe pas de période de l'année où il ne faut pas faire d'affaires, Monsieur Samsa, il ne doit pas y en avoir.
»Aber Herr Prokurist,« rief Gregor außer sich und vergaß in der Aufregung alles andere, »ich mache ja sofort, augenblicklich auf. Ein leichtes Unwohlsein, ein Schwindelanfall, haben mich verhindert aufzustehen. Ich liege noch jetzt im Bett.
« Mais monsieur Prokurist, s’écria Gregor, hors de lui et oubliant tout le reste dans son excitation, je vais vous parler immédiatement, tout de suite. Un léger malaise, un vertige, m’a empêché de me lever. Je suis encore au lit. »
Jetzt bin ich aber schon wieder ganz frisch. Eben steige ich aus dem Bett. Nur einen kleinen Augenblick Geduld! Es geht noch nicht so gut, wie ich dachte. Es ist mir aber schon wohl. Wie das nur einen Menschen so überfallen kann!
Je me sens complètement reposé. Je viens de me lever. Un instant ! Je ne me sens pas aussi bien que je le pensais. Mais je me sens déjà bien. Comment est-ce possible qu'une chose pareille arrive à quelqu'un comme ça ?
Noch gestern abend war mir ganz gut, meine Eltern wissen es ja, oder besser, schon gestern abend hatte ich eine kleine Vorahnung. Man hätte es mir ansehen müssen. Warum habe ich es nur im Geschäfte nicht gemeldet!
Je me sentais parfaitement bien hier soir, mes parents le savent, ou plutôt, j'avais un léger pressentiment. Ils auraient dû s'en rendre compte. Pourquoi n'en ai-je pas parlé au magasin ?!
Aber man denkt eben immer, daß man die Krankheit ohne Zuhausebleiben überstehen wird. Herr Prokurist! Schonen Sie meine Eltern! Für alle die Vorwürfe, die Sie mir jetzt machen, ist ja kein Grund; man hat mir ja davon auch kein Wort gesagt.
Mais vous croyez toujours que vous vous en sortirez sans avoir à rester à la maison. Monsieur le Procureur ! Épargnez mes parents ! Toutes ces accusations que vous portez contre moi sont injustifiées ; personne ne m’en a parlé en privé.
Sie haben vielleicht die letzten Aufträge, die ich geschickt habe, nicht gelesen. Übrigens, noch mit dem Achtuhrzug fahre ich auf die Reise, die paar Stunden Ruhe haben mich gekräftigt.
Vous n'avez peut-être pas lu mes dernières instructions. Au fait, je prends toujours le train de huit heures ; ces quelques heures de repos m'ont revigoré.
Halten Sie sich nur nicht auf, Herr Prokurist; ich bin gleich selbst im Geschäft, und haben Sie die Güte, das zu sagen und mich dem Herrn Chef zu empfehlen!«
Ne me retenez pas plus longtemps, Monsieur Prokurist ; je serai moi-même à la boutique dans un instant, et seriez-vous assez aimable pour le dire et me recommander au patron !
Und während Gregor dies alles hastig ausstieß und kaum wußte, was er sprach, hatte er sich leicht, wohl infolge der im Bett bereits erlangten Übung, dem Kasten genähert und versuchte nun, an ihm sich aufzurichten.
Et tandis que Gregor débitait tout cela à la hâte, sans vraiment savoir ce qu'il disait, il s'était facilement approché de la boîte, probablement grâce à l'entraînement qu'il avait déjà acquis au lit, et essayait maintenant de se tenir debout contre elle.
Er wollte tatsächlich die Tür aufmachen, tatsächlich sich sehen lassen und mit dem Prokuristen sprechen; er war begierig zu erfahren, was die anderen, die jetzt so nach ihm verlangten, bei seinem Anblick sagen würden.
Il voulait vraiment ouvrir la porte, se montrer et parler au signataire autorisé ; il était impatient de savoir ce que diraient les autres, qui le réclamaient à cor et à cri en le voyant.
Würden sie erschrecken, dann hatte Gregor keine Verantwortung mehr und konnte ruhig sein.
S’ils avaient peur, Gregor n’aurait plus aucune responsabilité et pourrait rester calme.
Würden sie aber alles ruhig hinnehmen, dann hatte auch er keinen Grund sich aufzuregen, und konnte, wenn er sich beeilte, um acht Uhr tatsächlich auf dem Bahnhof sein.
Mais s'ils acceptaient tous la situation calmement, il n'aurait aucune raison de s'énerver, et s'il se dépêchait, il pourrait être à la gare à huit heures.
Zuerst glitt er nun einigemale von dem glatten Kasten ab, aber endlich gab er sich einen letzten Schwung und stand aufrecht da; auf die Schmerzen im Unterleib achtete er gar nicht mehr, so sehr sie auch brannten.
Au début, il glissa plusieurs fois de la boîte lisse, mais finalement il se donna un dernier élan et se redressa ; il ne prêta aucune attention à la douleur dans le bas de son abdomen, aussi brûlante fût-elle.
Nun ließ er sich gegen die Rücklehne eines nahen Stuhles fallen, an deren Rändern er sich mit seinen Beinchen festhielt. Damit hatte er aber auch die Herrschaft über sich erlangt und verstummte, denn nun konnte er den Prokuristen anhören.
Il se laissa alors tomber contre le dossier d'une chaise voisine, s'agrippant aux bords avec ses petites jambes. Ce faisant, il avait repris le contrôle de lui-même et se tut, car il pouvait désormais écouter le chef de bureau.
»Haben Sie auch nur ein Wort verstanden?« fragte der Prokurist die Eltern, »er macht sich doch wohl nicht einen Narren aus uns?« »Um Gottes willen,« rief die Mutter schon unter Weinen, »er ist vielleicht schwer krank, und wir quälen ihn. Grete!
« Avez-vous compris un seul mot ? » demanda le responsable administratif aux parents. « Il ne se moque pas de nous, n'est-ce pas ? » « Mon Dieu ! » s'écria la mère, déjà en larmes. « Il est peut-être gravement malade, et nous le torturons. Grete ! »
Grete!« schrie sie dann. »Mutter?« rief die Schwester von der anderen Seite. Sie verständigten sich durch Gregors Zimmer. »Du mußt augenblicklich zum Arzt. Gregor ist krank. Rasch um den Arzt.
« Grete ! » s'écria-t-elle. « Maman ? » appela sa sœur de l'autre côté. Elles communiquaient par la chambre de Gregor. « Tu dois aller chez le médecin immédiatement. Gregor est malade. Va vite chez le médecin. »
Hast du Gregor jetzt reden hören?« »Das war eine Tierstimme,« sagte der Prokurist, auffallend leise gegenüber dem Schreien der Mutter. »Anna!
« Avez-vous entendu Gregor parler ? » « C’était un cri d’animal », répondit la responsable du bureau, d’une voix étonnamment calme comparée aux hurlements de la mère. « Anna ! »
Anna!« rief der Vater durch das Vorzimmer in die Küche und klatschte in die Hände, »sofort einen Schlosser holen!« Und schon liefen die zwei Mädchen mit rauschenden Röcken durch das Vorzimmer – wie hatte sich die Schwester denn so schnell angezogen?
« Anna ! » cria le père depuis l'antichambre jusqu'à la cuisine en tapant dans ses mains. « Appelez immédiatement un serrurier ! » Et déjà, les deux filles couraient dans l'antichambre, leurs jupes bruissant – comment leur sœur avait-elle pu s'habiller si vite ?
– und rissen die Wohnungstüre auf. Man hörte gar nicht die Türe zuschlagen; sie hatten sie wohl offen gelassen, wie es in Wohnungen zu sein pflegt, in denen ein großes Unglück geschehen ist.
—et ils ouvrirent brusquement la porte de l'appartement. On n'entendit pas la porte claquer ; ils l'avaient probablement laissée ouverte, comme c'est souvent le cas dans les appartements où un malheur s'est produit.
Gregor war aber viel ruhiger geworden. Man verstand zwar also seine Worte nicht mehr, trotzdem sie ihm genug klar, klarer als früher, vorgekommen waren, vielleicht infolge der Gewöhnung des Ohres.
Gregor s'était beaucoup calmé. Ses paroles n'étaient plus compréhensibles, bien qu'elles lui aient paru suffisamment claires, plus claires qu'auparavant, peut-être parce que son oreille s'y était habituée.
Aber immerhin glaubte man nun schon daran, daß es mit ihm nicht ganz in Ordnung war, und war bereit, ihm zu helfen. Die Zuversicht und Sicherheit, womit die ersten Anordnungen getroffen worden waren, taten ihm wohl.
Mais au moins, à présent, les gens croyaient qu'il avait un problème et étaient prêts à l'aider. La confiance et la certitude avec lesquelles les dispositions initiales avaient été prises lui ont fait du bien.
Er fühlte sich wieder einbezogen in den menschlichen Kreis und erhoffte von beiden, vom Arzt und vom Schlosser, ohne sie eigentlich genau zu scheiden, großartige und überraschende Leistungen.
Il se sentait à nouveau inclus dans le cercle humain et espérait de grandes et surprenantes réussites de la part du médecin et du serrurier, sans pour autant faire de distinction précise entre eux.
Um für die sich nähernden entscheidenden Besprechungen eine möglichst klare Stimme zu bekommen, hustete er ein wenig ab, allerdings bemüht, dies ganz gedämpft zu tun, da möglicherweise auch schon dieses Geräusch anders als menschlicher Husten klang, was er selbst zu entscheiden sich nicht mehr getraute.
Afin d'avoir la voix la plus claire possible pour les réunions cruciales à venir, il toussa un peu, mais en essayant de le faire très discrètement, car même ce son pouvait paraître différent d'une toux humaine, chose qu'il n'osait plus décider par lui-même.
Im Nebenzimmer war es inzwischen ganz still geworden. Vielleicht saßen die Eltern mit dem Prokuristen beim Tisch und tuschelten, vielleicht lehnten alle an der Türe und horchten.
Le silence était total dans la pièce voisine. Peut-être les parents étaient-ils assis à table avec le signataire autorisé, chuchotant ; peut-être tout le monde était-il appuyé contre la porte, à l’écoute.
Gregor schob sich langsam mit dem Sessel zur Tür hin, ließ ihn dort los, warf sich gegen die Tür, hielt sich an ihr aufrecht – die Ballen seiner Beinchen hatten ein wenig Klebstoff – und ruhte sich dort einen Augenblick lang von der Anstrengung aus.
Gregor se poussa lentement vers la porte avec la chaise, la lâcha là, se jeta contre la porte, se maintint droit contre elle – les coussinets de ses jambes étaient un peu collés – et se reposa là un instant pour récupérer de l'effort.
Dann aber machte er sich daran, mit dem Mund den Schlüssel im Schloß umzudrehen. Es schien leider, daß er keine eigentlichen Zähne hatte, – womit sollte er gleich den Schlüssel fassen?
Il entreprit alors de tourner la clé dans la serrure avec sa bouche. Malheureusement, il semblait n'avoir aucune dent – comment était-il censé saisir la clé ?
– aber dafür waren die Kiefer freilich sehr stark, mit ihrer Hilfe brachte er auch wirklich den Schlüssel in Bewegung und achtete nicht darauf, daß er sich zweifellos irgendeinen Schaden zufügte, denn eine braune Flüssigkeit kam ihm aus dem Mund, floß über den Schlüssel und tropfte auf den Boden.
– mais ses mâchoires étaient très fortes, bien sûr, et grâce à elles, il a effectivement mis la clé en mouvement, sans prêter attention au fait qu'il se faisait sans aucun doute du mal, car un liquide brunâtre est sorti de sa bouche, a coulé sur la clé et a dégouliné sur le sol.
»Hören Sie nur,« sagte der Prokurist im Nebenzimmer, »er dreht den Schlüssel um.« Das war für Gregor eine große Aufmunterung; aber alle hätten ihm zurufen sollen, auch der Vater und die Mutter: »Frisch, Gregor,« hätten sie rufen sollen, »immer nur heran, fest an das Schloß heran!« Und in der Vorstellung, daß alle seine Bemühungen mit Spannung verfolgten, verbiß er sich mit allem, was er an Kraft aufbringen konnte, besinnungslos in den Schlüssel.
« Écoutez », dit le chef de bureau dans la pièce voisine, « il tourne la clé. » Ce fut un grand encouragement pour Gregor ; mais tout le monde aurait dû l’encourager, y compris son père et sa mère : « Allez, Gregor ! », auraient-ils dû crier, « continue, tiens bon sur la serrure ! » Et s’imaginant que tous retenaient leur souffle devant ses efforts, il mordit la clé de toutes ses forces, machinalement.
Je nach dem Fortschreiten der Drehung des Schlüssels umtanzte er das Schloß, hielt sich jetzt nur noch mit dem Munde aufrecht, und je nach Bedarf hing er sich an den Schlüssel oder drückte ihn dann wieder nieder mit der ganzen Last seines Körpers.
Selon la vitesse à laquelle la clé tournait, il dansait autour de la serrure, ne se tenant plus droit qu'avec sa bouche, et, au besoin, il se suspendait à la clé ou la pressait à nouveau de tout le poids de son corps.
Der hellere Klang des endlich zurückschnappenden Schlosses erweckte Gregor förmlich. Aufatmend sagte er sich: »Ich habe also den Schlosser nicht gebraucht,« und legte den Kopf auf die Klinke, um die Türe gänzlich zu öffnen.
Le claquement sec de la serrure qui se déverrouillait enfin sembla réveiller Gregor en sursaut. Il poussa un soupir de soulagement et se dit : « Finalement, je n’avais pas besoin du serrurier », puis il appuya sa tête sur la poignée pour ouvrir complètement la porte.
Da er die Türe auf diese Weise öffnen mußte, war sie eigentlich schon recht weit geöffnet, und er selbst noch nicht zu sehen.
Comme il avait dû ouvrir la porte de cette façon, celle-ci était déjà grande ouverte, et il n'était pas encore visible.
Er mußte sich erst langsam um den einen Türflügel herumdrehen, und zwar sehr vorsichtig, wenn er nicht gerade vor dem Eintritt ins Zimmer plump auf den Rücken fallen wollte.
Il dut contourner lentement l'un des panneaux de la porte, avec une extrême précaution, s'il ne voulait pas tomber maladroitement sur le dos juste avant d'entrer dans la pièce.
Er war noch mit jener schwierigen Bewegung beschäftigt und hatte nicht Zeit, auf anderes zu achten, da hörte er schon den Prokuristen ein lautes »Oh!« ausstoßen – es klang, wie wenn der Wind saust – und nun sah er ihn auch, wie er, der der Nächste an der Türe war, die Hand gegen den offenen Mund drückte und langsam zurückwich, als vertreibe ihn eine unsichtbare, gleichmäßig fortwirkende Kraft.
Il était encore occupé par ce mouvement difficile et n'avait pas le temps de prêter attention à quoi que ce soit d'autre lorsqu'il entendit le directeur s'exclamer un grand « Oh ! » - cela ressemblait au vent qui souffle - et maintenant il le vit aussi, celui qui était le plus près de la porte, pressant sa main contre sa bouche ouverte et reculant lentement, comme repoussé par une force invisible et constante.
Die Mutter – sie stand hier trotz der Anwesenheit des Prokuristen mit von der Nacht her noch aufgelösten, hoch sich sträubenden Haaren – sah zuerst mit gefalteten Händen den Vater an, ging dann zwei Schritte zu Gregor hin und fiel inmitten ihrer rings um sie herum sich ausbreitenden Röcke nieder, das Gesicht ganz unauffindbar zu ihrer Brust gesenkt.
La mère – qui restait là malgré la présence du signataire autorisé, les cheveux encore ébouriffés et dressés sur la tête après la nuit – regarda d’abord le père, les mains jointes, puis fit deux pas vers Gregor et s’effondra au milieu de ses jupes qui s’étalaient autour d’elle, le visage complètement caché, abaissé contre sa poitrine.
Der Vater ballte mit feindseligem Ausdruck die Faust, als wolle er Gregor in sein Zimmer zurückstoßen, sah sich dann unsicher im Wohnzimmer um, beschattete dann mit den Händen die Augen und weinte, daß sich seine mächtige Brust schüttelte.
Le père serra le poing avec une expression hostile, comme s'il voulait repousser Gregor dans sa chambre, puis jeta un regard incertain autour du salon, puis se couvrit les yeux de ses mains et pleura si fort que sa puissante poitrine trembla.
Gregor trat nun gar nicht in das Zimmer, sondern lehnte sich von innen an den festgeriegelten Türflügel, so daß sein Leib nur zur Hälfte und darüber der seitlich geneigte Kopf zu sehen war, mit dem er zu den anderen hinüberlugte.
Gregor n'entra pas du tout dans la pièce, mais s'appuya contre le vantail de la porte verrouillée de l'intérieur, de sorte que seule la moitié de son corps et, au-dessus, sa tête inclinée sur le côté, étaient visibles, avec laquelle il regardait les autres.
Es war inzwischen viel heller geworden; klar stand auf der anderen Straßenseite ein Ausschnitt des gegenüberliegenden, endlosen, grauschwarzen Hauses – es war ein Krankenhaus – mit seinen hart die Front durchbrechenden regelmäßigen Fenstern; der Regen fiel noch nieder, aber nur mit großen, einzeln sichtbaren und förmlich auch einzelnweise auf die Erde hinuntergeworfenen Tropfen.
Entre-temps, la luminosité avait considérablement augmenté ; de l'autre côté de la rue, on distinguait nettement une partie de l'immense bâtiment gris-noir qui faisait face – un hôpital – avec ses fenêtres régulières qui découpaient nettement la façade ; la pluie tombait toujours, mais seulement en grosses gouttes, visibles individuellement et pratiquement jetées au sol une à une.
Das Frühstücksgeschirr stand in überreicher Zahl auf dem Tisch, denn für den Vater war das Frühstück die wichtigste Mahlzeit des Tages, die er bei der Lektüre verschiedener Zeitungen stundenlang hinzog.
La table était garnie de nombreux plats pour le petit-déjeuner, car pour le père, c'était le repas le plus important de la journée, qu'il prolongeait pendant des heures en lisant divers journaux.
Gerade an der gegenüberliegenden Wand hing eine Photographie Gregors aus seiner Militärzeit, die ihn als Leutnant darstellte, wie er, die Hand am Degen, sorglos lächelnd, Respekt für seine Haltung und Uniform verlangte.
Sur le mur d'en face était accrochée une photographie de Gregor datant de son époque militaire, le représentant en lieutenant, la main sur son épée, souriant nonchalamment, exigeant le respect pour sa posture et son uniforme.
Die Tür zum Vorzimmer war geöffnet, und man sah, da auch die Wohnungstür offen war, auf den Vorplatz der Wohnung hinaus und auf den Beginn der abwärts führenden Treppe.
La porte de l'antichambre était ouverte, et comme la porte de l'appartement l'était également, on pouvait voir la cour avant de l'immeuble et le début de l'escalier descendant.
»Nun,« sagte Gregor und war sich dessen wohl bewußt, daß er der einzige war, der die Ruhe bewahrt hatte, »ich werde mich gleich anziehen, die Kollektion zusammenpacken und wegfahren. Wollt ihr, wollt ihr mich wegfahren lassen?
« Eh bien, dit Gregor, parfaitement conscient d’être le seul à être resté calme, je vais m’habiller tout de suite, emballer la collection et partir. Me laisserez-vous partir ? »
Nun, Herr Prokurist, Sie sehen, ich bin nicht starrköpfig und ich arbeite gern; das Reisen ist beschwerlich, aber ich könnte ohne das Reisen nicht leben. Wohin gehen Sie denn, Herr Prokurist? Ins Geschäft? Ja?
Eh bien, Monsieur le Procureur, voyez-vous, je ne suis pas têtue et j'aime travailler ; voyager est pénible, mais je ne pourrais pas m'en passer. Où allez-vous, Monsieur le Procureur ? Au bureau ? Oui ?
Werden Sie alles wahrheitsgetreu berichten?
Vous allez tout rapporter fidèlement ?
Man kann im Augenblick unfähig sein zu arbeiten, aber dann ist gerade der richtige Zeitpunkt, sich an die früheren Leistungen zu erinnern und zu bedenken, daß man später, nach Beseitigung des Hindernisses, gewiß desto fleißiger und gesammelter arbeiten wird.
On peut être dans l'incapacité de travailler pour le moment, mais c'est précisément le moment idéal pour se souvenir de ses réussites passées et pour se dire que plus tard, une fois l'obstacle levé, on travaillera certainement avec encore plus d'assiduité et de concentration.
Ich bin ja dem Herrn Chef so sehr verpflichtet, das wissen Sie doch recht gut. Andererseits habe ich die Sorge um meine Eltern und die Schwester. Ich bin in der Klemme, ich werde mich aber auch wieder herausarbeiten.
Comme vous le savez parfaitement, je suis extrêmement reconnaissant envers mon patron. Par ailleurs, je m'inquiète pour mes parents et ma sœur. Je suis dans une situation délicate, mais je m'en sortirai.
Machen Sie es mir aber nicht schwieriger, als es schon ist. Halten Sie im Geschäft meine Partei! Man liebt den Reisenden nicht, ich weiß. Man denkt, er verdient ein Heidengeld und führt dabei ein schönes Leben.
Mais ne me compliquez pas la tâche davantage. Restez à mes côtés dans cette affaire ! Je sais que les gens n'aiment pas les représentants de commerce. Ils pensent qu'ils gagnent des fortunes et mènent une vie confortable.
Man hat eben keine besondere Veranlassung, dieses Vorurteil besser zu durchdenken.
Il n'y a tout simplement aucune raison particulière de reconsidérer ce préjugé.
Sie aber, Herr Prokurist, Sie haben einen besseren Überblick über die Verhältnisse, als das sonstige Personal, ja sogar, ganz im Vertrauen gesagt, einen besseren Überblick, als der Herr Chef selbst, der in seiner Eigenschaft als Unternehmer sich in seinem Urteil leicht zuungunsten eines Angestellten beirren läßt.
Mais vous, Monsieur Prokurist, vous avez une meilleure vision d'ensemble de la situation que les autres employés, et même, en toute confidentialité, une meilleure vision d'ensemble que le patron lui-même, qui, en sa qualité d'entrepreneur, peut facilement être influencé dans son jugement au détriment d'un employé.
Sie wissen auch sehr wohl, daß der Reisende, der fast das ganze Jahr außerhalb des Geschäftes ist, so leicht ein Opfer von Klatschereien, Zufälligkeiten und grundlosen Beschwerden werden kann, gegen die sich zu wehren ihm ganz unmöglich ist, da er von ihnen meistens gar nichts erfährt und nur dann, wenn er erschöpft eine Reise beendet hat, zu Hause die schlimmen, auf ihre Ursachen hin nicht mehr zu durchschauenden Folgen am eigenen Leibe zu spüren bekommt.
Ils savent aussi pertinemment que le voyageur, absent pour affaires pendant presque toute l'année, peut si facilement devenir la victime de commérages, de coïncidences et de plaintes infondées, contre lesquelles il lui est tout à fait impossible de se défendre, puisqu'il n'en apprend généralement rien et que ce n'est qu'après un voyage épuisant qu'il en ressent les terribles conséquences à son retour, dont les causes lui échappent désormais.
Herr Prokurist, gehen Sie nicht weg, ohne mir ein Wort gesagt zu haben, das mir zeigt, daß Sie mir wenigstens zu einem kleinen Teil recht geben!«
Monsieur Prokurist, ne partez pas sans me dire un mot qui montre que vous êtes d'accord avec moi, au moins en partie !
Aber der Prokurist hatte sich schon bei den ersten Worten Gregors abgewendet, und nur über die zuckende Schulter hinweg sah er mit aufgeworfenen Lippen nach Gregor zurück.
Mais le signataire autorisé s'était déjà détourné aux premiers mots de Gregor, et ce n'est que par-dessus son épaule haussée qu'il jeta un regard en arrière à Gregor, les lèvres retroussées.
Und während Gregors Rede stand er keinen Augenblick still, sondern verzog sich, ohne Gregor aus den Augen zu lassen, gegen die Tür, aber ganz allmählich, als bestehe ein geheimes Verbot, das Zimmer zu verlassen.
Et pendant le discours de Gregor, il ne resta pas immobile un seul instant, mais se dirigea progressivement vers la porte, sans quitter Gregor des yeux, comme s'il existait une interdiction secrète de quitter la pièce.
Schon war er im Vorzimmer, und nach der plötzlichen Bewegung, mit der er zum letztenmal den Fuß aus dem Wohnzimmer zog, hätte man glauben können, er habe sich soeben die Sohle verbrannt.
Il était déjà dans l'antichambre, et après le mouvement brusque avec lequel il retira son pied du salon pour la dernière fois, on aurait pu croire qu'il venait de se brûler la semelle de sa chaussure.
Im Vorzimmer aber streckte er die rechte Hand weit von sich zur Treppe hin, als warte dort auf ihn eine geradezu überirdische Erlösung.
Mais dans l'antichambre, il tendit sa main droite au loin, vers l'escalier, comme si un salut véritablement surnaturel l'y attendait.
Gregor sah ein, daß er den Prokuristen in dieser Stimmung auf keinen Fall weggehen lassen dürfe, wenn dadurch seine Stellung im Geschäft nicht aufs äußerste gefährdet werden sollte.
Gregor comprit qu'il ne pouvait absolument pas laisser partir le signataire autorisé dans cet état d'esprit s'il ne voulait pas compromettre gravement sa position dans l'entreprise.
Die Eltern verstanden das alles nicht so gut; sie hatten sich in den langen Jahren die Überzeugung gebildet, daß Gregor in diesem Geschäft für sein Leben versorgt war, und hatten außerdem jetzt mit den augenblicklichen Sorgen so viel zu tun, daß ihnen jede Voraussicht abhanden gekommen war.
Les parents ne comprenaient pas très bien tout cela ; au fil des ans, ils s'étaient forgé la conviction que Gregor était assuré de subvenir à ses besoins dans cette entreprise pour le restant de sa vie, et de plus, ils étaient désormais tellement préoccupés par leurs soucis immédiats qu'ils avaient perdu toute prévoyance.
Aber Gregor hatte diese Voraussicht. Der Prokurist mußte gehalten, beruhigt, überzeugt und schließlich gewonnen werden; die Zukunft Gregors und seiner Familie hing doch davon ab! Wäre doch die Schwester hier gewesen!
Mais Gregor avait eu cette prévoyance. Il fallait retenir le responsable administratif, le rassurer, le persuader et finalement le convaincre ; après tout, l’avenir de Gregor et de sa famille en dépendait ! Si seulement sa sœur avait été là !
Sie war klug; sie hatte schon geweint, als Gregor noch ruhig auf dem Rücken lag. Und gewiß hätte der Prokurist, dieser Damenfreund, sich von ihr lenken lassen; sie hätte die Wohnungstür zugemacht und ihm im Vorzimmer den Schrecken ausgeredet.
Elle était maligne ; elle avait déjà commencé à pleurer alors que Gregor était encore paisiblement allongé sur le dos. Et assurément, le directeur, ce coureur de jupons, se serait laissé charmer ; elle aurait fermé la porte de l’appartement et l’aurait rassuré dans l’antichambre.
Aber die Schwester war eben nicht da, Gregor selbst mußte handeln.
Mais sa sœur n'était pas là ; Gregor dut donc jouer le rôle lui-même.
Und ohne daran zu denken, daß er seine gegenwärtigen Fähigkeiten, sich zu bewegen, noch gar nicht kannte, ohne auch daran zu denken, daß seine Rede möglicher- ja wahrscheinlicherweise wieder nicht verstanden worden war, verließ er den Türflügel; schob sich durch die Öffnung; wollte zum Prokuristen hingehen, der sich schon am Geländer des Vorplatzes lächerlicherweise mit beiden Händen festhielt; fiel aber sofort, nach einem Halt suchend, mit einem kleinen Schrei auf seine vielen Beinchen nieder.
Et sans se soucier du fait qu'il n'était pas encore conscient de sa capacité actuelle à bouger, et sans se soucier du fait que ses paroles pouvaient — et même probablement — avoir été une fois de plus mal comprises, il quitta l'embrasure de la porte ; se faufila à travers l'ouverture ; voulut aller vers le chef de bureau, qui s'accrochait déjà ridiculement à la rambarde du parvis à deux mains ; mais aussitôt, cherchant quelque chose à quoi se raccrocher, il tomba avec un petit cri sur ses nombreuses petites jambes.
Kaum war das geschehen, fühlte er zum erstenmal an diesem Morgen ein körperliches Wohlbehagen; die Beinchen hatten festen Boden unter sich; sie gehorchten vollkommen, wie er zu seiner Freude merkte; strebten sogar darnach, ihn fortzutragen, wohin er wollte; und schon glaubte er, die endgültige Besserung alles Leidens stehe unmittelbar bevor.
À peine cela s'était-il produit qu'il ressentit pour la première fois ce matin-là une sensation physique de bien-être ; ses petites jambes avaient un sol ferme sous elles ; elles obéissaient parfaitement, comme il le constata à son grand plaisir ; elles s'efforçaient même de le porter où il le voulait ; et il croyait déjà que l'amélioration finale de toutes les souffrances était imminente.
Aber im gleichen Augenblick, als er da schaukelnd vor verhaltener Bewegung, gar nicht weit von seiner Mutter entfernt, ihr gerade gegenüber auf dem Boden lag, sprang diese, die doch so ganz in sich versunken schien, mit einemmale in die Höhe, die Arme weit ausgestreckt, die Finger gespreizt, rief: »Hilfe, um Gottes willen Hilfe!«, hielt den Kopf geneigt, als wolle sie Gregor besser sehen, lief aber, im Widerspruch dazu, sinnlos zurück; hatte vergessen, daß hinter ihr der gedeckte Tisch stand; setzte sich, als sie bei ihm angekommen war, wie in Zerstreutheit, eilig auf ihn, und schien gar nicht zu merken, daß neben ihr aus der umgeworfenen großen Kanne der Kaffee in vollem Strome auf den Teppich sich ergoß.
Mais au moment même où il gisait là, sur le sol, se balançant doucement d'un mouvement retenu, non loin de sa mère, juste en face d'elle, elle, qui semblait si complètement absorbée par elle-même, se leva soudain, les bras tendus, les doigts écartés, et s'écria : « Au secours, pour l'amour de Dieu, au secours ! » Elle gardait la tête inclinée comme si elle voulait mieux voir Gregor, mais, paradoxalement, elle reculait en courant sans but précis ; elle avait oublié que la table dressée se trouvait derrière elle ; lorsqu'elle l'atteignit, elle s'assit précipitamment sur lui comme distraite, et sembla ne pas remarquer du tout que le café se déversait à flots de la grande cafetière renversée sur le tapis à côté d'elle.
»Mutter, Mutter,« sagte Gregor leise und sah zu ihr hinauf.
« Mère, mère », dit doucement Gregor en levant les yeux vers elle.
Der Prokurist war ihm für einen Augenblick ganz aus dem Sinn gekommen; dagegen konnte er sich nicht versagen, im Anblick des fließenden Kaffees mehrmals mit den Kiefern ins Leere zu schnappen.
Le nom du signataire autorisé lui avait complètement échappé un instant ; cependant, il n'a pas pu s'empêcher de claquer des mâchoires à plusieurs reprises à la vue du café qui coulait à flots.
Darüber schrie die Mutter neuerdings auf, flüchtete vom Tisch und fiel dem ihr entgegeneilenden Vater in die Arme.
La mère poussa soudain un cri, s'enfuit de table et se jeta dans les bras du père qui accourait vers elle.
Aber Gregor hatte jetzt keine Zeit für seine Eltern; der Prokurist war schon auf der Treppe; das Kinn auf dem Geländer, sah er noch zum letzten Male zurück.
Mais Gregor n'avait plus de temps pour ses parents ; le signataire autorisé était déjà dans l'escalier ; le menton sur la rampe, il jeta un dernier regard en arrière.
Gregor nahm einen Anlauf, um ihn möglichst sicher einzuholen; der Prokurist mußte etwas ahnen, denn er machte einen Sprung über mehrere Stufen und verschwand; »Huh!« aber schrie er noch, es klang durchs ganze Treppenhaus.
Gregor prit son élan pour le rattraper aussi prudemment que possible ; le chef de bureau dut se douter de quelque chose, car il sauta par-dessus plusieurs marches et disparut ; mais il cria tout de même « Hein ! », et son cri résonna dans toute la cage d'escalier.
Leider schien nun auch diese Flucht des Prokuristen den Vater, der bisher verhältnismäßig gefaßt gewesen war, völlig zu verwirren, denn statt selbst dem Prokuristen nachzulaufen oder wenigstens Gregor in der Verfolgung nicht zu hindern, packte er mit der Rechten den Stock des Prokuristen, den dieser mit Hut und Überzieher auf einem Sessel zurückgelassen hatte, holte mit der Linken eine große Zeitung vom Tisch und machte sich unter Füßestampfen daran, Gregor durch Schwenken des Stockes und der Zeitung in sein Zimmer zurückzutreiben.
Malheureusement, cette fuite du chef de bureau sembla également déconcerter complètement le père, qui était resté relativement calme jusque-là, car au lieu de courir après le chef de bureau lui-même ou du moins de ne pas gêner Gregor dans sa poursuite, il saisit de la main droite la canne du chef de bureau, que ce dernier avait laissée sur un fauteuil avec son chapeau et son pardessus, prit un grand journal sur la table de la main gauche et, tapant du pied, entreprit de repousser Gregor dans sa chambre en agitant la canne et le journal.
Kein Bitten Gregors half, kein Bitten wurde auch verstanden, er mochte den Kopf noch so demütig drehen, der Vater stampfte nur stärker mit den Füßen.
Les supplications de Gregor furent vaines, aucune ne fut comprise ; peu importe l'humilité avec laquelle il détournait la tête, son père ne faisait que taper du pied plus fort.
Drüben hatte die Mutter trotz des kühlen Wetters ein Fenster aufgerissen, und hinausgelehnt drückte sie ihr Gesicht weit außerhalb des Fensters in ihre Hände.
Là-bas, malgré le temps frais, la mère avait ouvert une fenêtre en grand et, se penchant dehors, elle enfouissait son visage dans ses mains, très loin à l'extérieur de la fenêtre.
Zwischen Gasse und Treppenhaus entstand eine starke Zugluft, die Fenstervorhänge flogen auf, die Zeitungen auf dem Tische rauschten, einzelne Blätter wehten über den Boden hin. Unerbittlich drängte der Vater und stieß Zischlaute aus, wie ein Wilder.
Un courant d'air violent s'éleva entre la ruelle et la cage d'escalier ; les rideaux s'ouvrirent brusquement, les journaux posés sur la table bruissèrent et des pages volèrent au sol. Le père continua d'insister, sifflant comme un fou.
Nun hatte aber Gregor noch gar keine Übung im Rückwärtsgehen, es ging wirklich sehr langsam.
Cependant, Gregor n'avait aucune expérience de la marche à reculons ; c'était vraiment très lent.
Wenn sich Gregor nur hätte umdrehen dürfen, er wäre gleich in seinem Zimmer gewesen, aber er fürchtete sich, den Vater durch die zeitraubende Umdrehung ungeduldig zu machen, und jeden Augenblick drohte ihm doch von dem Stock in des Vaters Hand der tödliche Schlag auf den Rücken oder auf den Kopf.
Si seulement Gregor avait pu se retourner, il aurait été immédiatement dans sa chambre, mais il craignait d'impatienter son père en prenant son temps pour faire demi-tour, et à tout moment il était menacé d'un coup fatal dans le dos ou à la tête avec le bâton que tenait son père à la main.
Endlich aber blieb Gregor doch nichts anderes übrig, denn er merkte mit Entsetzen, daß er im Rückwärtsgehen nicht einmal die Richtung einzuhalten verstand; und so begann er, unter unaufhörlichen ängstlichen Seitenblicken nach dem Vater, sich nach Möglichkeit rasch, in Wirklichkeit aber doch nur sehr langsam umzudrehen.
Finalement, Gregor n'eut pas d'autre choix, car il réalisa avec horreur qu'il ne pouvait même pas garder le cap en marchant à reculons ; et c'est ainsi, jetant sans cesse des regards anxieux à son père, qu'il commença à faire demi-tour aussi vite que possible, mais en réalité très lentement.
Vielleicht merkte der Vater seinen guten Willen, denn er störte ihn hierbei nicht, sondern dirigierte sogar hie und da die Drehbewegung von der Ferne mit der Spitze seines Stockes. Wenn nur nicht dieses unerträgliche Zischen des Vaters gewesen wäre!
Le père avait peut-être perçu ses bonnes intentions, car il n'intervint pas, mais dirigea même parfois le mouvement de rotation à distance du bout de sa canne. Si seulement il n'y avait pas ce sifflement insupportable du père !
Gregor verlor darüber ganz den Kopf. Er war schon fast ganz umgedreht, als er sich, immer auf dieses Zischen horchend, sogar irrte und sich wieder ein Stück zurückdrehte.
Gregor en perdit complètement la tête. Il avait presque fait demi-tour quand, toujours à l'écoute de ce sifflement, il commit même l'erreur de se retourner légèrement.
Als er aber endlich glücklich mit dem Kopf vor der Türöffnung war, zeigte es sich, daß sein Körper zu breit war, um ohne weiteres durchzukommen.
Mais lorsqu'il fut enfin satisfait d'avoir la tête devant la porte, il s'avéra que son corps était trop large pour passer facilement.
Dem Vater fiel es natürlich in seiner gegenwärtigen Verfassung auch nicht entfernt ein, etwa den anderen Türflügel zu öffnen, um für Gregor einen genügenden Durchgang zu schaffen.
Naturellement, dans son état actuel, l'idée d'ouvrir l'autre vantail de la porte pour créer un passage suffisant pour Gregor ne lui est même pas venue à l'esprit.
Seine fixe Idee war bloß, daß Gregor so rasch als möglich in sein Zimmer müsse. Niemals hätte er auch die umständlichen Vorbereitungen gestattet, die Gregor brauchte, um sich aufzurichten und vielleicht auf diese Weise durch die Tür zu kommen.
Son idée fixe était simple : Gregor devait rejoindre sa chambre au plus vite. Il n'aurait jamais permis que les préparatifs nécessaires soient réduits à se lever et à tenter de franchir la porte de cette façon.
Vielleicht trieb er, als gäbe es kein Hindernis, Gregor jetzt unter besonderem Lärm vorwärts; es klang schon hinter Gregor gar nicht mehr wie die Stimme bloß eines einzigen Vaters; nun gab es wirklich keinen Spaß mehr, und Gregor drängte sich – geschehe was wolle – in die Tür.
Peut-être, comme s'il n'y avait aucun obstacle, poussa-t-il maintenant Gregor en avant avec un bruit particulier ; derrière Gregor, ce n'était plus la voix d'un seul père ; il n'y avait plus vraiment de plaisir, et Gregor se jeta – quoi qu'il arrive – contre la porte.
Die eine Seite seines Körpers hob sich, er lag schief in der Türöffnung, seine eine Flanke war ganz wundgerieben, an der weißen Tür blieben häßliche Flecke, bald steckte er fest und hätte sich allein nicht mehr rühren können, die Beinchen auf der einen Seite hingen zitternd oben in der Luft, die auf der anderen waren schmerzhaft zu Boden gedrückt – da gab ihm der Vater von hinten einen jetzt wahrhaftig erlösenden starken Stoß, und er flog, heftig blutend, weit in sein Zimmer hinein.
Un côté de son corps se souleva, il gisait de travers dans l'embrasure de la porte, un côté de son corps était complètement écorché vif, des taches hideuses restaient sur la porte blanche, bientôt il était coincé et n'aurait pas pu bouger par lui-même, ses petites jambes d'un côté pendaient en tremblant dans l'air, celles de l'autre étaient douloureusement pressées contre le sol – alors son père lui donna une poussée vraiment libératrice et forte par derrière, et il vola, saignant abondamment, loin dans sa chambre.
Die Tür wurde noch mit dem Stock zugeschlagen, dann war es endlich still.
La porte fut claquée avec un bâton, puis le silence se fit enfin.
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